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Leadership des femmes

Plus de quatre maires sur cinq (84 %) et 92 % des présidents d’intercommunalités sont des hommes. Ces chiffres éloquents sont opportunément rappelés, à quinze jours des élections municipales, par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE) dans son état des lieux du sexisme, présenté lundi 2 mars.

Avec cette somme de près de 150 pages, l’instance nationale consultative dresse, pour la deuxième année consécutive, le bilan d’un mal qui irrigue l’ensemble de notre société et dont la définition est énoncée en préambule : « Le sexisme est à la fois une idéologie qui repose sur l’infériorité d’un sexe par rapport à l’autre, mais aussi un ensemble de manifestations des plus anodines en apparence (remarques, plaisanteries, etc.) aux plus graves (viols, meurtres), qui ont pour objet de délégitimer, stigmatiser, humilier ou violenter les femmes et entraînent pour elles des effets en termes d’estime de soi, de santé psychique et physique et de modification des comportements. »

Cliquez ici pour lire l’article publié par Le Monde le 2 mars 2020.

Par Tidiane Diouwara,

Depuis une bonne dizaine d’années, les experts en « entrepreneurship » se sont évertués, à juste titre, à organiser des événements autour de la capacité de la femme africaine à « entreprendre », à créer des entreprises, et donc des emplois, et à mettre en avant l’impact sur l’économie africaine des femmes de ce continent qui ont osé se lancer dans des aventures risquées financièrement et qu’on pensait exclusivement réservées aux hommes. J’ai moi-même été invité à une multitude de fora, en Afrique ou en Europe, sur cette thématique de l’entrepreneuriat féminin africain, et j’ai été séduit par le dynamisme de la femme africaine. Mais il existe une autre réalité, certes nouvelle, que beaucoup ignorent et qui concerne le rôle politique que la femme africaine assume aujourd’hui dans la plupart des pays africains, notamment au niveau des parlements. C’est à s’y méprendre : l’Afrique est très loin d’être à la traîne dans ce domaine.

6 pays africains dans le top 20

Pour illustrer mes propos, il suffit de regarder certains chiffres qui sont très évocateurs. En effet, parmi les 20 pays comportant le plus de femmes au parlement, on n’en comptabilise pas moins de 6 pays africains, avec même, et c’est plutôt surprenant, un pays comme le Rwanda qui domine le classement mondial. Ce pays, avec 61 % de femmes députées contre une moyenne mondiale de 24 %, fait figure de référence. D’autres pays comme la Namibie, l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Mozambique et l’Ethiopie, figurent également en bonne position dans ce classement. Jusqu’à une période récente, l’Afrique faisait figure de mauvaise élève en la matière. Les références étaient à chercher plutôt en Scandinavie et en Amérique latine où la parité hommes / femmes était une réalité qui faisait envie même à certaines démocraties bien plus anciennes.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Le Temps le 27 février 2020.

À moins d'un mois des élections municipales, les 35 885 communes françaises s'apprêtent à élire leurs nouveaux représentants. L'occasion de s'interroger sur la parité homme-femme au sein des mairies. Selon une étude de la Direction générale des collectivités locales, seulement 16,9% des élus locaux sont des femmes…

Où sont les femmes ? Certainement pas à la tête des mairies. Si les villes de Paris, Lille, Nantes ou Rennes sont actuellement dirigées par des femmes, cette tendance est loin d'être une généralité. En effet, d'après une étude de la Direction générale des collectivités locales, datant de janvier 2019, seules 16,9% des maires sont des femmes. Elles ne sont que sept dans les 42 villes de plus de 100.000 habitants et 16 dans les 100 communes les plus peuplées. Moins de deux maires sur 10 en France sont donc des femmes. Un chiffre en progression, qui reste néanmoins très faible. 

Les femmes occupent 39.9%  des postes des conseils municipaux.

Toutefois, grâce à l'application des lois sur la parité en 2007 et 2013, les listes doivent aujourd'hui obligatoirement respecter l'alternance entre les sexes dans toutes les villes d'au moins 1000 habitants. Résultat : la place des femmes a considérablement augmenté dans les conseils municipaux, où elles occupent près de 39,9% des postes.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Journal des Femmes le 27 février 2020.

Par Rozenn Le Carboulec,

Qu’importe la commune ou le parti, les femmes qui se présentent aux municipales font face à de nombreux obstacles. Depuis le scrutin de 2014, les élues ne représentent que 17 % des édiles, et si les partis vantent des avancées, les élections de mars ne bouleverseront pas la situation.

lL’image avait été qualifiée de symbole par certains. En juin 2018, Fanny Chappé, conseillère régionale en Bretagne, était venue à une session plénière avec son bébé, Lilas, dans les bras. «Je n’ai pas envie de choisir entre ma vie personnelle et ma vie d’élue», avait alors dit la socialiste. C’est la même volonté qui anime aujourd’hui cette mère de deux filles âgée de 39 ans, conseillère municipale, éducatrice de jeunes enfants et désormais à la tête d’une liste d’union de la gauche pour les municipales à Paimpol (Côtes-d’Armor). Elles sont pourtant nombreuses celles qui, avant Fanny Chappé, ont dû se résoudre à faire ce choix : mère plutôt que maire.

Depuis 2014, la France ne compte que 17 % de femmes édiles et 29 % de premières adjointes. «Les lois sur la parité ont permis de grands progrès pour les élections de conseillères municipales. Mais au sommet de la hiérarchie, ce sont des chasses gardées masculines, confirme Mariette Sineau, politologue, directrice de recherche au CNRS et auteure de Femmes et pouvoir sous la Ve République. La concurrence est très vive en France et les femmes, parties tard dans la compétition électorale, souffrent d’un handicap supplémentaire.» Ce que les hommes ne se privent jamais de leur rappeler. «On me demande de mettre davantage en avant mes études et de montrer mes soutiens masculins pour asseoir ma légitimité», déplore Fanny Chappé. Et lorsque celle-ci a dénoncé, dans une vidéo, les comportements sexistes et les gestes déplacés de certains confrères, on l’a accusée de vouloir «combler son déficit de notoriété».

Cliquez ici pour lire l’article publié par People Daily le 27 février 2020.

Une étude menée par le Réseau des femmes parlementaires arabes pour l’égalité (Ra’Edat) sur l’ampleur de la violence à l’égard des femmes parlementaires dans le monde arabe, dont les résultats ont été présentés mardi à Tunis, a révélé que 79,6% d’entre elles ont été exposées à une ou plusieurs formes de violence.

Les résultats de l’étude, menée sur un échantillon de 370 femmes parlementaires arabes actuelles et précédentes, ont montré que 76,2% des sondées l’échantillon ont été soumis à des violences psychologiques, tandis que 47,1% d’entre elles ont été victimes de violences verbales, y compris l’humiliation basée sur le sexe, contre 32% qui étaient victimes de formes de violence physique.

Selon les résultats de l’étude, qui a porté sur des femmes parlementaires de 15 pays arabes, 6,6% de l’échantillon total choisi ont été victimes de violences physiques, contre 34,3% qui ont subi des violences économiques, notamment des agressions contre leurs biens ou le fait d’être privées d’opportunités d’emploi, tandis que 5,7% d’entre elles ont subi des violences sexuelles.

Cliquez ici pour lire l’article publié par H24 Info le 27 fevrier 2020.

L’ancienne première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, membre du parti FPI, discutera avec les femmes leaders des autres partis politiques de côte d’Ivoire. Ces discussions entrent dans le cadre d’une table ronde pour la paix durable dans le pays.

Alors que les tensions sont de plus en plus vives entre les politiques en Côte d’Ivoire, les femmes politiques du pays ont décidé de se parler pour œuvrer pour la paix et la tolérance. Selon Afrik Soir, à la faveur d’une table ronde, le mouvement Initiative des femmes pour une paix durable, entend faire asseoir les femmes leaders de plusieurs partis politiques ivoiriens autour du thème : « Avant tout, nous demeurons sœurs et frères ». Il s’agit pour le mouvement, cité par Afrik Soir, de mener « entre femmes, une réflexion profonde sur les sujets qui entravent la cohésion et le vivre ensemble en Côte d’Ivoire, et proposer des solutions qui permettent de repartir sur des bases saines de cohabitation, sont les objectifs de la table ronde selon Rebecca Yao coordinatrice de l’initiative »

Cliquez ici pour lire l’article publié par Benin Web Tv le 10 février 2020.