La République Démocratique du Congo

E-Discussions

La République Démocratique du Congo

5/13/2007
Anonyme (non vérifié)

Bonjour honorables et femmes leaders ainsi que la societe civile, Le NDI vous invite a vous inscrire dans le cercle de discussion RDC sur les questions de la prise en compte de la femme dans les instances de prise de decisions politiques. Le NDI vous encourage a vous inscrire des a present!

Commentaires

Portrait de Kaindjim

Juillet 25, 2012 07:29
Kaindjim

Bonne et heureuse année à iKNOW Politics ainsi qu’ à toutes les femmes qui militent pour la promotion des droits de la femme et à toutes les femmes qui sont sur le réseau iKNOW Politics. Malgré les formations offertes par iKNOW Politics en RDC en septembre dernier à l’ endroit des femmes candidates aux législatives, les femmes n’ont pas gagné beaucoup de sièges au Parlement. Les résultats commencent à tomber, sur 432 seulement 40 femmes ont été élues. C’est vraiment démoralisant, car les femmes avec le peu de moyens qu’elles avaient se sont battues dans un contexte électoral marqué de violence. Les medias n’étaient pas neutres et certains appelaient à la haine, à la division. Les résultats de ma province seront connus au plus tard lundi. Croisez les doigts pour moi

Merci

Myriam Kaindjy

Portrait de KAINDJI MYRIAM

Juillet 25, 2012 07:39
KAINDJI MYRIAM

Suite à la formation que nous avons suivi avec iKNOW Politics, le PNUD, ONU Femmes et le NDI je viens partager ma petite expérience pendant les dernières législatives en RDC. Ce n’était pas facile, mon parti n'avait pas les moyens pour financer les candidats, malgré les promesses faites; on était buté à des problèmes financiers et de logistique pour descendre sur le terrain. C’était un vrai challenge, car pour seulement 500 sièges, nous étions plus de 18000 candidats ! Les populations qui sont très pauvres et qui ne comprennent pas vraiment la démocratie vendaient souvent leurs voies aux plus offrants. Les programmes politiques n’étaient pas du tout mis en avant, les populations nous disaient même « pesa mbongo tika Ba discours mulai » c'est à dire donnez-nous de l’argent au lieu de nous lire des longs discours. Avec les membres de mon parti nous nous sommes endettés pour faire face aux dépenses de la campagne. Malheureusement nous n’avons pas gagné de siège et nous croulons sous le poids des dettes. Pendant la campagne les medias ont doublé leurs tarifs. Lors des meetings il fallait donner beaucoup d’argent aux journalistes et aux partisans. Lorsque nous refusions d’opter pour ces méthodes de clientélisme, nous étions hués et la nuit venue nos affiches étaient déchirées.

Je crois qu’il faut beaucoup de temps et surtout d’éducation de nos populations pour que les campagnes puissent coûter moins chère. En RDC vu l’étendue du territoire c’est un vrai défi.

Kaindji Francine

 

Portrait de iKNOW Politics

Juillet 25, 2012 07:45
iKNOW Politics

Il ne se passe pas un jour sans qu'une femme ne soit victime de violences de quelque nature que ce soit en République Démocratique du Congo. Une situation qui est encore plus criarde dans l’Est lieu de conflits et de violence depuis plusieurs années. Le poids de la tradition et la peur empêchent les femmes de dénoncer les violences qu'elles subissent. Je lance un cri de cœur à la communauté internationale et l’Union Africaine qu’ils viennent en aide à ces millions de femmes et de jeunes filles qui souffrent en silence. Elles sont exposées à toutes sortes de maladies infectieuses dont le VIH Sida.

 Mariam Drame

Portrait de Kady

Juillet 25, 2012 07:49
Kady

Je voulais juste partager mon expérience concernant les violences faites aux femmes au Congo. Il y a quelques mois, j'étais dans un hôtel au Maroc et prenait tranquillement mon petit déjeuner quand j'ai vu une fille avec des béquilles assise seule dans un coin de la salle. Je me suis approchée d'elle quand je me suis rendu compte qu'elle pleurait. On a discuté pendant une bonne heure au cours de laquelle elle m'a expliqué qu'elle avait été sciemment percutée par une voiture car elle refusait de sortir avec le conducteur de la dite voiture qui la pourchassait assiduement depuis plusieurs mois (quelques jours auparavant il l’avait menacé avec un pistolet). Elle est paralysée de la hanche aux pieds et venait de subir deux opérations au Maroc. On s’est vu tous les jours durant mon séjour et malheureusement la vie de cette jeune fille ne sera plus jamais la même. Et pourquoi ? Parce qu’elle a osé dire non aux avances d’un fils à papa qui se croit tout permis. Oui, nos sœurs congolaises ont besoin d’aide dans un pays ou presque tout est permis, où les crimes restent impunis et j’espère que leurs appels même silencieux seront entendu.

kady

Portrait de Desy

Juillet 25, 2012 07:51
Desy (non vérifié)

Merci pour le message et surtout pour cette compassion pour la souffrance de la femme congolaise, je suis tout à fait d'accord avec iknowpolitics et je vais vous répondre en détail demain, au besoin vous envoyer des rapports et photos qui confirment votre analyse sur base du travail que mon Organisation de défense des Droits humains des femmes a fait. Nous avons évalué la situation ce qui nous a conduit à faire un plaidoyer. La femme de la République Démocratique du Congo est loin de sortir du tunnel, la peur de dénoncer, le manque de solidarité, les us et coutumes, le manque d'autonomie à cause de la dépendance totale de la femme, ....ces tares pèsent sur la femme en RDC et ne favorisent pas son épanouissement. Il faut un grand plaidoyer, au niveau international pour que les femmes, les filles vulnérables soient considérées et leurs problèmes pris en compte. Ensemble nous vaincrons, seules nous mourrons.

Desy FurahaPrésidente de l'ONGDH"Femmes Solidairespour la Paix et le Développement"FSPD"2,av.KatangaCommune de la GombeKinshasa/RDC

Portrait de Bisumbula - lutha

Juillet 25, 2012 08:04

Merci beaucoup Gégé katana pour ce commentaire, je crois qu'il est important de rappeler encore que tout droit s'arracher, il n'ya pas de cadeau. Toutes ces femmes dans le monde qui occupent des postes assez importants ont dû à un moment de leurs histoires faire valoir leurs compétences et lutter pour la reconnaissance de leur droit. Je vous assure que dans tous les pays même occidentaux, la femme est toujours forcée de revendiquer ses droits afin d'être écouter et prise en compte.Cette situation de la RDC peut être renversée si les hommes prenaient à cœur ce grand problème de la participation des femmes, pas seulement par des discours mais aussi par des actions de plaidoyer auprès du gouvernement. .Je ne sais pas ce qu'il en ait de la loi sur la parité actuellement, mais je crois qu'un grand travail reste à faire qui est celle de l'implication de la femme elle même dans la revendication de ces droits.

BISUMBULA - LUTHA Chargée de la section femme et enfant du Rodhecic et coordonatrice de l'association pour le développement de la femme rurale

Portrait de iKNOW Politics

Juillet 25, 2012 08:10
iKNOW Politics

 

je suis ravie de vous lire mais les femmes de la RDC doivent savoir qu'il faut se battre ce n'est pas un cadeau les sièges au parlement. merci. Nous avons recu votre message et comme vous nous sommes ravies de savoir que les femmes sont desormais debout pour lutter et changer le visage politique dans le monde par leur participation à la vie politique dans leur pays et aux postes de décisions felicitations pour votre combat.Nous nous preparons pour participer aux élections futures de notre pays.

REFEPCI

 

 

Portrait de Ebandom

Juillet 25, 2012 08:13
Ebandom (non vérifié)

La femme congolaise a besoin de s’impliquer dans la politique du pays pour apporter le changement mais les hommes sont égoïstes. Ils ne veulent pas de l’épanouissement politique de la femme, la femme subie trop d’injustices, de discriminations, de marginalisations malgré ses efforts. En RDC, la femme est faiblement représentée dans toutes les instances de décisions. C’est à nous les femmes de prendre notre courage à deux mains et affronter les hommes dans l’arène politique.

Ebandom

 

 

Portrait de iKNOW Politics

Juillet 25, 2012 08:16
iKNOW Politics

Mes Salutations, mon Pays la RDC est à sa deuxième expérience d’organiser les élections libres, transparentes et cette fois-ci apaisées. La première fois en 2006 a été émaillée des violences suite à l’exercice de la démocratie qui est jeune encore en RDC. Ce fut difficile d’accepter le verdict des urnes et cette année qui est dite électorale annonce les Couleurs de la Violence au cas où le verdict des urnes sera négatif pour certains partis politiques. C’est ça qui met un frein aux candidatures féminines, j’en ai pris conscience en faisant un sondage sur le terrain. La violence décourage les femmes à se présenter aux élections. Ce que j’attends d’iKNOW Politics, c’est d’encourager les femmes à poursuivre ce combat de la promotion des droits de la femme. Il faut encourager des femmes comme Marguerite ou Jacqueline qui ont créé des partis à relever le défi de la participation politique de la femme. Comme difficulté, c’est la peur pendant la campagne électorale devant les discours de discrimination des femmes par les hommes. Soutenez-nous par vos conseils et encouragements.

C’est Mme NKOSO NTEMO Isabelle Député Nationale Honoraire candidate aux Elections Législatives 2001 à Kinshasa.

Portrait de iKNOW Politics

Juillet 25, 2012 09:35
iKNOW Politics

Femmes congolaises soyons solidaires unies que cette élection de 2011 soit pour nous un succès que les femmes votent pour les femmes afin que la représentation des femmes au parlement soit effective. La femme en politique peut changer le visage de la politique, elle se soucie de l’intérêt général.

Portrait de iKNOW Politics

Juillet 25, 2012 08:21
iKNOW Politics

La République démocratique du Congo s’apprête à fêter son cinquantenaire. 50 ans après l’indépendance la présence des femmes en politique demeure réduite à raison de : - Gouvernement 42 femmes, députés 4 %- Ministres et Vice-ministres, 5 femmes sur 451, Sénat 05 femmes sur 108 sénateurs 4,6 %- Territoriale, 11 gouverneurs. Pourtant la Constitution de la République démocratique du Congo promulguée en février 2006 a constitué un cadre légal pour l’organisation des élections générales en occurrence, les présidentielles et les législatives (nationale et provinciale). Plusieurs femmes se sont présentées comme candidates aux différents postes. Au cours de ces élections, les femmes qui furent auparavant animatrices des Institutions de la transition, n’ont pas été élues en grand nombre. Aussi, il y a eu lieu de s’interroger sur la nature des défaillances à combler dans la perspective des élections locales prochaines.Pour lire plus d’informations sur le cinquantenaire veuillez lire :

Cinquantenaire de la RDC

Mdrame

Portrait de mndong

Juillet 25, 2012 08:23
mndong

Je souhaiterais partager avec vous ce site dédié au cinquantenaire de la RDC. Cette année nous entendons beaucoup parler de cinquantenaire sur le continent, je ne suis pas très enthousiaste. Je préfère me tourner vers l’avenir et travailler pour que les femmes aient plus d’égalité et de droits dans les cinquante prochaines années. Néanmoins ce site est très utile, il contient des informations relatives au pouvoir politique et à l’histoire de la RDC. Voici le lien : cinquantenaire

http://www.cinquantenaire.cd/spip.php?article9

mndong

Portrait de mamesta

Juillet 25, 2012 08:30
mamesta (non vérifié)

C'est avec joie que nous avons participé à cette formation dans le cadre du lancement du programme d'iKNOW Politics en RDC. Notre pays, comme on le sait, est engagé dans un processus électoral dont la première phase que constituent les élections présidentielles et législatives intervient ce 28 novembre 2011. Ces élections intéressent particulièrement les femmes congolaises qui demeurent sous représentées dans les instances de prise de décision dans notre pays. Plus spécifiquement, la femme rurale a un accès difficile aux ressources économiques de base dont la terre. Cette formation nous a ainsi permis de bénéficier des connaissances nécessaires pour battre campagne, participer au mieux à cette échéance électorale et poursuivre le combat pour une prise en compte effective des questions du genre dans les programmes de développement de la RDC et une autonomisation accrue de la Femme rurale . Merci donc aux organisateurs et aux formateurs.

Mamesta

 

 

 

 

 

Portrait de iKNOW Politics

Juillet 25, 2012 08:34
iKNOW Politics

Je pense qu'en tant que Femme Défenseurs des Droits de l'Homme, les Droits civils et politiques sont garantis dans notre pays la RDC autant pour les hommes que pour les femmes, et j'encourage les femmes qui s'engagent en politique à tenir bon et surtout d'avoir un programme de société à présenter devant le peuple qui est souverain. Je prie les femmes d'éviter aussi des attaques personnelles lors des campagnes et de s'accepter sur terrain sans se combattre ni se dénigrer. Aussi en tant que présidente d'une ONGDH, protégeant les Droits humains des femmes (Femmes Solidaires pour la paix et le Développement), surtout celles de la base, j'exhorte les femmes politiques de la RDC à ne jamais couper le cordon avec la population à la base, une fois qu'elles occupent des postes décisionnels. Un autre défis à relever c'est la solidarité entre les femmes politiques et les autres femmes en général, considérer chaque femmes à sa juste valeur, tenir compte de toutes les femmes sans discrimination et les choses iront de l'avant pour la promotion des femmes. Courage et courage, nous vous soutenons pour vos droits civils et politiques

Mme Desy FURAHA

Présidente nationale de "Femmes Solidaires

pour la Paix et le Développement(FSPD)

2,av.Katanga

Commune de la Gombe

Portrait de Bisumbula - lutha

Juillet 25, 2012 10:25

 

Rappelons que l’article 14 de la Constitution consacre la parité. Mais il sied de rappeler que c'est à la femme d'user de tout son pouvoir pour voir ses revendications prises en compte. La violence vient du fait que les femmes dans de nombreux partis politiques n'occupent pas des postes de décision. Elles sont généralement mobilisatrices. La femme congolaise a acquis sont droit de vote en 1967. Avant cette date, la politique et l'administration publique était l’affaire des hommes. En 1970, elle a eu droit à l’éligibilité et vers les années 1980, avec l'émancipation, elle a pu accéder au poste de décisions (Ministres etc. "Cela grâce à l'homme", cette mentalité de toujours s'accrocher à un homme demeure dans la mentalité des femmes. Elles ne veulent pas créer leurs propres partis pour continuer à profiter de la protection d'un "homme" qui du reste est considéré comme le détenteur de pouvoir et le seul apte à faire la politique. C'est un problème de culture qui du reste est favorisé par certaines lois discriminatoires et aussi par la femme elle-même qui ne cesse de répéter que "la politique est une affaire d'homme". Il n'est pas facile pour une femme de postuler à un poste de décision et les élections passées nous l'ont bien démontré. Mais une femme qui évolue dans un parti politique doit défendre l'idéologie du parti. Généralement, les femmes n'ont pas droit à la parole, ne peuvent pas donner leur point de vue. La politique comme je l'ai dit plus haut est une affaire d'homme. Mais nous avons quand même relevé dans certaines tribus des femmes reines et princesses. Mais généralement, les hommes décidaient et les femmes s'occupaient des enfants et du mangé. Dans les pays en conflit, les femmes sont esclaves sexuelles, agents de renseignement, elles participent à la vie quotidienne du camp (prépare la nourriture, fait la lessive...) et participent aussi au combat (le cas des enfants soldats) et transportent les armes. Mais les décisions sont prises par les hommes. Dans les périodes post conflits, généralement, on remarque souvent que ce sont les femmes qui ont subis la guerre mais ne participent pas au processus de paix. Et généralement, leurs revendications ne sont pas prises en charge. les mesures efficaces pour lutter contre les violences faites à la femme sont prises lors des réunions Internationales (Nations Unies, Nairobie...). les acteurs qui doivent être impliqués dans l'application de ces mesures sont : Les gouvernements, les praticiens du droit, les agents de l'ordre et la société civile. Les mentalités doivent changer mais cela est un processus à long terme.

 

Bisumbula - lutha

 

Portrait de mmesy

Juillet 26, 2012 10:09
mmesy

Je vous félicite pour votre engagement dans un domaine très difficile et rendu complexe par le comportement de certains de nos frères qui pensent n'avoir besoin des femmes que comme "bétail électoral" et qui ont du mal à accepter que nous avons les mêmes droits et devoirs de citoyens qu'eux.

Malheureusement la violence est entrain d'envahir l'espace politique dans la plupart de nos pays et c'est justement POUR CELA que les femmes doivent être plus présentes dans cet espace, car elles et leurs enfants sont les premières et principales victimes de cette folie des hommes, et c'est elles qui peuvent y mettre fin! Il est évident que ce sera un combat dur, et qui s'inscrira dans la durée, mais l'histoire de notre continent, et aussi celle d'autres a prouvé que lorsqu’elles se décident à se mettre en marche, rien ne peut les arrêter. Il nous faut agir, toujours agir et ne jamais renoncer!  Y'a t'il dans votre pays des associations féminines qui font de l'éducation à la culture de la Paix et qui interviennent dans les milieux de jeunes (scolaires ou pas)? Je suppose que vous avez des centres d'écoute et d'éveil à la citoyenneté? Le rôle de la Société Civile me semble déterminant: les pouvoirs publics ont eu jusque là peu de résultats dans ce domaine et les élus nationaux et locaux ont besoin de l'accompagnement des organisations de la Société Civile pour inverser la tendance actuelle.

Bon courage à toutes les sœurs qui se battent pour un avenir meilleur pour tous!

Mme Sy