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Décentralisation et participation politique des femmes

Beaucoup de femmes entrent en politique au niveau local ou municipal. Cependant, les tendances récentes à la décentralisation n'ont pas forcément induit une plus grande participation des femmes aux conseils locaux, ni en tant que maires de villes et de villages.

Les résultats des recherches récentes menées par le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) indiquent en fait que même lorsqu'il existe des quotas, les femmes sont souvent traitées comme des représentantes des hommes de leur famille, ou simplement laissées à l'écart. Les vraies décisions sont prises en leur absence, seules certaines femmes exceptionnelles sont influentes au niveau local.

Une série de recommandations ont toutefois été émises lors de la récente conference internationale sur la décentralisation, notamment l'amélioration de la capacité des femmes à participer effectivement à l'élaboration des politiques au niveau local. Ce cercle de discussion a pour but de poursuivre le riche dialogue entamé à Mexico en novembre 2008, et de s'appuyer sur les recommandations par le biais du partage des expériences.

Il ya 4 Commentaires

Portrait de iKNOW Politics

Au Mali depuis la conférence de Beijing les autorités s’efforcent tant bien que mal à impliquer davantage de femmes en politique. Ce n’est pas souvent facile car les femmes dans les régions sont mal informées sur les possibilités que leur offre la politique. Le cercle de Koulikoro compte prés 22 conseillères, à peu près 80 conseillères pour la région. C’est assez significatif quand on sait qu’avant la décentralisation le nombre de femmes élues était quasi nul.Parmi les mesures recommandées pour plus de femmes dans les administrations locales il ya :- Les quotas qui permettent effectivement de donner plus de visibilité aux femmes- Les autorités centrales doivent poursuivre les efforts de décentralisation.Malgré la création de nombreuses structures décentralisées plus de 70% des fonctionnaires par exemple demeurent au centre.Les femmes sont aussi importantes dans l’enseignement au niveau local cela est à encourager quand on sait que c’est un bon créneau qui mène à la politique.

Awa Kouyate

Portrait de iKNOW Politics

Le contexte de la décentralisation offre une grande opportunité pour l’émergence d’un leadership féminin et la réduction des disparités fondées sur le genre.Les femmes constituent 51% du corps électoral, on s’attendrait à ce qu’elles orientent les élections, malheureusement elles ne participent pas à la prise de décision de la même manière que les hommes. La politique de mise en œuvre de la décentralisation a connu plus d’un siècle de mise en œuvre au Sénégal. Depuis, on assiste à la consolidation des compétences transférées et au renforcement des moyens humains et financiers. Les femmes sont faiblement représentées dans les organes consultatifs locaux dont les 2/3 sont des hommes.Le Programme National de Développement Local qui appui les collectivités locales dans leur mise en œuvre, définit les zones suivantes comme prioritaires : - accès à l’eau- agriculture- artisanat- pêche- environnementLa question genre n’est malheureusement pas définie comme une priorité.Les conseils locaux majoritairement masculins prennent peu en compte les besoins spécifiques des femmes et elles sont marginalisées dans la distribution des terres et des services sociaux. Les femmes ne détiennent que 13% des parcelles alors que les hommes ont le double. Pour inverser cette tendance il faut : - Prouver le lien entre participation politique des femmes et le développement local- Faire pression sur les autorités- Faire des alliances entre hommes et femmes- Adopter des quotas

Fatou Diop

Portrait de iKNOW Politics

Je veux dire au Sénégal les femmes jouent un rôle très important dans la vie politique mais malgré tout cela, elles sont absentes dans la prise de décision, nous continuons à nous battre pour avoir notre place dans la société.

Mously

Portrait de iKNOW Politics

Je suis ravie de lire l’expérience du Mali et du Sénégal, je crois que la situation est semblable dans beaucoup de pays africains. Le Gabon ne déroge pas au fait que malgré tous les efforts la plupart des fonctionnaires d’état restent concentrés dans les grandes capitales. L’exode rural est aussi un facteur qui freine considérablement les efforts de decentralisation. Je me dis que cet échec de la décentralisation à laquelle nous assistons en Afrique peut être résolu en développant d’abord les campagnes. Faire en sorte qu’il y aient plus d’activités économiques dans ces localités, c'est la condition sine qua none pour que la décentralisation soit effective. En effet, l’enjeu majeur de la décentralisation est de promouvoir le développement durable en impliquant les populations de la base à la gestion de leurs affaires. Il s’agit d’aller bien au-delà de ce que l’institution communale permettait de faire jusque-là. Et oser franchir le pas décisif d’une grande responsabilisation des populations. Une incitation à prendre des initiatives au plan local et de s’investir dans la recherche des solutions idoines aux problèmes locaux. Donner un contenu concret à la gestion de proximité et une réelle autonomie à ces entités, en reconnaissant à la base le pouvoir de partager l’initiative des projets et des décisions engageant la vie de la localité et cette de la nation.

Mndong