Ne pas s’habituer aux féminicides
Source: La Presse
À la question posée cette semaine par Marc-André Ross1, je réponds malheureusement sans hésiter : oui.
En pleine campagne électorale, alors que 17 femmes ont été victimes d’un féminicide présumé au Québec depuis le début de l’année, c’est tout juste si on n’entend pas un bruit de criquet. Et on continue de se demander : combien de vies perdues faudra-t-il encore pour que l’on sente l’urgence ? Combien en faudra-t-il pour que la lutte contre la violence faite aux femmes soit réellement une priorité et pas juste une discrète promesse électorale ?
Ce samedi, à quatre jours du dernier débat des chefs, cinq associations provinciales de groupes de femmes tenteront de secouer cette apathie à l’occasion d’une marche contre les féminicides. « Crise nationale, agissez ! », scandent-elles.
« Chaque féminicide est un échec collectif », rappelle le manifeste cosigné par cinq dirigeantes d’associations qui prendront part à la manifestation2.
« Chaque femme assassinée parce qu’elle est une femme est le résultat d’un système qui continue de tolérer, banaliser ou invisibiliser les violences faites aux femmes. Derrière chaque nom, chaque visage, il y a une vie qui comptait, des communautés, des familles et des proches endeuillés », écrivent les signataires qui inviteront, en fin de marche, les manifestants à déposer messages, fleurs et autres objets symboliques à la mémoire des victimes.
À la question posée cette semaine par Marc-André Ross1, je réponds malheureusement sans hésiter : oui.
En pleine campagne électorale, alors que 17 femmes ont été victimes d’un féminicide présumé au Québec depuis le début de l’année, c’est tout juste si on n’entend pas un bruit de criquet. Et on continue de se demander : combien de vies perdues faudra-t-il encore pour que l’on sente l’urgence ? Combien en faudra-t-il pour que la lutte contre la violence faite aux femmes soit réellement une priorité et pas juste une discrète promesse électorale ?
Ce samedi, à quatre jours du dernier débat des chefs, cinq associations provinciales de groupes de femmes tenteront de secouer cette apathie à l’occasion d’une marche contre les féminicides. « Crise nationale, agissez ! », scandent-elles.
« Chaque féminicide est un échec collectif », rappelle le manifeste cosigné par cinq dirigeantes d’associations qui prendront part à la manifestation2.
« Chaque femme assassinée parce qu’elle est une femme est le résultat d’un système qui continue de tolérer, banaliser ou invisibiliser les violences faites aux femmes. Derrière chaque nom, chaque visage, il y a une vie qui comptait, des communautés, des familles et des proches endeuillés », écrivent les signataires qui inviteront, en fin de marche, les manifestants à déposer messages, fleurs et autres objets symboliques à la mémoire des victimes.