Depuis une dizaine d’années, la manosphère se répand sur la toile. Ce réseau informel de communautés présente les hommes comme des victimes de la société actuelle, à travers des discours misogynes qui touchent de plus en plus de jeunes.
La Belgique n’est pas épargnée, nous explique Erynn Robert qui coordonne la fédération Prisme, c’est-à-dire la coupole qui rassemble les organisations LGBTQIA + en Wallonie. "Les mouvements masculinistes montent très fort en influence. Ils sont très actifs sur les réseaux sociaux et ciblent particulièrement les jeunes hommes. Ils promeuvent une haine des femmes. Cela a déjà un effet mesurable puisqu’on voit qu’actuellement, les jeunes hommes de la génération Z sont, selon les dernières enquêtes, plus intolérants par rapport aux thématiques LGBTQIA +, mais aussi plus sexistes que leurs aînés".
Ce phénomène a été illustré récemment dans la série à succès "Adolescence" et analysé dans une enquête de la RTBF intitulée "Sur TikTok, le masculinisme à portée de scroll : jusqu’où l’algorithme peut-il emmener les ados ?".
"Près de deux jeunes hommes sur trois sont régulièrement exposés à des contenus diffusés par des influenceurs de la masculinité sur internet", confirme un document publié par ONU Femmes.
Et parmi ces contenus, certains visent en particulier l’Union européenne.