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Élections 2026 : L’investiture des femmes est-elle devenue monnayable ?

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Élections 2026 : L’investiture des femmes est-elle devenue monnayable ?

Source: Le Matin

La «tazkiya» n’en finit pas de susciter la controverse à chaque échéance électorale. Cette fois, ce sont surtout des voix féminines qui expriment leur mécontentement face aux conditions qui lieraient l’octroi des investitures électorales à la capacité financière, à l’influence ou à la loyauté personnelle des candidates. Pour l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), de telles pratiques constituent une forme de «violence politique» et de «discrimination à l’égard des femmes», alors que ces dernières sont déjà confrontées à des inégalités structurelles dans l’accès aux ressources, au pouvoir et aux réseaux d’influence. Dans un communiqué au ton ferme, daté du 30 août 2026, l’Association alerte ainsi contre ce qu’elle qualifie de «monétisation» de la participation politique des femmes à l’approche des élections législatives.

Selon Khadija Rebbah, membre fondatrice de l’Association, l’élément déclencheur réside dans les plaintes et les témoignages reçus de plusieurs femmes souhaitant se porter candidates, parmi lesquelles figurent des dirigeantes de premier plan au sein de leurs partis. Certaines auraient vu leur candidature refusée ou conditionnée à leur capacité à apporter une contribution financière. Les exigences rapportées ne concerneraient pas uniquement le financement de leur propre campagne. Il leur aurait été également demandé de contribuer à celle de leur parti, voire de financer d’autres candidats, notamment des hommes, affirme la militante. L’ADFM, précise Mme Rebbah, a recueilli ces informations par différents canaux : plaintes adressées directement à l’Association, appels téléphoniques, témoignages, rapports et publications sur les réseaux sociaux.

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https://lematin.ma/nation/elections-linvestiture-des-femmes-est-elle-monnayable-ladfm-sinsurge/363199

La «tazkiya» n’en finit pas de susciter la controverse à chaque échéance électorale. Cette fois, ce sont surtout des voix féminines qui expriment leur mécontentement face aux conditions qui lieraient l’octroi des investitures électorales à la capacité financière, à l’influence ou à la loyauté personnelle des candidates. Pour l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), de telles pratiques constituent une forme de «violence politique» et de «discrimination à l’égard des femmes», alors que ces dernières sont déjà confrontées à des inégalités structurelles dans l’accès aux ressources, au pouvoir et aux réseaux d’influence. Dans un communiqué au ton ferme, daté du 30 août 2026, l’Association alerte ainsi contre ce qu’elle qualifie de «monétisation» de la participation politique des femmes à l’approche des élections législatives.

Selon Khadija Rebbah, membre fondatrice de l’Association, l’élément déclencheur réside dans les plaintes et les témoignages reçus de plusieurs femmes souhaitant se porter candidates, parmi lesquelles figurent des dirigeantes de premier plan au sein de leurs partis. Certaines auraient vu leur candidature refusée ou conditionnée à leur capacité à apporter une contribution financière. Les exigences rapportées ne concerneraient pas uniquement le financement de leur propre campagne. Il leur aurait été également demandé de contribuer à celle de leur parti, voire de financer d’autres candidats, notamment des hommes, affirme la militante. L’ADFM, précise Mme Rebbah, a recueilli ces informations par différents canaux : plaintes adressées directement à l’Association, appels téléphoniques, témoignages, rapports et publications sur les réseaux sociaux.

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