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Leadership des femmes

Au Maroc, la politique reste un bastion masculin. Les mécanismes de promotion de la représentation politique féminine s’avèrent insuffisants. De nouvelles mesures s’imposent pour favoriser la participation politique des femmes.

C’est cousu de fil blanc : les femmes marocaines sont encore sous-représentées dans les instances politiques. Certes des avancées réelles ont été enregistrées au cours des deux dernières décennies. Mais, le chemin est encore long pour parvenir à la parité escomptée. La progression de la représentation politique féminine est jugée trop lente par le mouvement féminin car elle n’a pas permis d’atteindre la masse critique pour que les femmes puissent exercer une réelle influence sur les décisions nationales, locales et régionales.   

À presque une année et demie des élections législatives de 2021, de grandes attentes sont nourries dans l’amendement de l’arsenal juridique électoral en vue de donner un coup de fouet à la participation politique des femmes. L’examen de ce dossier se fait toujours attendre alors que le compte à rebours est enclenché pour les prochaines législatives, comme le souligne la présidente du groupement du parti du progrès et du socialisme (PPS) à la chambre basse, Aïcha Lablak. Cette députée progressiste estime qu’il est grand temps de lancer les concertations autour de ce dossier pour mettre en place de nouveaux mécanismes de promotion de la représentation politique féminine “qui demeure encore en deçà des aspirations et fragilise le processus démocratique.”

Cliquez ici pour lire l’article publié par Femmes du Marroc le 3 June 2020.

Cette discussion en ligne a fait prendre conscience du manque de leadership et de représentation des femmes dans le processus décisionnel de secours et de redressement de Covid-19 et de l’importance d’intégrer des réponses sensibles au genre pendant et après la crise. Des femmes en politique, des militants de la société civile, des praticiens et des chercheurs ont rejoint cette discussion en ligne du 15 avril au 8 mai 2020. Onze contributions des Amériques, d'Asie, d'Europe et d'Afrique subsaharienne ont été reçues.

iKNOW Politics et ses partenaires remercient leurs utilisateurs d'avoir pris le temps de participer à cette discussion en ligne et de partager leurs expériences, pratiques et recommandations.

Les contributions sont résumées ici.

Maty Mint Hamady, maire de Nouakchott, capitale de la Mauritanie, Claudia López, maire de la capitale colombienne Bogota, plus de 7 millions d'habitants, Claudia Sheinbaum, à la tête de Mexico depuis juillet 2018, Soham El Wardini, maire de Dakar, Marianne Borgen à Oslo, Valérie Plante à Montréal, London Breed à San Francisco, Lori Lightfoot à Chicago et Muriel Bowser en charge de la municipalité de Washington... Bien que la liste des femmes dans le monde devenues maires de métropoles ou de capitales soit limitée, elle est quand même trop longue pour citer ici toutes les élues. Le nombre des maires femmes, en moyenne mondiale, avoisine les 10%. Avec trois femmes candidates têtes d'affiches au second tour pour Paris, dans tout juste un mois.

Quelle que soit leur couleur politique, ces dirigeantes de grandes cités sont confrontées aux mêmes difficultés et priorités : l’urbanisme, la pollution, le logement, l’emploi, la sécurité, les services publics. Elles partagent aussi les hostilités sexistes.

L'ONU femmes a beaucoup incité et contribué à l'engagement des femmes en politique. Les femmes ont progressivement obtenu que les pays fassent évoluer leurs législations en faveur de la parité, rapport d'égalité politique. Pour autant, le compte n’y est pas.

Cliquez ici pour lire l’article publié par France Culture le 28 Mai 2020.

Si la parité au sein de l’écosystème médiatique est presque atteinte, l’accès des femmes aux postes de décision peine à se concrétiser. La visibilisation des femmes se heurte également à la persistance des stéréotypes du genre, à la chosification de la femme et aux incitations à la violence à son encontre. Latifa Akharbach, Présidente de la HACA, en dresse l’état des lieux.

Depuis votre nomination à la tête de la HACA, on parle de la touche Latifa Akharbach. Pourriez-vous nous en parler ?

Ce serait particulièrement prétentieux de ma part de parler de ma touche quand on a eu la chance de rejoindre une équipe compétente et paritaire comme l’est l’équipe de la HACA ! De plus, les 51% de femmes et 49% d’hommes qui constituent la vraie force de notre instance sont parfaitement conscients que la promotion de la culture de la parité fait partie intégrante de la mission de la HACA.

Cliquez ici pour lire l’entretien publié par Femmes du Maroc.

Une "Première ministre"… Tout arrive. Charles Michel parti au Conseil européen, la place temporairement vacante, toutes affaires courantes, a été laissée à une femme, Sophie Wilmès (MR). En attendant l’arrivée d’un occupant viril, à plus long terme, au 16 rue de la Loi ? Pour l’instant, c’est davantage la couleur de la future coalition, avec jaune (N-VA) ou sans, que le genre de son.sa leader.e qui empêche les politiques de dormir.

Au même moment, en Finlande, la Première ministre non temporaire, Sanna Marin, vient d’arriver à la tête d’une coalition dont tous les partis sont dirigés par des femmes. C’est d’ailleurs déjà la troisième fois qu’une Suédoise occupe le poste de Première ministre.

Loin, loin… La Belgique en est loin. Car, même si l’arrivée d’une femme à la tête d’un gouvernement est une première en Belgique, les partis politiques sont encore majoritairement dirigés par des hommes. Les règles de parité ont féminisé les assemblées parlementaires mais le sexisme est-il prégnant dans ces travées ? Si oui, par quels comportements se manifeste-t-il auprès des élues des assemblées électives du pays ?

Cliquez ici pour lire l’article publié par RTBF le 5 mai 2020.

Ce Policy Brief résume les défis et recommandations de l'impact de la récente pandémie de COVID-19 en Tunisie sur la violence sexiste, l'accès à la justice, les femmes et la santé, et le leadership et la participation politique des femmes. Il formule des recommandations à prendre en considération par tous les secteurs de la société afin de prévenir et de répondre à la violence à l'égard des femmes et des filles, de faciliter l'accès à la justice et aux soins sociaux. Il comprend également des données et des tendances concernant l'impact de la pandémie du COVID-19 sur les femmes et les filles en Tunisie.

Cliquez ici pour voir le rapport.