Élections
Au lendemain des élections législatives et communales du 11 janvier 2026, la plateforme Women’s Rights Observatory Platform (WROP-Bénin) a rendu publiques les conclusions de son observation axée sur la participation politique des femmes et les violences électorales liées au genre. La déclaration a été faite le lundi 12 janvier 2026 par sa présidente, Venise Falola Djogbénou.
Dans son analyse, WROP-Bénin relève une présence féminine en progression par rapport aux scrutins antérieurs, tant au niveau des candidatures que de l’engagement politique. Cette évolution s’explique, selon la plateforme, par un cadre juridique plus inclusif et par les actions de renforcement de capacités menées par les organisations de la société civile en faveur des femmes candidates.
Pour documenter cette dynamique, WROP-Bénin a déployé douze observateurs, un par département, sur l’ensemble de la période électorale allant du 15 novembre 2025 au 11 janvier 2026. Les données ont été collectées à l’aide d’un questionnaire spécifique, transmis par SMS via la plateforme numérique « APPOLO ».
Les jeunes femmes seraient de plus en plus progressistes et les jeunes hommes davantage conservateurs. Cela se traduit-il dans leur vote ? Anja Durovic, chercheuse CNRS au laboratoire Printemps (UMR8085, CNRS / Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines), Nonna Mayer et Noémie Piolat, respectivement directrice de recherche CNRS émérite et doctorante au Centre d’études européennes et de politique comparée (CEE, UMR8239, CNRS / Science Po Paris), se sont posé la question pour les dernières élections législatives et européennes en France. Leurs résultats sont publiés dans la Revue française de science politique et dans la Revue européenne des sciences sociales.
Les femmes ont été traditionnellement moins enclines que les hommes à voter pour les partis dits de « droite radicale populiste » en Europe, comme l’ont montré de nombreuses recherches développées depuis la fin des années 1980. Mais cet écart, appelé Radical Right Gender Gap, a eu tendance à s’estomper, en particulier en France.
Les élections de 2024 ne font pas exception. Au premier tour des élections législatives de juillet 2024, les femmes ont, tout autant que les hommes, contribué au score sans précédent du Rassemblement national (RN). Lors des élections européennes de juin 2024, elles ont même voté plus souvent que les hommes pour la liste du RN.
Qu’en est-il chez les plus jeunes ? Plusieurs études attestent en effet de fortes divergences en termes de valeurs, les jeunes femmes étant nettement plus progressistes en matière d’égalité femmes-hommes et de sexualité. Pourtant, contrairement à ce que l’on observe dans de nombreux pays européens et non européens (Corée du Sud et États-Unis par exemple), les jeunes Françaises n’ont pas plus voté pour la gauche ni moins pour l’extrême droite que les jeunes Français en 2024, que ce soit lors des élections européennes ou législatives.
Le gouvernement s’apprête à lancer une vaste campagne nationale de sensibilisation destinée à renforcer la participation politique des femmes, lutter contre les discriminations et déconstruire les stéréotypes persistants dans la sphère politique. L’annonce a été faite, lundi à Rabat, par la ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille, Naïma Ben Yahia, lors d’une séance de questions orales à la Chambre des représentants.
Selon Naïma Ben Yahia, cette campagne s’inscrit dans le cadre du programme Moucharaka, qui vise à consolider la participation des femmes à l’action politique de manière globale. L’initiative se projette à l’horizon des échéances électorales de 2026 et 2027, avec pour objectif d’accompagner et de renforcer les capacités des partis politiques ainsi que des acteurs de la société civile en matière de promotion du leadership féminin.
Des formations ciblées pour les femmes des partis politiques
Dans ce cadre, des cycles de formation seront organisés au profit des femmes membres des formations politiques. Ces actions seront menées en concertation et en coordination avec les présidentes des organisations féminines partisanes, a précisé la ministre. L’ambition affichée est de doter les femmes des outils nécessaires pour une participation plus active et plus efficace aux différentes étapes du processus politique.
Parallèlement, des études seront réalisées en partenariat avec les universités afin d’identifier les leviers susceptibles d’améliorer la représentation politique des femmes. Ces travaux porteront également sur l’évaluation des opérations électorales, à travers des analyses conduites avant et après les élections de la Chambre des représentants. Les résultats de ces études seront rendus publics, dans un souci de transparence et d’objectivation du débat.
Entrée en vigueur au mois de mai 2025, la loi sur la parité des listes électorales aux élections municipales pose des problèmes aux petites municipalités. Si elles ne s’y opposent pas, elles critiquent néanmoins une mise en place prématurée et une pénurie de candidates.
Les 15 et 22 mars prochains, les listes des élections municipales auront l’obligation d’être paritaires. Selon France 3 régions, cette loi pose des problèmes à certains élus qui peinent à recruter des femmes dans leurs équipes : « Les hommes continuent de me suivre, mais retrouver des femmes aujourd’hui, c’est un frein. En général, les réponses, c’est le manque de temps, les contraintes professionnelles, les enfants… » explique Stéphanie Gillet-Dumay, maire sortante de Merlieux-et-Fouquerolles, dans l’Aisne.
Le dimanche 11 janvier 2026, le Bénin a tenu un double scrutin majeur, combinant pour la première fois les élections législatives et communales. Cet exercice électoral a permis de désigner 109 députés pour l’Assemblée nationale et 1 815 conseillers communaux. Les citoyens avaient le choix entre cinq formations politiques pour le parlement et trois pour les instances communales.
Le Bénin vit ce dimanche une étape inédite de sa vie démocratique. Les électeurs sont appelés aux urnes pour des élections législatives et communales couplées, une première dans le pays. Ce double scrutin vise à renouveler les 109 sièges de l’Assemblée nationale et les 1 815 sièges des conseils communaux, avec la promesse de redessiner profondément la carte politique nationale.
Le Code électoral béninois a introduit une avancée majeure en matière de représentation féminine en imposant la réservation de 24 sièges exclusivement aux femmes à l’Assemblée nationale. Au-delà du strict respect de la loi, une question essentielle se pose : les partis de la mouvance notamment BR et UP-R ont-ils fait davantage d’efforts pour promouvoir les femmes en dehors des sièges réservés ? « Le nombre de députés à l’Assemblée nationale est de 109 dont 24 sièges exclusivement réservés (…)