Expert Profiles

Cathy Allen

Au cours des 20 dernières années Cathy Allen a recruté des candidates et a organisé leurs campagnes électorales. Elle a dirigé plus de 500 campagnes pour les femmes aux Etats-Unis et dans le monde, qui ont donné des résultats positifs. Dans l’Etat de Washington, où elle vit, on lui attribue d’avoir contribué à l’élection de près de 40% de femmes au parlement, d’une femme Gouverneur et des deux femmes qui siègent au Sénat américain. Mme Allen, qui est une ancienne journaliste du New York Times, est aussi commentatrice politique sur NBC-TV, où elle analyse les campagnes et les tendances politiques. Elle a présenté l’actualité politique notamment dans les pays suivants: l’Algérie, l’Angoala, le Canada, la Croatie, Cuba, l’Espagne, la France, la Hongrie, le Mexique, le Maroc et les Pays-Bas. En 2000, Mme Allen a participé à la fondation du Center for Women and Democracy de l’Université de Washington. Mme Allen est aussi l’ancienne vice-présidente du National Women's Political Caucus. Elle est titulaire d’une maîtrise (MA) d’administration publique de l’Université de Harvard, et d’une licence de journalisme.

Roula Attar

Roula Attar est Directrice de pays résidente du bureau du National Democratic Institute (NDI) en Jordanie. Résidant à Amman depuis 2004, Mme Attar y gère les programmes du NDI avec le parlement, les partis politiques, les organisations de la société civile et les groupes de femmes. En outre, Mme Attar joue un rôle consultatif dans la région, en aidant souvent à concevoir et mettre en œuvre les programmes du NDI dans d’autres pays du Moyen Orient et d’Afrique du Nord, principalement en Egypte et au Liban. Avant d’accéder aux fonctions qu’elle exerce actuellement sur le terrain, Mme Attar a collaboré pendant trois ans à divers programmes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord en tant que membre du personnel du NDI, à Washington. Pendant ces années, elle a participé à la gestion du Congress of Democrats for the Islamic World. Son principal domaine de compétence est la participation politique des femmes. Elle a été productrice exécutive de deux documentaires du NDI sur ce sujet. Avant de travailler pour le NDI, Mme Attar a été coordinatrice de projets spéciaux à l’American Arab Institute, organisation à but non lucratif qui œuvre en faveur de l’autonomisation des Américains arabes aux Etats-Unis. Elle-même libanaise américaine, Mme Attar est titulaire d’une licence (BA) de sciences politiques de l’Université d’Etat de Wichita, Kansas. Elle parle couramment l’arabe et le français, et a une connaissance pratique de l’espagnol.

Diana Avila

Diana Avila est sociologue et journaliste. Elle est diplômée de la Pontificia Universidad Católica del Perú. Mme Avila a étudié la sociologie en se concentrant sur la région latino-américaine à l’Université d’Essex, en Angleterre. Elle a plus de 20 ans d’expérience des droits de l’homme. Directrice exécutive de Project Counselling Service (PCS) depuis 1992, Mme Avila a coopéré pendant de nombreuses années avec des organisations locales en Amérique latine, en participant au soutien et à la protection des populations déplacées, des réfugiés et d’autres personnes touchées par la violence politique, en se consacrant particulièrement aux femmes. Mme Avila est spécialiste de l’autonomisation des femmes victimes des conflits armés internes en Amérique latine. Elle a beaucoup travaillé en Amérique centrale, en Colombie et à ses frontières, et au Pérou.

Winnie Byanyima

Winnie Byanyima, Directrice du Groupe de l’égalité des sexes du PNUD, Bureau des politiques de développement, a été élue trois fois au parlement ougandais et a participé à la fondation du groupe de femmes parlementaires de l’Assemblée. Avant de rentrer au PNUD, Mme Byanyima a été à la tête de la Direction pour les femmes, l’égalité entre les sexes et le développement de la Commission de l’Union africaine. Elle a été également l’un des membres fondateurs du Forum pour les femmes en démocratie (FOWODE), ONG ougandaise, et sa première présidente. Mme Byanyima a participé à de nombreux groupes d’experts et groupes consultatifs, et a été consultante auprès du PNUD, d’UNIFEM et d’autres organismes des Nations Unies. Elle est membre du Conseil exécutif de la Fondation africaine pour le renforcement des capacités et du Centre international de recherche sur les femmes. Elle a récemment participé au Groupe d’étude chargé des objectifs du Millénaire pour le développement ayant trait à l’éducation et l’égalité entre hommes et femmes. Mme Byanyima a publié plusieurs ouvrages sur l’égalité entre hommes et femmes et la gouvernance, notamment un guide pour l’Union interparlementaire (UIP) dont elle a été l’un des auteurs, intitulé “Parlement, budget et genre” et “La marée montante”, biographie des politiciennes et militantes ougandaises importantes. Mme Byanyima est titulaire d’une maîtrise de sciences (MSc) et d’une licence de sciences (BSc) en ingénierie mécanique et aéronautique de l’Université de Manchester (Royaume-Uni).

Gretchen Bauer

Gretchen Bauer est professeur d’Université. Elle est spécialiste de la politique africaine et des femmes en politique, et a beaucoup voyagé, étudié et travaillé en Afrique orientale et australe. Pendant les premières années de sa carrière, ses recherches et les bourses d’études qu’elle a reçu l’on conduit à s’intéresser à la démocratisation et aux organisations de la société civile en Afrique australe. Au cours d’une année sabbatique en 2002, elle a été invitée en tant que chercheuse par l’Institute for Public Policy Research à Windhoek, Namibie, et a mené des entretiens approfondis avec des femmes membres des chambres basse et haute du Parlement namibien. Ces recherches ont abouti à la publication d’un article dans le Journal of Modern African Studies en 2004 sur les femmes parlementaires en Namibie et à un livre, édité en 2006 avec Hannah Britton, intitulé Women in African Parliaments. Elle a présenté ces travaux aux conférences Women’s World en Ouganda et en Corée du Sud. Plus récemment, elle a étudié les effets du choix des systèmes électoraux sur la représentation descriptive des femmes, et l’incidence des différents types de quotas de genre dans les élections sur la représentation concrète des femmes dans plusieurs pays d’Afrique orientale et australe. Ces études sont actuellement l’objet d’un examen. Mme Bauer dirige actuellement le Département de sciences politiques et de relations internationales à l’Université de Delaware à Newark, DE, Etats-Unis.

Nestorine Compaoré

Mme Compaoré est enseignante et consultante en développement social à l’Université de Ouagadougou, Burkina Faso. Elle a collaboré avec divers donateurs internationaux et institutions nationales. Elle est spécialiste du genre et de la participation des femmes au développement. Elle a été notamment experte des questions de genre, consultante et chercheuse. Elle a également été conseillère sur les questions de genre, et consultante auprès des donateurs, des ministères et des organisations de la société civile. Elle est actuellement Directrice exécutive du Centre de recherche et d’intervention sur les questions de genre et le développement, une ONG dont les bureaux sont au Burkina Faso, et qui dispose d’antennes en Ouganda et en Ethiopie. Mme Compaoré est titulaire d’un doctorat (PhD) de sociologie du développement du Département de sociologie, Faculté des arts et des sciences, Université de Montréal, Canada (2000) et d’une maîtrise de géographie rurale.

Kate Coyne-McCoy

Kate Coyne-McCoy est directrice régionale de EMILY’s List, le plus grand réseau d’action politique des Etats-Unis. Mme Coyne-McCoy a formé plus de 2500 femmes dans 32 Etats, et participé directement aux campagnes et à l’élection de plus de 100 femmes. En 2000, Mme Coyne-McCoy a brigué l’investiture démocrate au Congrès dans la deuxième circonscription de Rhode Island. Dans le cadre de sa campagne, elle a récolté 750 000 dollars É.-U., et a été appuyée par plus de 30 groupes nationaux, notamment EMILY’s List, NARAL, et le National Women’s Political Caucus. Mme Coyne-McCoy est titutlaire d’une licence en travail social de Providence College, et d’une maîtrise en travail social de Rhode Island College. En plus des activités qu’elle mène dans le cadre de EMILY’s List, Mme Coyne-McCoy a récemment accepté d’être membre du Conseil d’administration de l’Université de Harvard.

Diane Cromer

Diane Cromer est l’une des fondatrices de Keefer/Cromer Communications, cabinet de conseil politique qui a ses bureaux en Pennsylvanie et à Washington. D.C. Keefer/Cromer Communications a aussi des clients non politiques divers, notamment des banques commerciales, des entreprises de communication sans fil de pointe, et les organisations à but non lucratif qui opèrent dans le cadre de United Way of Southeastern Pennsylvania. Mme Cromer a plus de trente ans d’expérience du gouvernement, de la politique, du marketing et des médias. Elle a été cadre supérieure de la législature et de l’administration du gouvernement de Pennsylvanie. Elle a travaillé dans 13 Etats, et participé à près de 125 campagnes, notamment pour l’élection de gouverneurs, les élections du Sénat américain, du Congrès américain, du parlement des états et les élections au poste de county commissioner (fonctionnaire chargé de l’entretien des routes, de l’élaboration des décisions budgétaires et du taux d’imposition dans un comté). Diane Cromer a été reconnue en 1990 parmi les femmes dirigeantes du Who’s Who, et en 1996 elle a été qualifiée d’“étoile montante” par le Campaigns and Elections Magazine. Récemment, Mme Cromer a reçu le prix Athena de la Chambre de commerce de Lebanon Valley pour sa contribution à la cause des femmes dans les entreprises.

Drude Dahlerup

Drude Dahlerup est professeur de science politique à l’Université de Stockholm. Elle a écrit de nombreux ouvrages et articles sur la représentation politique des femmes, les quotas pour les femmes et l’équilibre entre hommes et femmes dans les élections, les femmes dans les partis politiques et les femmes en tant qu’électeurs. Mme Dahlerup a été Vice-présidente du Conseil chargé de la politique européenne du Gouvernement danois de 1993 à 2000, membre du Conseil du KVINFO, le Centre danois d’information sur les femmes et le genre établi à Copenhague de 1998 à 2003, membre du Conseil public de recherche norvégien, section des sciences politiques de 1991 à 1994, Chef de Cekvina, le Centre d’études des genres de l’Université d’Aarhus de 1991 à 1992 et en 1997, et présidente de la Commission de recherche de l’Association internationale de sciences politiques sur les rôles des hommes et des femmes en politique de 1982 à 1985 (avec le Professeur Fanny Tabak, du Brésil). Ses domaines de recherche sont notamment le genre et la représentation politique, et les politiques d’égalité des sexes.

Moha Ennaji

Moha Ennaji est l’un des universitaires les plus influents du Maroc. Il s’est intéressé dans ses recherches aux questions de culture et de genre, à la migration et à la société civile. Après avoir fait un doctorat en langue arabe et en linguistique à l’université de l’Essex (Royaume-Uni) en 1982, il est aujourd’hui professeur titularisé à la faculté des lettres de l’université de Fès. Il est également professeur invité à l’université Rutgers (Etats-Unis). Moha Ennaji a à son actif de nombreux livres et articles dont il est l’auteur ou qui ont été publiés sous sa direction. Ils portent sur la langue, la culture, l’éducation, la migration, la société civile et les questions de genre, Il a également publié plus de 60 articles sur la langue et les questions culturelles dans le monde arabe, dont récemment The Feminization of Public Space: Women’s Activism, the Family Law, and Social Change in Morocco (La féminisation de l’espace public : militantisme féminin, droit de la famille et changement social au Maroc), écrit avec F. Sadiqi et paru dans le Journal of Middle East Women’s Studies (JMEWS), Women and Development in Morocco (Les femmes et le développement au Maroc), Les femmes musulmanes en Europe (Bruxelles), The Effects of Migration on Moroccan Women Left Behind (Les effets de la migration sur les femmes restées au Maroc) (Lisbonne). Moha Ennaji est directeur et fondateur du premier programme d’études supérieures sur la linguistique et les études de genre et vice-président de la Fondation Fès-Saiss. En coopération, il a lancé trois projets universitaires internationaux sur les études culturelles et de genre, dont le projet de dialogue germano-arabe (université d’Oldenbourg), et le projet des études de genre en Afrique du Nord.

Karen Gainer

Karen Gainer est avocate en droit pénal. Elle s’est spécialisée dans le développement démocratique et les processus électoraux. Récemment, elle a été conseillère juridique du Bureau des institutions démocratiques et des droits de l’homme (BIDDH) de l’OSCE pour la mission d’observation des élections législatives italiennes en avril 2006. Avant cette mission, elle a été conseillère juridique principale à l’ONU pour la Commission des plaintes électorales en Afghanistan. De 1996 à 2004, elle a été Directrice principale de pays et Directrice principale de pays résidente pour le National Democratic Institute (NDI) en Croatie, poste qu’elle occupait depuis 1996. C’est à ce poste que Mme Gainer a conçu, mis en œuvre et administré des programmes liés aux partis politiques, au parlement et à la participation civique. Entre autres activités, elle a tenu des consultations avec des dirigeants de partis politiques croates sur le renforcement de leur organisation interne. Avant d’entrer au NDI, Karen a été avocate d’assises au Canada pendant quinze ans, durant lesquelles elle a participé à de nombreuses procédures judiciaires. Les activités qu’elle a menées auprès des populations autochtones des premières nations du Canada, qui constituaient la majeure partie de sa clientèle, l’ont conduite à s’intéresser aux droits des l’homme. Elle a également participé activement à divers débats portant sur la politique publique au Canada, notamment la réforme de la justice pénale et les systèmes de soins. A la suite de ces activités, l’ancien Premier ministre Jean Chrétien a nommé Mme Gainer au Forum national de la santé, dans le cadre duquel a été mené un examen global du système de santé canadien.

Hege Herø

Hege Herø vit en Norvège où elle travaille sur les questions d’égalité des sexes depuis vingt ans, en qualité de secrétaire générale de l’Association féminine du Parti conservateur, de vice-présidente du Conseil de Norvège pour l’égalité et de responsable de l’égalité des chances à la société nationale de radiodiffusion, la NRK. Elle est actuellement conseillère principale à la Confédération des syndicats professionnels (YS) et, par ce poste, membre de la Commission Femmes de la Confédération européenne des syndicats. Son itinéraire politique l’a amenée à participer aussi à la gestion locale, comme présidente d’un conseil d’arrondissement urbain et comme membre adjoint du Conseil municipal de la ville d’Oslo. Depuis 1990, elle a participé en qualité de formatrice à divers projets du NDI en Europe orientale et centrale : en République tchèque, en Slovaquie, en Lettonie, en Roumanie, en Estonie, en Macédoine, en Ukraine, en Pologne, en Serbie et en Bulgarie. Plusieurs de ces projets visaient à aider les femmes en politique. Elle a étudié la gestion à l’Ecole norvégienne de gestion (Norwegian School of Management) et les questions « genre et politique » au Lillehammer College. Actuellement, elle mène de pair son travail syndical et la préparation d’un master en administration publique.

Sylvia Hordosch

Mme Hordosch est spécialiste des questions sociales à la Division de la promotion de la femme du Secrétariat des Nations Unies à New York. Elle a également travaillé pour le Bureau de la Conseillère spéciale pour la parité des sexes. Dans le cadre de ses activités aux Nations Unies, elle s’est consacrée aux problématiques de la femme, de la paix et de la sécurité, des droits fondamentaux de la femme, du rôle des femmes dans la prise de décision, et de la condition de la femme au sein du système des Nations Unies. En tant que responsable des questions de démocratisation pour l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe en Bosnie-Herzégovine, elle a participé aux activités électorales et a collaboré avec les partis politiques et les organisations de la société civile. Elle a également travaillé pour la Fédération d’Helsinki pour les droits de l’homme en Autriche. Mme Hordosch est titulaire d’une maîtrise de sciences de gestion des organisations internationales publiques, New York University, New York, d’un diplôme supérieur de lettres et sciences humaines (MPhil) en langue et littérature anglaise et française de l’Université de Karl-Franzens University, Autriche, et d’une maîtrise de lettres (Masters of Arts) en études féminines, Université George Washington, Washington DC, Etats-Unis.

Babette Kabak

Babette Kabak est née à New York, état de New York. Elle est titulaire d’une licence de lettre de l’université de Pittsburgh, Pennsylvanie. Mme Kabak est mariée et mère de deux enfants. Elle a vécu principalement en Afrique du Sud, où elle a été rédactrice et journaliste freelance pendant quelques années, et a consacré la majeure partie de son temps à faire campagne bénévolement en faveur des droits reconnus aux femmes par la loi. En 1976, elle a participé à l’organisation du Women’s Legal Status Committee (Comité sur le statut juridique des femmes) et a suivi l’évolution de toute la législation concernant les femmes de tous les groupes ethniques en Afrique du Sud. Elle a fait plusieurs propositions à la Commission législative d’Afrique du Sud et à la Commission Wiehahn (chargée des questions de travail) pour amender les lois et adopter des lois sur le mariage, le divorce, l’emploi, la santé et l’avortement. En 1991, Babette Kabak a participé à la fondation du Women’s Lobby, qui fait campagne en faveur de la participation des femmes aux négociations entre le Gouvernement sud africain et l’African National Congress, et s’emploie à promouvoir les femmes en politique. En 2003, Mme Kabak a parrainé une conférence sur le règlement international des conflits à l’Université de Pittsburgh, qui portait plus précisément sur la participation des femmes en tant que négociatrices. Elle est retournée en Afrique du Sud en 2004 pour participer à la rédaction et l’édition du livre "Ahead of Their Time" - History of the Women's Legal Status Committee and The Women's Lobby (“En avance sur leur temps” – Histoire du Women’s Legal Status Committee et du Women’s Lobby). Elle a également organisé la distribution de cet ouvrage à près de 300 bibliothèques universitaires aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et en Europe. En 2005-2006, Mme Kabak a financé une bourse de recherche sur le règlement des conflits pour les étudiants en maîtrise de l’Université de Pittsburgh.

Patricia Keefer

Tout au long de sa carrière, Patricia Keefer a participé à de nombreuses initiatives de réforme politique aux Etats-Unis, et à la démocratisation dans toutes les régions du monde. Elle est entrée en politique en tant que dirigeante nationale des jeunes démocrates américains et membre de la Commission du Parti démocrate pour la participation de la jeunesse. Elle a été à l’origine de l’initiative qui a donné lieu à l’amendement de la Constitution américaine pour abaisser la majorité électorale à 18 ans. Elle a lancé des initiatives dans le domaine de l’éducation et de l’inscription des électeurs non seulement aux Etats-Unis, mais dans des lieux aussi divers que le Chili, l’Irlande du Nord, le Mozambique, la République tchèque et Taïwan. En tant que membre du Conseil des directeurs du Fonds pour les campagnes des femmes, elle a présidé le Groupe d’étude sur les femmes en politique de l’Université de Harvard, et donné des conférences à la Kennedy School of Government sur le rôle de l’argent et les groupes de défense d’intérêts dans la politique américaine. Elle a été pendant 17 ans associée principale des partis politiques et Directrice régionale de l’Afrique australe pour le National Democratic Institute, et a travaillé pendant dix ans pour l’organisation Common Cause, où elle était vice-présidente chargée de l’organisation. Elle a actuellement un contrat avec la Fédération américaine des enseignants en Afrique du Sud, dans le cadre duquel elle mène, avec les syndicats d’enseignants, un programme visant à prévenir la propagation du SIDA parmi les enseignants.

Inete Ielite

Inete Ielite travaille dans le domaine des droits de l’homme depuis plus de 12 ans. Elle est engagée dans le fait de promouvoir le développement de la société civile en Lettonie et de faire participer les groupes les plus désavantagés de la société. Elle a participé à l’élaboration de nouvelles lois, politiques et services en faveur des enfants, des jeunes et des familles au travers d’activités professionnelles et bénévoles. Depuis le Forum des enfants de Lettonie, qui a eu lieu en 2000, Mme Ielite a encouragé tous les groupes d’enfants à participer à la création d’un environnement adapté à leurs besoins là où ils vivent, et à prendre une part active à l’évaluation et l’élaboration des politiques. Mme Inete Ielite a été la représentante personnelle du Premier ministre de Lettonie dans le cadre du Comité préparatoire de la session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée aux enfants. Elle a été l’une des fondatrices de la Coalition pour l’égalité entre hommes et femmes en Lettonie, qui est le premier organisme de coordination du pays. Depuis 2006, elle est membre du Conseil de la Coalition KARAT. Mme Ielite est connue dans la région pour ses compétences en matière de formation et de conseil.

Mirjana Kovacevic

Mirjana Kovacevic est étudiante en sociologie à la faculté de philosophie de l’Université de Belgrade. Elle a participé en 1996 à la fondation de l’Union sociale démocrate, puis en 1999 à la création de Jeunesse sociale démocrate, dont elle a présidé le conseil politique. En 1997, elle a fondé le syndicat étudiant de la faculté de philosophie de l’Université de Belgrade. En 1998, elle a milité dans le cadre de campagnes contre la guerre et l’intensification de la violence au Kosovo (en distribuant 800 000 prospectus et 30 000 affiches). En 2000, elle a été représentante du Réseau politique féminin, et a été membre du siège électoral central de l’Union sociale démocrate dans le cadre d’une campagne électorale. Elle est par la suite devenue membre élue du Conseil municipal de Zvezdara.

Jutta Marx

Jutta Marx a obtenu un master en sciences sociales, option sciences politiques, à la Faculté latino-américaine des sciences sociales d’Argentine (1991). Elle est directrice de la section Femmes et politique de la Fondation Friedrich Naumann à Buenos Aires. Mme Marx a siégé au conseil d’administration du magazine « Feminaria » dont elle a été l’une des fondatrices. Elle a publié plusieurs articles dans des revues nationales et internationales sur la participation des femmes à la vie politique. Elle est l’auteur de divers articles et ouvrages, dont Mujeres y Partidos Políticos (Femmes et partis politiques) (Buenos Aires, Legasa, 1992), Las Legisladoras (Législatrices), et Cupos de género y política en Argentina y Brasil (Quotas pour les femmes et politique en Argentine et au Brésil) (Buenos Aires, Siglo XXI, 2007), qu’elle a écrits en collaboration avec Jutta Borner et Mariana Caminotti. Entre 2004 et 2006, elle a travaillé comme chef de recherche pour le projet « Genre et politique dans le MERCOSUR », qui avait son siège à l’Institut Torcuato Di Tella. Entre 2006 et 2007, elle a coordonné le projet du PNUD « The impact of quotas on political and institutional culture and the legislative framework: Contributions to the discussion about gender equality in the politics of Argentina » (L’influence des quotas sur la culture politique et institutionnelle et le cadre législatif : contributions au débat sur l’égalité des sexes dans le monde politique argentin).

Audrey McLaughlin

Audrey McLaughlin a été membre fédérale du Parlement pour le territoire du Yukon de 1987 à 1997. Elle a dirigé le nouveau Parti démocrate du Canada de 1989 à 1995, devenant ainsi la première femme élue à diriger un parti fédéral dans ce pays. Elle s’est retirée de la politique en 1997. Avant d’entrer en politique, Audrey a été agricultrice, travailleuse sociale, enseignante, elle a géré une petite entreprise et a été agent de développement des ressources locales. Elle est titulaire d’une maîtrise de travail social de l’Université de Toronto et d’un doctorat honoris causa de la même université, qui lui a été décerné en 1995. En 2003, Mme McLaughlin a reçu le titre d’associée honoris causa du Renison College, Université de Waterloo. En 2003, Mme McLaughlin s’est vue décerner un titre universitaire honorifique de l’Université de British Columbia. En 2004, elle a reçu l’Ordre du Canada. Mme McLaughlin a publié un certain nombre d’articles, ainsi qu’un livre publié en 1992 “A Woman’s Place, My Life and Politics” (“La place d’une femme, ma vie et la politique”. En 2005, elle a été nommée par le Premier ministre à la table ronde sur l’économie et l’environnement (Canada). Audrey est née à Ontario, Canada, et s’est installée au Yukon, Canada, en 1979, où elle vit toujours. Elle a deux enfants et deux petits-enfants.

Liliam Landeo

Liliam Landeo est anthropologue. Elle a beaucoup travaillé avec les populations autochtones, notamment les femmes autochtones, dans les régions andine et amazonienne. Elle dirige le Programme en faveur des populations autochtones d’Oxfam America, dont elle supervise les projets en Bolivie, en Equateur et au Pérou. Mme Landeo est titulaire d’une maîtrise en sciences sociales de la Facultad Latinoamericana de Ciencias Sociales (FLACSO), et d’un diplôme d’enseignement universitaire supérieur en développement et écologie humaine de l’Université de Genève. Elle a également entrepris des études d’après-doctorat sur les droits de l’homme et les populations autochtones.

Patricia de Lille

Patricia de Lille est fondatrice et présidente du parti des Démocrates indépendants (ID). Elle fait de la politique depuis vingt-cinq ans. Son travail de technicienne de laboratoire dans l’industrie de la peinture au Cap l’a amenée à s’engager dans le syndicat sud-africain des travailleurs de la chimie, qui l’a élue secrétaire nationale en 1983. Lorsqu’elle a été élue vice-présidente nationale du Conseil national des syndicats en 1988, elle s’est retrouvée à la plus haute fonction occupée par une femme dans le mouvement syndical. En 1994, Mme de Lille est devenue membre du premier parlement démocratiquement élu d’Afrique du Sud. En 2003, elle a été la première femme d’Afrique du Sud à diriger un parti politique et elle a fait les gros titres des journaux lorsque son parti s’est présenté aux élections nationales et provinciales de 2004. Après avoir été la seule représentante publique de son parti, elle a réussi en douze mois à en faire élire 14 autres et ce chiffre est passé à 169 en trois ans. En 2004, Mme de Lille a eu l’honneur d’être désignée comme l’une des cinq femmes les plus remarquables du gouvernement et des institutions gouvernementales.

Linda Maguire

Mme Maguire est conseillère électorale au Groupe de la gouvernance démocratique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Elle est entrée au PNUD en 1998 et a mené des travaux sur les législatures, les élections et le renforcement des capacités après les conflits. Elle a également participé à l’évaluation des performances axées sur les résultats au Bureau d’évaluation du PNUD. Dans le cadre de ses fonctions actuelles, elle conseille les bureaux de pays du PNUD et leurs partenaires en matière de politique et de projets. Elle réalise également un projet de recherche et maintient les partenariats entre le PNUD, les organismes des Nations Unies et d’autres organisations. Mme Maguire est actuellement coordinatrice de projet pour ACE Electoral Knowledge Network. Cette coentreprise, qui étudie le coût et l’administration des élections, travaille en partenariat avec le PNUD, International IDEA (Institut international pour la démocratie et l’assistance électorale), IFES: Democracy at Large, Elections Canada, l’Institut électoral fédéral (Mexique), EISA (Afrique du Sud), le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU (UNDESA) et la Division de l’assistance électorale du Département des affaires politiques de l’ONU. Avant d’entrer au service du PNUD, Linda Maguire était administratrice de programmes pour l’Afrique de l’Ouest au National Democratic Institute, où elle gérait les programmes d’assistance technique en Côte d’Ivoire et au Mali, et soutenaient les initiatives des parlements, des partis politiques et de la société civile. Mme Maguire est titulaire d’une maîtrise (MA) de la Fletcher School of Law and Diplomacy de l’Université de Tufts. Elle est l’auteur de “Power Ethnicized: The Pursuit of Protection and Participation in Rwanda and Burundi” (Ethnicisation du pouvoir: mesures en faveur de la protection et de la participation au Rwanda et au Burundi), volume 2, Buffalo Journal of International Law. Elle a également rédigé et participé à la rédaction de plusieurs publications du PNUD sur la gouvernance démocratique, notamment d’un guide publié récemment par le PNUD sur la coopération avec les partis politiques.

Richard Matland

M. Matland est professeur titulaire de la chaire Helen Houlahan Rigali de sciences politiques à l’Université Loyola de Chicago, Illinois. Il a également été en poste à l’Université de Bergen et à l’Université de Trondheim, Norvège, et à l’Université de Houston, Texas. Il a obtenu n doctorat (PhD) en sciences politiques de l’Université du Michigan en 1991. Les travaux de M. Matland s’étendent à plusieurs domaines, notamment la politique des pouvoirs publics, la politique comparée et la politique américaine. Ses recherches mettent l’accent sur l’approche comparée des institutions, en examinant la manière dont les différentes institutions pour l’agrégation des préférences peuvent donner lieu à des résultats politiques différents. Il a notamment publié un certain nombre d’articles sur l’effet qu’ont les systèmes électoraux sur la représentation des femmes dans les parlements. Il a également étudié la mise en œuvre des politiques, les programmes de choix des écoles aux Etats-Unis et les théories de la justice distributive. Ses travaux ont été publiés dans l’American Journal of Political Science, le Journal of Politics, le British Journal of Political Science, Comparative Political Studies, Social Science Quarterly, et le Canadian Journal of Political Science, et dans de nombreux autres revues et livres. Il a collaboré à l’édition d’un livre publié par Oxford University Press book, Women’s Access to Political Power in Post-Communist Europe (L’accès des femmes au pouvoir politique dans l’Europe post-communiste).

Edith Miguda

Edith Miguda est titulaire d’un doctorat (PhD) d’études du genre et d’histoire de l’Université d’Adelaide, Australie-Méridionale. Elle est actuellement membre du corps enseignant du Centre for Women’s Intercultural Leadership de Saint Mary’s College, Indiana. Actuellement, ses recherches et ses cours sont axés sur les femmes en politique et les mouvements féminins internationaux, avec un accent particulier sur l’interaction entre les forces nationales et internationales pour développer le recrutement des femmes parlementaires. Ce thème était le sujet de la thèse de doctorat d’Edith Miguda, qui comparait les cas du Kenya et de l’Australie. Mme Miguda a été consultante principale en genre et développement pour divers organismes internationaux et intergouvernementaux en Australie, en Indonésie et au Kenya. Elle a mené des recherches approfondies sur les thèmes suivants: les femmes et la politique des partis; les femmes, la démocratisation et l’autonomisation politique, et a mené des entretiens auprès de femmes parlementaires au Kenya et en Australie pour déterminer les facteurs comparatifs qui encouragent ou entravent le recrutement de femmes dans les parlements nationaux. Edith a participé à des campagnes en faveur de l’autonomisation politique des femmes, notamment des activités d’éducation civique axées sur le genre, et des actions de sensibilisation. Edith Miguda est titulaire d’une maîtrise (MA) d’histoire et d’une licence d’éducation de l’Université de Nairobi, Kenya. Elle a enseigné l’histoire africaine au Département d’histoire et de gouvernement de l’Université de Nairobi jusqu’en 1999.

Alejandra Massolo

Alejandra Massolo est consultante sur les questions d’égalité entre les sexes et de gouvernance locale. Elle est chercheuse associée au Groupe interdisciplinaire sur les femmes, le travail et la pauvreté (GIMTRAP) au Mexique et membre du réseau Femmes et habitat d’Amérique latine. Elle a obtenu une maîtrise en sociologie au département des sciences politiques et sociales de l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM). Elle a été professeur titulaire au département de sociologie et professeur invité au département des hautes études en urbanisme et politique urbaine de l’Université autonome métropolitaine de Mexico (UAM). Mme Massolo a également supervisé et fait bénéficier de ses conseils les projets du Programme de financement de la recherche et des bourses, qui fait partie du Programme interdisciplinaire des études sur les femmes (PIEM) d’El Colegio du Mexique. Elle s’occupe de la supervision extérieure du Programme « Participation politique et décentralisation » du Centre péruvien des femmes Flora Tristán. Elle a dirigé des ateliers sur la gouvernance locale et la gestion des municipalités et sur les politiques publiques des municipalités dans la perspective de l’égalité entre les sexes, organisés par l’Association nationale des autorités locales (regidoras, síndicas) et des maires d’El Salvador (ANDRYSAS) et, au troisième congrès d’ANDRYSAS en El Salvador, elle a fait un exposé sur les femmes élues aux conseils municipaux en Amérique latine et les actions positives dans la gestion des municipalités. Elle est l’auteur de nombreuses publications.

Amy Mazur

Amy Mazur est professeur associée de sciences politiques et de justice pénale à l’Université d’Etat de Washington et est membre de la présidence du Research Network on Gender Politics and the State (Réseau de recherche sur la politique de genre et l’Etat). Mme Mazur a écrit et édité quatre livres, notamment Gender Bias and the State (Les préjugés sexistes et l’Etat), et récemment Theorizing Feminist Policy (Théoriser la politique féministe). Elle a publié des articles dans les revues Political Research Quarterly, French Politics and Society, Policy Studies Journal, West European Politics, European Journal of Political Research, et Contemporary French Civilization.

Pippa Norris

Pippa Norris est Directrice du Groupe de la gouvernance démocratique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Mme Norris, spécialiste des sciences politiques comparatives, a mené des études comparatives sur les institutions démocratiques, les élections et l’opinion publique, les communications politiques et la politique du genre dans de nombreux pays. Mme Norris est connue pour ses allocutions publiques et ses nombreux ouvrages. Elle a publié près d’une trentaine de livres. Ses travaux ont été publiés dans plus de douze langues. Son nouveau livre, qui sera publié par Cambridge University Press l’année prochaine, s’intitule Driving Democracy: Do Power-Sharing Institutions Work? (Moteurs de la démocratie: les institutions de partage du pouvoir fonctionnent-elles?). Elle a travaillé en qualité de consultante experte pour de nombreux organismes internationaux: l’ONU, l’UNESCO, le National Democratic Institute, le Conseil de l’Europe, International IDEA, le National Endowment for Democracy (NED) et la Commission électorale britannique. Avant d’entrer au service du PNUD en mai 2006, Pippa Norris a enseigné à la John F. Kennedy School of Government de l’Université de Harvard.

Barbara Norrander

Barbara Norrander est professeur de sciences politiques à l’Université d’Arizona. Elle étudie les différences entre les hommes et les femmes dans l’opinion publique, et le comportement électoral. Elle a notamment étudié l’écart entre les sexes dans le domaine de la partialité et des positions sur les grandes questions politiques et sociales. Mme Norrander étudie également les facteurs qui influencent l’élection des femmes aux positions publiques, en mettant particulièrement l’accent sur le fait d’expliquer l’élection de femmes aux 50 parlements des états. En plus de ses travaux sur le genre et la politique, Mme Norrander mène aussi des recherches sur les attitudes publiques au sujet de diverses questions sociales, le lien entre l’opinion publique et les politiques dans les états américains et la nomination des candidats à la présidence américaine.

Doris Ravenhill

En tant que militante des droits de l’homme, Doris Ravenhill a participé au développement du mouvement féminin en Afrique du Sud ces trente dernières années. Elle a été successivement cadre de la South African Association of Women Graduates (Association sud africaine des femmes diplômées, SAAWG) et du Women's Legal Status Committee (Comité sur le statut juridique des femmes, WLSC) depuis 1978. Elle est connue pour sa capacité à réfléchir de manière concrète, à analyser rapidement, à définir les problèmes clé, à organiser des initiatives et à les mener à bien. Quand le mouvement féminin est apparu en Afrique du Sud sous la forme de la Coalition nationale des femmes (WNC), elle a représenté les groupes membres de la coalition à son comité directeur. Elle a contribué à l’élaboration de leur Charte pour l’égalité effective des femmes, utilisée comme référence sur les droits des femmes dans l’élaboration de la nouvelle constitution d’Afrique du Sud. En 1991, en collaboration avec une autre membre de l’Association sud africaine des femmes diplômées et du Women's Legal Status Committee, elle a lancé le Women’s Lobby (TWL), seule organisation qui mène spécifiquement des campagnes en faveur des femmes en politique à tous les niveaux.

Socorro L. Reyes

Mme Socorro L. Reyes, fondatrice et présidente du Centre de développement parlementaire (CLD), organisation non gouvernementale dont le siège est aux Philippines, qui se propose d’aider au développement des législatures locales et nationales, et à la participation accrue des citoyens au processus législatif. Ses activités en matière de développement parlementaire consistent à former les membres des parlements de la région Asie-Pacifique, du Congrès philippin et des législatures locales, leur personnel et leur secrétariat pour leur permettre d’organiser des séminaires sur la recherche parlementaire, d’élaborer des projets de loi, de rédiger des rapports législatifs, et d’organiser des séminaires d’information et d’orientation sur le système des commissions, les délibérations dans l’hémicycle, l’élaboration du budget et la prestation de services d’appui dans les circonscriptions. L’un des principaux centres d’intérêt de Mme Reyes concerne les femmes en politique. Elle a écrit et publié des articles à ce sujet, notamment "Framework for Women's Participation in the Policy Process" (Cadre pour la participation des femmes au processus politique) "Legislative Agenda for Women in the Ninth Congress" (Ordre du jour législatif pour les femmes au neuvième congrès) et "Transformational Politics and Women in the Ninth Congress" (La politique transformationnelle et les femmes au neuvième congrès). Elle a participé à la fondation de SIBOL, organisation féministe militante des Philippines, au Conseil exécutif du Réseau des politiciennes de l’Asie-Pacifique (APWIP), et préside la Commission de recherche sur le rôle des hommes et des femmes en politique de l’Association internationale de sciences politiques (IPSA).

Fatima Sadiqi

Fatima Sadiqi est professeur de linguistique et d’études de genre. Elle a beaucoup écrit sur les langues et la question féminine au Maroc. Elle est l’auteur de Women, Gender, and Language in Morocco (Femmes, genre et langue au Maroc) (Brill, 2003), acclamé par de nombreux critiques comme le premier ouvrage de linguistique féministe dans le monde arabo-islamique. Grâce à son fellowship de Harvard, Mme Sadiqi a pu commencer son nouvel ouvrage sur les expressions religieuses des femmes berbères, dans lequel elle choisit un cadre plus vaste que celui du harem pour expliquer les féminismes des femmes marocaines. Fatima Sadiqi a aussi écrit, édité et traduit divers ouvrages et articles en collaboration. Elle est rédactrice en chef d’une revue internationale Languages and Linguistics, et fait partie du comité de rédaction.

Kira Sanbonmatsu

Kira Sanbonmatsu est professeur associée de sciences politiques et experte au Center for American Women and Politics (CAWP) de l’Eagleton Institute of Politics, Université de Rutgers. Ses recherches sur les femmes et la politique américaine sont axées sur les partis politiques, le recrutement des candidats, les stéréotypes sexistes et la politique de l’Etat. Elle est l’auteur de Where Women Run: Gender and Party in the American States (Quand les femmes se présentent: genre et parti dans les états américains) (University of Michigan Press, 2006) et de Democrats, Republicans, and the Politics of Women’s Place (Démocrates, Républicains et la politique de la place des femmes) (University of Michigan Press, 2002). Ses articles sont parus dans des revues comme l’American Journal of Political Science, Politics & Gender, et Party Politics.

Amal Sabbagh

Mme Amal Sabbagh est actuellement consultante indépendante sur les questions de genre dans la région arabe. Elle est spécialiste des femmes en politique et de l’intégration des questions liées aux spécificités des sexes. Mme Sabbagh a été Secrétaire générale de la Commission nationale jordanienne pour les femmes. Elle a également occupé des fonctions au Ministère du développement social en Jordanie et a été Directrice du Centre régional pour la réforme agraire et le développement rural au Proche Orient (CARDNE). L’organisme public pour lequel elle a travaillé était chargé de recommander des initiatives législatives et politiques pour l’émancipation des femmes.

Gabriela Serrano

Gabriela Serrano est entrée au service de l’International Republican Institute (IRI) en janvier 2004 en Bolivie en tant que Directrice de pays résidente, pour lancer une initiative d’éducation civique visant à renforcer le soutien populaire en faveur de la démocratie. En septembre 2004, elle s’est installée au Pérou où elle a dirigé un programme de communication avec la présidence. Elle a dirigé d’autres programmes au Pérou, notamment des programmes de formation des candidats au Congrès et aux municipalités - en consacrant une attention particulière aux femmes -, et des programmes de collaboration avec les partis politiques pour les familiariser avec la nouvelle loi électorale. Elle a également collaboré avec les autorités élues pour promouvoir les bonnes pratiques en matière de gouvernance. En outre, Mme Serrano a participé à des programmes de renforcement des partis en Argentine, en Bolivie et en Equateur. Avant d’entrer au service de l’International Republican Institute, elle a été administratrice de programmes au Groupe de la gouvernance démocratique du PNUD au Nicaragua, où elle a géré une série de projets ayant trait au renforcement, à la modernisation et à la réforme d’institutions telles que l’Assemblée nationale, le Ministère des affaires étrangères et la présidence. Elle était auparavant directrice exécutive de Hagamos Democracia (HD), l’une des principales ONG nicaraguayennes spécialisée dans la promotion de la participation citoyenne et des valeurs de transparence et de responsabilité dans le secteur public. Mme Serrano est titulaire d’une licence de gestion des entreprises de l’Université d’Amérique centrale du Nicaragua, et d’une maîtrise en gestion du développement de l’Université de Birmingham.

Gulnara Shahinian

Gulnara Shahinian est spécialiste de la traite des êtres humains à l’Organisation pour la coopération et la sécurité en Europe, et consultante auprès de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime dans le cadre du projet de lutte contre la traite dans la région de la Mer noire. Gulnara Shahinian est présidente élue du Groupe de travail des Nations Unies sur la traite des êtres humains, et vice-présidente élue du Comité ad hoc sur la lutte contre la traite des êtres humains du Conseil de l’Europe. Elle est vice-présidente de la Commission d’Etat sur la condition féminine et membre de la Commission arménienne de lutte contre la traite. Mme Shahinian a été présidente de l’Union pan arménienne des femmes, et a dirigé la première conférence internationale consacrée aux questions féminines en Arménie, intitulée "Les femmes arméniennes à l’aube du vingt-et-unième siècle". Elle a été administratrice de programmes nationaux pour la section arménienne de l’Organisation internationale pour les migrations, où elle a également travaillé en tant que coordinatrice de la recherche. Les travaux de Mme Shahinian sont axés sur la traite des femmes et des enfants en Arménie, et elle a organisé et participé à plusieurs programmes sur la stabilité régionale et la coexistence pacifique. Impliquée dans le gouvernement local depuis 16 ans, elle a été membre du Comité exécutif et chef du Département des affaires étrangères de la municipalité d’Erevan.

Amanda Sloat

Amanda Sloat est administratice de programmes au National Democratic Institute, où elle gère les programmes de gouvernance en Irak visant à renforcement les capacités du parlement et du système politique. Pendant trois ans, avant d’entrer au service du National Democratic Institute en 2005, Mme Sloat a été chargée de recherche à l’Institut de gouvernance de Queen’s University à Belfast, en Irlande du Nord. Après avoir fait et obtenu une demande de subvention de 1,2 millions d’euros auprès de l’Union européenne, Mme Sloat a coordonné un projet de recherche intitulé Elargissement de l’Union européenne, parité et gouvernance: la participation civique et politique et la représentation des femmes en Europe centrale et orientale, portant sur 12 pays. Dans le cadre de ce projet, elle a beaucoup voyagé en Europe centrale et orientale, et a été accueillie en qualité de chercheuse invitée par l’Académie des sciences de la République tchèque, l’Institut de recherche des Nations Unies pour le développement social, et l’école de droit de l’Université de New York. Avant d’entrer à Queen’s University, Mme Sloat a été conseillère spéciale de la Commission européenne du Parlement écossais, de la Commission des finances et du personnel de l’Assemblée d’Irlande du Nord et de l’équipe de la Commission européenne qui a rédigé le livre blanc sur la gouvernance européenne. Mme Sloat est titulaire d’un doctorat (PhD) en politique de l’Université d’Edimbourg et d’une licence (BA) en théorie politique du James Madison College de l’Université d’Etat du Michigan. Elle a publié un livre, Scotland in Europe: A Study of Multi-Level Governance (L’Ecosse dans l’Europe: une étude de la gouvernance à plusieurs niveaux) et plusieurs articles dans des revues, concernant la participation politique des femmes.

Nkoyo Toyo

Nkoyo Toyo est juriste, spécialisée dans les questions de gouvernance et féministe militante, et a fondé le Gender and Development Action (GADA) en 1994. Le GADA est une ONG nationale qui milite pour la justice sociale envisagée sous l’angle de l’égalité entre hommes et femmes. Elle est consultante indépendante sur les questions de parité et de gouvernance et travaille essentiellement au Nigéria, mais a eu des expériences professionnelles ailleurs en Afrique. Mme Toyo a présidé le Forum des peuples du Commonwealth qui a eu lieu à Abuja (Nigéria) en 2003 et a siégé au Conseil de la Fondation du Commonwealth. Elle est membre de divers organes internationaux, notamment du Groupe consultatif Participation et développement de l’Institute of Development Studies de l’Université du Sussex au Royaume-Uni et du Forum international de Montréal (FIM) au Canada. Elle a participé à diverses recherches internationales et nationales et a publié et cosigné des articles sur les questions de parité et de gouvernance. Elle s’intéresse de près à la politique et aspire à devenir parlementaire.

Aili Mari Tripp

Aili Mari Tripp est professeur de sciences politiques et de « women’s studies » à l’Université du Wisconsin-Madison. Son enseignement et ses recherches portent sur la politique en Afrique, la politique comparative, la parité et la politique dans un contexte international. Elle est l’auteur de Women and Politics in Uganda (Femmes et politique en Ouganda) et de Changing the Rules: The Politics of Liberalization and the Urban Informal Economy in Tanzania (Changer les règles : les enjeux politiques de la libéralisation et l’économie urbaine informelle en Tanzanie). Elle cosigne avec Isabel Casimiro, Joy Kwesiga et Alice Mungwa un ouvrage qui sortira prochainement sous le titre Women in Movement: Transformations in African Political Landscapes (Femmes en mouvement : transformations du paysage politique africain). Aili Tripp est codirectrice de la revue Politics & Gender de la section Femmes et recherches politiques de l’Association américaine des sciences politiques. Elle dirige aussi avec Stanlie James une collection d’ouvrages sur les femmes en Afrique et dans la diaspora pour l’University of Wisconsin Press. Née au Royaume-Uni de parents américain et finlandais, elle a grandi en Tanzanie de 1960 à 1974. Depuis 1987, elle a effectué de nombreuses recherches sur le terrain en Tanzanie, en Ouganda et au Libéria.

Virginia Vargas

Virginia Vargas, sociologue et féministe active, a fondé le Centre pour les femmes péruviennes "Flora Tristán" en 1978. Elle a publié quatre ouvrages (et collaboré à l’édition de quatre autres), ainsi que de nombreux articles sur le féminisme, la démocratie, la politique, la citoyenneté et la mondialisation dans une perspective féministe. Mme Vargas enseigne dans différentes universités d’Amérique latine et d’Europe. Elle a été coordinatrice des ONG d’Amérique latine et des Caraïbes au Forum des ONG qui a eu lieu en septembre 1995 à l’occasion de la quatrième Conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes à Beijing, où elle a reçu le prix du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) en reconnaissance de ses travaux. Elle participe actuellement au programme d’études sur les femmes du Centre “Flora Tristán”. Au niveau régional et mondial, elle participe activement à la Coalition féminine du Mercosur (FAM), et depuis 2001, aux activités du Forum social mondial, en tant que membre de son Conseil international au nom de la Coalition.

Lena Wängnerud

Lena Wängnerud est professeur associée au Département de sciences politiques de l’Université de Göteborg, Suède. Elle est spécialiste de la représentation des femmes dans l’arène politique. Elle a publié dans plusieurs revues en anglais: "Representing Women” (Représenter les femmes) (2000), Heidar, Knut & Esaiasson, Peter, Beyond Westminster and Congress, Ohio State University Press; "Testing the Politics of Presence; Women’s Representation in the Swedish Riksdag” (Tester la politique de présence; la représentation des femmes au Riksdag suédois) (2000), Scandinavian Political Studies, volume 23, n° 1, pages 67 à 91; “Sweden: A Step-wise Development” (Suède: un développement progressif) (2005), Ballington, Julie et Karam, Azza, Women in Parliament: Beyond Numbers (Les femmes au parlement: au-delà des chiffres), Stockholm: séries des guides internationaux IDEA.

Linda Tarr-Whelan

Linda Tarr-Whelan écrit actuellement un ouvrage sur les femmes dirigeantes en tant que maître de recherche éminente à Demos, groupe de réflexion dont le siège est à New York (www.demos.org). Elle a mené une carrière variée en tant que militante, infirmière, consultante en gestion, responsable de l’élaboration des politiques, militante syndicaliste et fonctionnaire. Linda a été nommée ambassadrice à la Commission de la condition de la femme de l’ONU par le Président Bill Clinton, et sa nomination a été entérinée par le Sénat. Elle a également travaillé en qualité d’assistante adjointe chargée des affaires féminines pour le Présidente Jimmy Carter à la Maison blanche. Ladies Home Journal l’a nommée "l’une des 50 femmes les plus puissantes de Washington". En partenariat avec son mari, elle a géré le bureau international de conseil Tarr-Whelan & Associates, Inc. En tant de directrice générale et présidente du Center for Policy Alternatives (CPA), elle en a fait le premier centre de politique et d’encadrement progressiste de l’état de New York. Elle a également dirigé les relations gouvernementales et a été représentante principale de la National Education Association, directrice administrative du Département du travail de l’état de New York, et a participé à la direction de AFSCME/NY et du service de politique publique nationale d’AFSCME. Linda Tarr-Whelan, qui a d’abord été infirmière, est membre de l’American Academy of Nursing. Elle est titulaire d’un BSN de l’Université Johns Hopkins, d’une maîtrise de science de l’Université de Maryland et d’un doctorat honorifique de Chatham College.

Clyde Wilcox

Clyde Wilcox est professeur spécialisé dans les questions de gouvernement à l’Université de Georgetown. Il écrit au sujet de l’opinion publique et du comportement électoral, de la religion et de la politique, des femmes et des hommes en politique, de la politique en matière de questions sociales comme l’avortement, les droits des homosexuels, la réglementation sur les armes à feu, la politique des groupes d’intérêt, le financement des campagnes, et la science fiction et la politique. Il a été auteur et éditeur et a participé à la rédaction et à l’édition de plus de 20 ouvrages. Ses ouvrages les plus récents sont The Politics of Gay Rights (La politique des droits des homosexuals), Prayers in the Precincts: The Christian Right in the 1998 Elections (Prières dans les circonscriptions électorales: la droite chrétienne pendant les élections de 1998), The Clinton Scandal and the Future of American Government (Le scandale Clinton et l’avenir du gouvernement américain), Political Science Fiction (Science fiction politique), et Women in Elected Office, Past, Present, and Future (Les femmes occupant des positions élues: passé, présent et futur). Avant d’entrer à la faculté de Georgetown, M. Wilcox a travaillé à Commission électorale fédérale et a enseigné à Union College.

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