Plaidoyer et lobbying
Main navigation
Quel est l’un des pires endroits au monde pour une femme ? L’Afghanistan.
C’est ce que la plupart des gens pensent lorsqu’on aborde la question de la crise des droits des femmes sous le régime des talibans. Mais cela ne reflète qu’une partie de la réalité.
En mettant l’accent sur le mot « droits », on occulte un aspect bien plus grave : la manière dont les gens vivent au quotidien dans ce pays. Ce qui se passe actuellement en Afghanistan n’est pas seulement une crise des droits des femmes, mais une véritable catastrophe humanitaire.
Cela a des répercussions sur l’accès aux soins de santé, à l’éducation, aux systèmes alimentaires et aux aides de base, et remet en question la capacité de ces systèmes à fonctionner lorsque la moitié de la population en est exclue. Les femmes n’ayant qu’un accès limité à l’emploi et aux services, la vulnérabilité économique et sociale des ménages s’en trouve grandement aggravée.
Les talibans ont progressivement écarté les femmes des espaces publics, notamment du monde du travail, des soins de santé et de l’éducation. À titre d’exemple, des travailleuses du secteur de la santé ont récemment été bloquées aux portes d’un bureau des Nations unies et se sont vu refuser l’accès aux locaux par les autorités talibanes.
Le régime actuel met en place un système qui détermine qui a le droit d’exister, de fournir de l’aide ou d’en recevoir.
La situation en Afghanistan ne se limite pas à la discrimination fondée sur le genre, il s’agit de l’exclusion totale d’un genre des systèmes publics. La dure réalité des femmes afghanes est moins un problème social qu’une crise structurelle qui influence les institutions et la vie quotidienne.
Le Rubicon : En 2025, la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) a célébré le 50e anniversaire de son indépendance vis-à-vis de l’Australie. La PNG est de loin le plus grand État insulaire du Pacifique et compte entre 11 et 17 millions d’habitants selon les estimations, ce qui contribue à sa riche diversité. Quel type d’État a vu le jour au cours des cinq dernières décennies ?
Mercy Masta : En 50 ans, la Papouasie-Nouvelle-Guinée s’est imposée comme un État fragmenté mais remarquablement résilient. Le pays se caractérise par une extraordinaire diversité culturelle, avec plus de 800 langues et des centaines d’identités culturelles et claniques distinctes. Plutôt que d’évoluer vers un État-nation hautement centralisé, la PNG s’est développée comme un État pluriel, presque hybride, où les institutions gouvernementales officielles coexistent avec des systèmes d’autorité coutumiers, des réseaux de parenté et des structures claniques.
La nature décentralisée de la gouvernance a d’ailleurs permis aux communautés locales de conserver leur autonomie culturelle et de préserver les systèmes traditionnels, notamment dans la prise de décision. Des réformes comme les politiques de décentralisation de 1995 ont donné aux 22 provinces une plus grande responsabilité en matière de développement local. Néanmoins, elles ont également mis en évidence les inégalités entre ces dernièresw au niveau des infrastructures, de l’accès aux soins, de l’éducation et des prestations de services. Dans de nombreuses régions, les figures d’autorité locales (ndlr : on parle de modèle du « Big Man »), les chefs et les meneurs de clans continuent d’exercer une influence significative sur le règlement des différends, les négociations foncières et l’autorité politique, jouissant souvent d’une plus grande légitimité au sein des communautés que les institutions étatiques !
Le club des étudiants en sciences politiques de l’Université de N’Djamena a organisé, ce 28 mars, une conférence-débat sur le campus universitaire Ardep-Djoumal. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de réflexion et d’échanges sur la participation des femmes à la vie publique et politique au Tchad.
Placée sous le thème « La place de la femme tchadienne sur la scène politique », cette rencontre visait à sensibiliser les étudiants et l’opinion publique sur l’importance de l’implication des femmes dans les processus décisionnels. Elle avait également pour objectif d’encourager l’engagement des jeunes filles dans la sphère politique et de promouvoir l’égalité des chances dans la gouvernance publique.
Selon les organisateurs, la femme tchadienne joue un rôle essentiel dans la société, bien au-delà des responsabilités traditionnelles qui lui sont souvent assignées. « Une femme ne doit pas se limiter à la cuisine ni au champ. Elle joue un rôle de médiatrice lors des conflits, aussi bien au sein des familles que dans la communauté », a déclaré Nodjimadji Tatiana, chargée des affaires féminines des étudiants de la faculté.
Poursuivant son intervention, elle a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective pour favoriser le développement du pays : « Nous devons réfléchir comme des Tchadiens. Le développement du pays dépend également de la présence des femmes dans les instances de décision. »
L’Observatoire National des Droits de la Femme et de la Fille lance sa tournée consultative pour renforcer la participation politique des femmes dans le prochain dialogue national.
L’Observatoire National des Droits de la Femme et de la Fille a lancé une tournée consultative visant à échanger avec les différents acteurs et leaders des partis politiques sur les questions liées à la participation politique des femmes, en particulier leur présence effective et leur contribution significative au prochain dialogue national.
Dans ce cadre, une délégation de l’Observatoire, conduite par Son Excellence Mme Fatimetou Mohamed Lemine N’DIAYANE, Présidente de l’Observatoire, a tenu sa première rencontre avec le Président du Parti El Insaf et de la Coordination des partis de la majorité, M. Mohamed Ould Bilal, au siège du parti. Cette rencontre a été consacrée à l’examen des moyens de renforcer la participation effective des femmes au prochain dialogue national et à la vie politique en général.
La Mauritanie a entrepris des efforts en faveur de l’égalité de genre en renforçant son cadre institutionnel, politique et juridique, notamment à travers la ratification d’instruments internationaux des Nations Unies, de l’Union Africaine et de l’Organisation Internationale du Travail (Groupe de Travail des Nations Unies sur la Discrimination à l’Egard des Femmes et des Filles, 2023). Par ailleurs, la Constitution interdit toute forme de discrimination, et le pays a adopté des politiques pertinentes, telles que la Stratégie Nationale d’Institutionnalisation du Genre (2015-2025) (République Islamique de Mauritanie, 2017 ; Agence Française de Développement, 2016). Des unités spécialisées chargées des questions de genre ont également été mises en place au sein des ministères. En outre, l’Observatoire National des Droits des Femmes et des Filles a été créé pour suivre et promouvoir ces droits (Partenariat EDIFIS, 2025 ; Ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille, 2022).
En matière d’éducation, la gratuité de l’éducation à tous les niveaux est assurée par l’Etat, et une révision des manuels scolaires a été entreprise afin d’éliminer les contenus stéréotypés basés sur le genre (UNESCO, 2025). De plus, le gouvernement déploie des efforts pour privilégier les filles dans l’octroi de bourses, avec un quota de 30% pour les filles dans divers programmes. Le taux des filles dans les universités publiques est aussi passé de 37% en 2019 à 48% en 2023 (Carrefour de la République Islamique de Mauritanie, 2012 ; Groupe de Travail des Nations Unies sur la Discrimination à l’Egard des Femmes et des Filles, 2023).
La plus grande peur des Canadiens concernant l’avenir
Si vous regardez les nouvelles, on vous pardonnerait de penser que la plus grande peur qu’ont la plupart des Canadiens à propos de l’avenir, c’est la crise du logement. Ou la crise des soins de santé, si ce n’est, en particulier, la crise de l’abordabilité.
Il n’y a aucun doute que le coût de vie, désespérément élevé, est bien présent à l’esprit.
Mais quand EKOS a demandé aux Canadiens quelle était leur plus grande peur concernant l’avenir du Canada, ce n’était pas le prix de l’épicerie, les soins de santé, le logement, ni même les changements climatiques. La plus grande peur des Canadiens à propos de l’avenir était « la polarisation politique et idéologique croissante. »
La polarisation.
Les politiques toxiques, clivantes, qui « nous » opposent à « eux », voisins contre voisins. Ce genre de polarisation va bien au-delà des désaccords sur des enjeux, ce qui va toujours exister et faire partie d’une démocratie prospère.
Ce genre de polarisation de profonde inquiétude est ce à quoi les chercheurs se réfèrent comme étant une « polarisation affective ». Il s’agit d’une opinion mesquine des autres dans un « camp » distinct qui est souvent poussé par la partisanerie aveugle. Le journaliste Justin Ling décrit ce genre de polarisation comme la division des Canadiens en des « groupements de rage réconfortante ».
Lorsque les dirigeants des partis agissent comme si ces autres partis s’avèrent dangereux, moralement vides, ce genre de politique a éventuellement une répercussion sur la façon dont nous nous percevons comme êtres humains.
Alors que bien des enjeux importants tracassent les Canadiens, à un niveau plus profond, nous sommes préoccupés de la capacité d’un système politique plus polarisé pour les résoudre.