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Présidentielle au Sénégal : « Où sont les jeunes et les femmes ? »

Editorial / Opinion Piece / Blog Post

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January 30, 2019

Présidentielle au Sénégal : « Où sont les jeunes et les femmes ? »

Source: Le Monde Afrique

Par Fary Ndao,

Au Sénégal, le Conseil constitutionnel chargé d’examiner les candidatures à la présidence de la République s’est prononcé de manière définitive, dimanche 20 janvier 2019. Ils étaient 27 candidats avant de passer par le filtre du parrainage populaire mais cinq seulement verront leurs noms inscrits sur les bulletins de vote lors du premier tour de l’élection présidentielle du 24 février. Les Sénégalais devront donc choisir entre le président sortant, Macky Sall, 58 ans, et les opposants Idrissa Seck, 60 ans (coalition Idy2019), Madicke Niang, 63 ans (coalition Madicke2019), Issa Sall, 62 ans (PUR) et Ousmane Sonko, 44 ans (coalition SonkoPrésident).

Ce qui interpelle à la lecture de cette liste, c’est l’absence de femmes et de jeunes dans un pays où l’Assemblée nationale est pourtant composée de 43 % de femmes et que les moins de 40 ans représentent 70 % de la population. Où sont donc les jeunes et les femmes ? Il y avait pourtant du choix. Les plus jeunes candidats, Abdoul Wahab Ben Geloune (41 ans) et Bougane Gueye Dany (42 ans), sont deux entrepreneurs « partis de rien ». Indépendants et politiquement engagés sur le tard – ce qui ne pardonne jamais –, ils n’ont pas passé le cap des 53 000 parrainages, malgré une belle présence sur les réseaux sociaux et des moyens importants déployés pour sillonner le pays, notamment pour M. Dany. Les ambitions des candidates Aissata Tall Sall, Aida Mbodj et Amsatou Sow Sidibé, ont également été stoppées net. Sexagénaires, dirigeantes de mouvements ou partis politiques, elles ont toutes trois été ministres et ne sont donc pas des novices en politique.

Ce rapide tour d’horizon permet d’identifier deux profils. Le premier est celui des (presque) jeunes qui se sont lancés dans l’aventure présidentielle avec leurs propres moyens. Le second est celui de femmes expérimentées qui se sont émancipées des historiques Parti socialiste (PS) et Parti démocratique sénégalais (PDS) mais qui n’ont pas réussi à mobiliser assez de sympathisants autour d’elles pour mener à bien leur ambition nationale.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Le Monde Afrique le 29 janvier 2018.

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Par Fary Ndao,

Au Sénégal, le Conseil constitutionnel chargé d’examiner les candidatures à la présidence de la République s’est prononcé de manière définitive, dimanche 20 janvier 2019. Ils étaient 27 candidats avant de passer par le filtre du parrainage populaire mais cinq seulement verront leurs noms inscrits sur les bulletins de vote lors du premier tour de l’élection présidentielle du 24 février. Les Sénégalais devront donc choisir entre le président sortant, Macky Sall, 58 ans, et les opposants Idrissa Seck, 60 ans (coalition Idy2019), Madicke Niang, 63 ans (coalition Madicke2019), Issa Sall, 62 ans (PUR) et Ousmane Sonko, 44 ans (coalition SonkoPrésident).

Ce qui interpelle à la lecture de cette liste, c’est l’absence de femmes et de jeunes dans un pays où l’Assemblée nationale est pourtant composée de 43 % de femmes et que les moins de 40 ans représentent 70 % de la population. Où sont donc les jeunes et les femmes ? Il y avait pourtant du choix. Les plus jeunes candidats, Abdoul Wahab Ben Geloune (41 ans) et Bougane Gueye Dany (42 ans), sont deux entrepreneurs « partis de rien ». Indépendants et politiquement engagés sur le tard – ce qui ne pardonne jamais –, ils n’ont pas passé le cap des 53 000 parrainages, malgré une belle présence sur les réseaux sociaux et des moyens importants déployés pour sillonner le pays, notamment pour M. Dany. Les ambitions des candidates Aissata Tall Sall, Aida Mbodj et Amsatou Sow Sidibé, ont également été stoppées net. Sexagénaires, dirigeantes de mouvements ou partis politiques, elles ont toutes trois été ministres et ne sont donc pas des novices en politique.

Ce rapide tour d’horizon permet d’identifier deux profils. Le premier est celui des (presque) jeunes qui se sont lancés dans l’aventure présidentielle avec leurs propres moyens. Le second est celui de femmes expérimentées qui se sont émancipées des historiques Parti socialiste (PS) et Parti démocratique sénégalais (PDS) mais qui n’ont pas réussi à mobiliser assez de sympathisants autour d’elles pour mener à bien leur ambition nationale.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Le Monde Afrique le 29 janvier 2018.

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