Jeunesse
Main navigation
La dynamique en faveur d’une gouvernance plus inclusive en Afrique de l’Ouest franchit une nouvelle étape. Du 17 au 18 février 2026, des experts genre et des points focaux du programme Human Capital Development (HCD) des États membres de la CEDEAO tiennent une consultation régionale à Accra, au Ghana.
Cette rencontre technique vise à amener les pays de la région à engager ou renforcer des réformes législatives capables de garantir une participation politique plus effective des femmes et des jeunes, tout en favorisant leur accès aux postes de leadership. L’ambition affichée est claire : poser les bases d’un changement durable à l’horizon 2035, en cohérence avec les engagements régionaux en matière d’égalité et d’inclusion.
Les échanges entre experts portent notamment sur l’identification des obstacles persistants à la représentation politique de ces groupes, mais aussi sur les mécanismes juridiques et institutionnels susceptibles d’y remédier. Les conclusions de cette consultation devraient alimenter les travaux de la réunion ministérielle et le plaidoyer de haut niveau prévus les 19 et 20 février, toujours autour de la même thématique.
Les ministres en charge du Genre et des Affaires sociales des États membres de la CEDEAO se sont réunis dans la capitale ghanéenne pour une consultation régionale de haut niveau. Cette rencontre stratégique fait suite aux travaux des experts et vise à graver dans le marbre la participation politique des femmes et des jeunes au sein de l'espace communautaire.
L’enjeu central de ce sommet ministériel est la validation d’une stratégie de plaidoyer ambitieuse pour la « Déclaration politique de la CEDEAO sur la parité de genre ». En marge de la rencontre, des réformes à venir, seront soumis à l’arbitrage et à l’adoption des chefs d’État et de gouvernement lors du sommet de juin 2026. L'objectif, c’est de « briser les plafonds de verre et harmoniser les législations nationales pour garantir une représentation équitable dans les instances de décision ».
Selon la Commission compétente, la cérémonie d'ouverture a rassemblé des figures de proue du leadership féminin ouest-africain. La Commissaire Fatou Sow Sarr, en charge du Développement humain et des Affaires sociales de la CEDEAO, ainsi que la vice-présidente de la Commission, S.E. Mme Damtien Tchintchibidja, ont réaffirmé l'urgence de transformer les structures politiques régionales.
Lors des allocutions, S.E. Madame Chantal Fanny, présidente de l’ECOFEPA, a porté la voix des parlementaires, soulignant que le leadership des jeunes et des femmes est une condition sine qua non à la stabilité et au développement durable de la région.
Le féminisme à l’échelle mondiale
Si des progrès notables ont été réalisés dans certains pays, la situation reste alarmante dans d’autres régions du monde. Selon l’ONU, près de 12 millions de filles dans le monde sont mariées avant l’âge de 18 ans chaque année, souvent dans des contextes où elles n’ont aucun droit à l’éducation ou à une vie autonome.
De plus, des violences de genre, comme les mutilations génitales féminines, touchent encore environ 200 millions de femmes et de filles dans 30 pays. Ces pratiques reflètent l’urgence d’une mobilisation féministe globale, capable d’intégrer des dimensions culturelles et locales, tout en s’opposant fermement aux injustices.
En outre, le rôle des femmes dans les conflits armés, où elles sont souvent victimes de violences sexuelles systématiques, souligne l’importance d’un féminisme international, actif et solidaire.
Des progrès indéniables
Les avancées féministes sont nombreuses et significatives. Aux États-Unis, le centenaire du droit de vote pour les femmes a été célébré en 2020. Ce droit marque un siècle de participation politique accrue. Le mouvement #MeToo, né après le scandale Weinstein, a mis en lumière l’ampleur des violences sexuelles et a catalysé un changement de culture important, non seulement en Amérique, mais dans le monde entier.
De plus, les lois sur l’égalité salariale et les initiatives féministes visant à accroître la représentation des femmes dans les entreprises et la politique montrent des résultats. Par exemple, en 2022, les femmes représentaient 28 % des membres du Congrès américain. Ce chiffre reste insuffisant, mais marque une nette progression par rapport aux décennies précédentes. De même, des entreprises du classement Fortune 500 comptent de plus en plus de femmes à des postes de direction, bien que ces dernières soient encore sous-représentées.
Depuis une dizaine d’années, la manosphère se répand sur la toile. Ce réseau informel de communautés présente les hommes comme des victimes de la société actuelle, à travers des discours misogynes qui touchent de plus en plus de jeunes.
La Belgique n’est pas épargnée, nous explique Erynn Robert qui coordonne la fédération Prisme, c’est-à-dire la coupole qui rassemble les organisations LGBTQIA + en Wallonie. "Les mouvements masculinistes montent très fort en influence. Ils sont très actifs sur les réseaux sociaux et ciblent particulièrement les jeunes hommes. Ils promeuvent une haine des femmes. Cela a déjà un effet mesurable puisqu’on voit qu’actuellement, les jeunes hommes de la génération Z sont, selon les dernières enquêtes, plus intolérants par rapport aux thématiques LGBTQIA +, mais aussi plus sexistes que leurs aînés".
Ce phénomène a été illustré récemment dans la série à succès "Adolescence" et analysé dans une enquête de la RTBF intitulée "Sur TikTok, le masculinisme à portée de scroll : jusqu’où l’algorithme peut-il emmener les ados ?".
"Près de deux jeunes hommes sur trois sont régulièrement exposés à des contenus diffusés par des influenceurs de la masculinité sur internet", confirme un document publié par ONU Femmes.
Et parmi ces contenus, certains visent en particulier l’Union européenne.
En octobre 2024, l’UIP a modifié ses Statuts afin de préciser la définition d’un jeune parlementaire comme étant une personne âgée de moins de 40 ans. Auparavant, cette limite était fixée à 45 ans.
Afin de tenir compte des variations nationales dans la définition du terme « jeune » ainsi que des variations dans l’âge requis pour exercer un mandat parlementaire, le rapport de l’UIP examine les tendances relatives à deux catégories d’âge : les moins de 30 ans et les moins de 40 ans.
Les principales conclusions du rapport 2025 de l’UIP sur la participation des jeunes dans les parlements nationaux sont présentées ci-après. Le rapport 2025 constitue la sixième édition de l’étude de l’UIP sur la participation des jeunes dans les parlements nationaux. Il dresse un panorama de la présence des jeunes parlementaires dans le monde, sur la base des données disponibles sur les pourcentages de parlementaires âgés de 30 ans ou moins et de 40 ans ou moins lors des dernières élections ou du dernier renouvellement. Le rapport se penche également sur les bonnes pratiques mises en œuvre pour renforcer la participation des jeunes dans les parlements. Les données, arrêtées au 31 juillet 2025, proviennent de 210 chambres parlementaires de 155 pays.
Les Français distinguent nettement la pratique du personnel politique selon qu’elle émane d’un homme ou d’une femme. Interrogés pour France Soir, 57% des interviewés considèrent que les femmes font de la politique de façon différente. On observe à cet égard un clivage profond selon le genre : plus de deux tiers des femmes interrogées adhèrent à la perception d’une spécificité féminine s’agissant de la pratique politique tandis qu’une majorité d’hommes tendent à estimer que les femmes et leurs homologues masculins font de la politique de manière identique.