Ilham Omar en rit encore. Même si quinze ans ont passé depuis son premier coup d’éclat, un jour de printemps de l’année 2011. La militante féministe kurde de la ville de Kamechliyé, dans le Nord-Est syrien, apprend à cette époque qu’une jeune fille est enfermée chez elle par un grand frère ulcéré par les supposées « mauvaises fréquentations » de sa benjamine. « Nous y sommes allées à trois femmes. Nous sommes entrées en lui faisant croire qu’une escouade de miliciens armés attendait dans la rue. Puis nous sommes ressorties avec la fille ! ».
Plaidoyer et lobbying
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À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque année le 8 mars, institutions et organisations de défense des droits humains rappellent que l’égalité entre les femmes et les hommes reste loin d’être atteinte, en Europe comme ailleurs.
Dans un message publié pour la journée, le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, organe représentant les collectivités territoriales des 46 États membres, appelle à renforcer la participation des femmes à la vie politique locale et régionale.
Pour marquer la Journée internationale des droits des femmes 2026, le Groupe de la Banque africaine de développement a organisé un dialogue de haut niveau intitulé « Justice pour elle — Droits. Justice. Action. Pour l’autonomisation économique des femmes en Afrique ».
La session, qui s’est tenue au siège de la Banque, a exploré la manière dont l’accès à la justice, la protection juridique et les garanties institutionnelles déterminent la capacité des femmes à participer pleinement à la vie économique à travers l’Afrique.
Elle a réuni des décideurs politiques, des professionnels du monde judiciaire, des praticiens du développement, des autorités traditionnelles, des entrepreneurs et des étudiants pour célébrer la Journée internationale des droits des femmes et donner le coup d’envoi de la série « Gender in Focus », qui s’étale sur un mois et qui examine l’impact des projets de la Banque sur les femmes, les jeunes filles et les communautés africaines.
L’événement a également été retransmis en direct sur les plateformes numériques du Groupe de la Banque, soutenant les efforts plus larges de l’institution pour faire progresser la croissance inclusive, notamment par le biais de ses priorités stratégiques en matière de jeunesse, d’égalité des genres, de gouvernance et de développement du capital humain.
Fin 2023, le féminicide de Saltanat Noukenova a provoqué un tollé au Kazakhstan, déclenchant un débat social sur la violence domestique. Bien que les lois pour criminaliser ces violences aient été renforcées, la militante des droits des femmes Dina Smaïlova doute de leur efficacité.
Au cours d’une nuit de novembre 2023, Saltanat Noukenova, 31 ans, a été battue à mort par son mari, l’ancien ministre de l’Économie Kuandyk Bichimbaïev, dans le même restaurant où ils avaient autrefois célébré leur mariage. Il l’a torturée pendant des heures dans la cave de l’établissement d’Astana. Des employés ont déclaré plus tard avoir entendu des cris, mais ne pas être intervenus.
ReportageLa région sous autorité de l’Administration autonome du nord et du nord-est de la Syrie, vouée à être dissoute au sein du nouvel Etat, bénéficiait de lois protectrices pour les femmes, fruit d’un combat inédit dans la région depuis des décennies.
Un pays sur quatre faisait déjà état d’un recul des droits des femmes en 2024 (1). En Afghanistan, États-Unis, Iran, Pologne : le droit à disposer de son corps est contesté, les libertés sont restreintes, les violences augmentent. On parle de baklash, de recul des droits des femmes. En plus de ces politiques conservatrices, les conflits armés et le changement climatique aggravent encore les inégalités sexistes. Car quand tout vacille, ce sont presque toujours les femmes et les filles qui paient le prix le plus lourd.
Et pourtant. Partout dans le monde, des femmes s’organisent, se regroupent, agissent. Depuis plus de 80 ans, CARE lutte contre les injustices et défend les droits des femmes. Le combat de ces femmes, notre combat commun montrent une chose essentielle : l’action collective fonctionne. Voici cinq histoires fortes, cinq exemples soutenus par CARE au cours de ces dernières années.
Le 8 mars prochain, pour la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, Amnesty International marchera pour demander la fin des persécutions basées sur le genre perpétrées à l’encontre des femmes et des filles afghanes et exprimer notre solidarité envers ces dernières dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués depuis la prise de pouvoir des talibans il y a près de 5 ans maintenant.
INFORMATIONS PRATIQUES :
QUAND ? Dimanche 8 mars 2026. Heure de RDV pour Amnesty : 13h30 (Départ de la marche : 14h).
OÙ ? Gare Centrale, Place de l’Albertine à 1000 Bruxelles. Point de RDV pour Amnesty : devant l’entrée de la Bibliothèque Royale de Belgique, Boulevard de l’Empereur 2, 1000 Bruxelles.
Pour plus d’informations : Event Facebook
PROGRAMME :
11h : Village féministe (stands, ateliers, performances, musique, parade)
14h : Départ de la Marche
15h30 : Concert (Place de l’Albertine, 1000 Bruxelles)
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