Ilham Omar en rit encore. Même si quinze ans ont passé depuis son premier coup d’éclat, un jour de printemps de l’année 2011. La militante féministe kurde de la ville de Kamechliyé, dans le Nord-Est syrien, apprend à cette époque qu’une jeune fille est enfermée chez elle par un grand frère ulcéré par les supposées « mauvaises fréquentations » de sa benjamine. « Nous y sommes allées à trois femmes. Nous sommes entrées en lui faisant croire qu’une escouade de miliciens armés attendait dans la rue. Puis nous sommes ressorties avec la fille ! ».
Plaidoyer et lobbying
Main navigation
Fin 2023, le féminicide de Saltanat Noukenova a provoqué un tollé au Kazakhstan, déclenchant un débat social sur la violence domestique. Bien que les lois pour criminaliser ces violences aient été renforcées, la militante des droits des femmes Dina Smaïlova doute de leur efficacité.
Au cours d’une nuit de novembre 2023, Saltanat Noukenova, 31 ans, a été battue à mort par son mari, l’ancien ministre de l’Économie Kuandyk Bichimbaïev, dans le même restaurant où ils avaient autrefois célébré leur mariage. Il l’a torturée pendant des heures dans la cave de l’établissement d’Astana. Des employés ont déclaré plus tard avoir entendu des cris, mais ne pas être intervenus.
ReportageLa région sous autorité de l’Administration autonome du nord et du nord-est de la Syrie, vouée à être dissoute au sein du nouvel Etat, bénéficiait de lois protectrices pour les femmes, fruit d’un combat inédit dans la région depuis des décennies.
Un pays sur quatre faisait déjà état d’un recul des droits des femmes en 2024 (1). En Afghanistan, États-Unis, Iran, Pologne : le droit à disposer de son corps est contesté, les libertés sont restreintes, les violences augmentent. On parle de baklash, de recul des droits des femmes. En plus de ces politiques conservatrices, les conflits armés et le changement climatique aggravent encore les inégalités sexistes. Car quand tout vacille, ce sont presque toujours les femmes et les filles qui paient le prix le plus lourd.
Et pourtant. Partout dans le monde, des femmes s’organisent, se regroupent, agissent. Depuis plus de 80 ans, CARE lutte contre les injustices et défend les droits des femmes. Le combat de ces femmes, notre combat commun montrent une chose essentielle : l’action collective fonctionne. Voici cinq histoires fortes, cinq exemples soutenus par CARE au cours de ces dernières années.
Le 8 mars prochain, pour la Journée Internationale de lutte pour les droits des femmes, Amnesty International marchera pour demander la fin des persécutions basées sur le genre perpétrées à l’encontre des femmes et des filles afghanes et exprimer notre solidarité envers ces dernières dont les droits les plus fondamentaux sont bafoués depuis la prise de pouvoir des talibans il y a près de 5 ans maintenant.
INFORMATIONS PRATIQUES :
QUAND ? Dimanche 8 mars 2026. Heure de RDV pour Amnesty : 13h30 (Départ de la marche : 14h).
OÙ ? Gare Centrale, Place de l’Albertine à 1000 Bruxelles. Point de RDV pour Amnesty : devant l’entrée de la Bibliothèque Royale de Belgique, Boulevard de l’Empereur 2, 1000 Bruxelles.
Pour plus d’informations : Event Facebook
PROGRAMME :
11h : Village féministe (stands, ateliers, performances, musique, parade)
14h : Départ de la Marche
15h30 : Concert (Place de l’Albertine, 1000 Bruxelles)
N’hésitez pas à partager cet événement autour de vous et venez nombreux·ses !
Chaque semaine, le DeskFemme d’Actualité.cd propose une chronique dédiée aux droits des femmes en République démocratique du Congo. L’objectif : décrypter un droit fondamental ou mettre en lumière une inégalité juridique à partir des textes en vigueur, avec l’éclairage de juristes spécialisés.
Cette semaine, la chronique s’intéresse aux violences faites aux femmes dans l’espace numérique, communément appelées cyberviolences.
À mesure que l’accès à Internet et aux réseaux sociaux se développe en RDC, de nouvelles formes d’agressions émergent : harcèlement répété par messages ou commentaires insultants, diffusion d’images privées sans consentement, chantage en ligne, usurpation d’identité numérique. Des actes commis derrière un écran, mais dont les conséquences sont bien réelles.
Pour mieux comprendre l’encadrement juridique de ces pratiques, nous avons rencontré Me Grâce Mulumba, juriste spécialisée en genre, droit de la famille et justice numérique.
Selon elle, les cyberviolences regroupent l’ensemble des comportements agressifs, malveillants ou intrusifs exercés par le biais des technologies numériques.
Promulguée depuis le 1er août 2015, la Loi n° 15/013 sur la parité en République démocratique du Congo n’arrive pas à produire des effets réels et mesurables, faute de mécanismes de mise en œuvre ou d’application clairs et opérationnels.
C’est dans cette logique que s’est tenu, les 10 et 11 février à Kinshasa, un atelier visant à analyser, examiner et valider le projet de décret destiné à préciser les modalités d’organisation et de fonctionnement des mécanismes de mise en œuvre de cette loi, à clarifier les rôles et les responsabilités des différents acteurs institutionnels et à renforcer la coordination entre les structures concernées aux niveaux national, provincial et local.
Ouvrant ces assises, la ministre du Genre, Famille et Enfant, Micheline Ombae Kalama, a d’abord souligné que ce décret sous examen « n’est pas une simple formalité juridique, mais une clé qui ouvre la porte à l’effectivité ; une clé qui permet enfin à la parité de quitter le domaine des discours pour entrer dans celui de l’action ». Elle a ensuite invité les participants à « travailler avec rigueur, avec courage, mais aussi avec une vision qui dépasse nos intérêts individuels ».