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Pour une parité réelle au Parlement marocain

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Pour une parité réelle au Parlement marocain

Source: Le Collimateur

Introduction : une promesse constitutionnelle non tenue.

Le Maroc s’est doté en 2011 d’une Constitution ambitieuse, dont l’article 19 engage l’État à œuvrer pour la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes. Près de quinze ans plus tard, le compte n’y est pas. La Chambre des représentants élue en 2021 ne compte que 95 femmes sur 395 sièges, soit 24,3 %, alors que les femmes représentent plus de la moitié de la population marocaine. Ce décalage entre le principe constitutionnel et la réalité institutionnelle est une anomalie démocratique qu’il n’est plus possible d’ignorer. Ce plaidoyer démontre que le système actuel des quotas a atteint ses limites et qu’une réforme structurelle du mode de scrutin est indispensable pour transformer l’égalité formelle en égalité réelle.

I. Le constat : une avancée en trompe-l’œil.

1.1. Les chiffres d’une progression fragile.

La trajectoire de la représentation féminine au Parlement marocain est celle d’une lente amélioration, enrayée par un plafond de verre persistant. En 1993, les femmes n’occupaient que deux sièges au Parlement. Le système de quotas, introduit en 2002, a permis une progression numérique indéniable, faisant passer le nombre de députées de 35 à 95 entre 2002 et 2021. Cette avancée est réelle, mais elle masque une réalité préoccupante.

Article.

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https://lecollimateur.ma/218631

Introduction : une promesse constitutionnelle non tenue.

Le Maroc s’est doté en 2011 d’une Constitution ambitieuse, dont l’article 19 engage l’État à œuvrer pour la réalisation de la parité entre les hommes et les femmes. Près de quinze ans plus tard, le compte n’y est pas. La Chambre des représentants élue en 2021 ne compte que 95 femmes sur 395 sièges, soit 24,3 %, alors que les femmes représentent plus de la moitié de la population marocaine. Ce décalage entre le principe constitutionnel et la réalité institutionnelle est une anomalie démocratique qu’il n’est plus possible d’ignorer. Ce plaidoyer démontre que le système actuel des quotas a atteint ses limites et qu’une réforme structurelle du mode de scrutin est indispensable pour transformer l’égalité formelle en égalité réelle.

I. Le constat : une avancée en trompe-l’œil.

1.1. Les chiffres d’une progression fragile.

La trajectoire de la représentation féminine au Parlement marocain est celle d’une lente amélioration, enrayée par un plafond de verre persistant. En 1993, les femmes n’occupaient que deux sièges au Parlement. Le système de quotas, introduit en 2002, a permis une progression numérique indéniable, faisant passer le nombre de députées de 35 à 95 entre 2002 et 2021. Cette avancée est réelle, mais elle masque une réalité préoccupante.

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