À mesure qu’approche l’échéance électorale 2026, le débat sur la place des femmes dans la sphère politique prend de l’ampleur, tellement l’enjeu est grand pour la démocratie marocaine en cours de consolidation. Au-delà des discours, la question de l’égalité et de la parité renvoie aujourd’hui à des choix structurants qui engagent l’avenir démocratique et le modèle de développement du pays. C’est dans ce contexte que le Parlement a abrité, mercredi, les travaux du Forum parlementaire de l’égalité et de la parité, une rencontre dédiée à l’examen des avancées réalisées, mais aussi des défis persistants en matière d’autonomisation politique des femmes. De la réforme du Code de la famille à l’évolution de la représentation féminine dans les institutions élues, les échanges ont mis en lumière une dynamique en marche, portée à la fois par la volonté politique, les réformes législatives et l’implication croissante des femmes dans la gestion des affaires publiques.
Des réformes majeures en un quart de siècle
À l’ouverture des travaux, Rachid Talbi Alami, président de la Chambre des représentants, a salué les avancées réalisées par le Maroc au cours des vingt-six dernières années dans le domaine de la promotion des droits des femmes, appelant à une reconnaissance collective des progrès accomplis en faveur de l’autonomisation multidimensionnelle des Marocaines. Il a rappelé que le Royaume avait engagé, en l’espace de vingt-cinq ans, une série de réformes profondes, dont l’adoption du Code de la famille en 2004 constitue une étape déterminante, en instaurant le principe de la coresponsabilité entre les époux et en consacrant l’égalité dans la gestion des affaires familiales. Il a également évoqué l’ouverture, en 2023, du chantier de révision de ce texte selon une approche participative reposant sur la concertation et l’écoute des différentes composantes de la société.
Rachid Talbi Alami a souligné que les droits des femmes avaient occupé une place centrale dans les réformes engagées sous le règne de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, mettant en avant les dispositions constitutionnelles ayant érigé l’égalité entre les femmes et les hommes en principe fondamental, tant dans les libertés que dans les droits civils, économiques, sociaux et politiques, avec à la clé des transformations institutionnelles et juridiques de grande ampleur.
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