La place des femmes dans les élections 2026, un véritable test pour la «parité constitutionnelle»
Source: Le Matin
Le réquisitoire est posé avec une précision chirurgicale. Dans une lettre ouverte datée du 30 mars 2026, l’ADFM dresse un état des lieux sans concession de la participation politique des femmes au Maroc. L’Association, fondée en 1985 et considérée comme l’une des organisations féministes les plus influentes, observe «avec une vive inquiétude le fossé qui persiste entre le discours politique en faveur de la parité et la réalité de l’exclusion effective des femmes des sphères décisionnelles au sein des partis et du Parlement».
Quinze ans de parité constitutionnelle, un bilan qui dérange
Les chiffres avancés dans la lettre sont éloquents. Sur les 395 sièges de la Chambre des représentants, seuls 95 sont occupés par des femmes, soit un taux de 24,3%. À la Chambre des conseillers, la proportion est encore plus faible, oscillant entre 11 et 12%. Quant au taux d’adhésion des femmes aux partis politiques, il ne dépasse pas 8 à 9%, alors même que les femmes constituent plus de la moitié du corps électoral. Des indicateurs qui, quinze ans après l’inscription du principe d’égalité et de parité dans la Constitution de 2011, traduisent une stagnation structurelle que l’ADFM impute à l’absence de «véritable volonté politique de mettre en œuvre le principe de parité».
Le réquisitoire est posé avec une précision chirurgicale. Dans une lettre ouverte datée du 30 mars 2026, l’ADFM dresse un état des lieux sans concession de la participation politique des femmes au Maroc. L’Association, fondée en 1985 et considérée comme l’une des organisations féministes les plus influentes, observe «avec une vive inquiétude le fossé qui persiste entre le discours politique en faveur de la parité et la réalité de l’exclusion effective des femmes des sphères décisionnelles au sein des partis et du Parlement».
Quinze ans de parité constitutionnelle, un bilan qui dérange
Les chiffres avancés dans la lettre sont éloquents. Sur les 395 sièges de la Chambre des représentants, seuls 95 sont occupés par des femmes, soit un taux de 24,3%. À la Chambre des conseillers, la proportion est encore plus faible, oscillant entre 11 et 12%. Quant au taux d’adhésion des femmes aux partis politiques, il ne dépasse pas 8 à 9%, alors même que les femmes constituent plus de la moitié du corps électoral. Des indicateurs qui, quinze ans après l’inscription du principe d’égalité et de parité dans la Constitution de 2011, traduisent une stagnation structurelle que l’ADFM impute à l’absence de «véritable volonté politique de mettre en œuvre le principe de parité».