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Plaidoyer et lobbying

Les mouvements de défense des droits des femmes et de l’égalité des genres font face à une réalité difficile, où des environnements politiques changeants, des discours publics en évolution et des conditions de financement incertaines influencent leur capacité d’agir, d’établir des liens et de diriger. 

Selon le rapport 2025 d’ONU Femmes, parmi les 159 pays examinés, près d’un quart déclarent que la réaction contre l’égalité des genres est un obstacle à la mise en œuvre du Programme d’action de Beijing.

Pour que les mouvements féministes restent résilients, influents et durables, l’apprentissage doit aller au-delà des exigences de responsabilisation et devenir un processus collectif qui renforce la solidarité, intensifie le pouvoir et soutient les mesures prises localement.

Cependant, la façon dont l’apprentissage est compris et valorisé dans le secteur du développement est remise en question.

Trop souvent, l’apprentissage est conçu pour servir aux fins de reddition des comptes et de responsabilisation des bailleurs de fonds, au lieu de soutenir la production de connaissances significatives et pertinentes pour ceux qui sont au centre de nos efforts – dans ce cas, les organisations de défense des droits des femmes et les groupes LGBTQI+ avec lesquels nous travaillons. Par conséquent, l’apprentissage est perçu comme extractif et déconnecté des réalités des mouvements eux-mêmes. Comme le souligne le guide 2026 de Coopération Canada sur les perspectives pratiques pour un développement dirigé localement, il est essentiel de reconnaître ces obstacles pour réinventer l’apprentissage en tant que ressource et source de pouvoir.

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La Salama Women’s Institute (SAWI), en collaboration avec le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco), a célébré, ce jeudi 6 juin, la 4ᵉ édition de la Journée internationale de la femme africaine, placée cette année sous le thème « Femmes, paix et parité ».

Organisée sous le haut patronage de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, cette rencontre a permis de mettre en lumière la place des femmes dans les instances de prise de décision en République démocratique du Congo, vingt ans après l’inscription du principe de parité dans les instruments juridiques nationaux.

Prenant la parole, la présidente du Cafco, Grâce Lula, a souligné la nécessité pour la RDC de passer de l’engagement juridique à l’application effective de la loi sur la parité. Selon elle, la RDC a été l’un des premiers pays africains à inscrire ce principe dans ses instruments juridiques, mais le bilan reste mitigé, vingt ans plus tard.

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La récente séance inaugurale de la nouvelle Assemblée du peuple à Damas, organe législatif de la période de transition, a laissé une image politique marquée par de forts contrastes. Sur les 210 sièges, seuls 22 sont occupés par des femmes (10,4 %), dont quinze ont été directement nommées par le président par intérim, Ahmed al-Sharaa, dans le but de corriger la faible représentation féminine résultant du processus de sélection mené par les comités électoraux locaux. La séance a par ailleurs reflété la diversité sociale et confessionnelle du pays, avec l’élection de la chrétienne Madonna Beshara au poste de deuxième vice-présidente de la chambre et la présence de députées issues de différentes communautés, telles que la Kurde Fasla Yusuf ou Mirvet Sobhi Toto, qui s’est présentée en niqab.

Parallèlement, le nouveau gouvernement s’est efforcé de projeter une image d’engagement en faveur de l’autonomisation des femmes sur la scène internationale. Lors de la neuvième Conférence ministérielle de l’Organisation de la coopération islamique sur les femmes, qui s’est tenue à Islamabad, la ministre des Affaires sociales et du Travail, Hind Kabawat, a salué le rôle joué par les femmes syriennes au cours des quatorze années de conflit. Selon elle, ce sont elles qui ont subvenu aux besoins de leurs familles, assuré la continuité de l’éducation, organisé des réseaux de soutien communautaire et contribué à préserver la cohésion sociale alors que les institutions de l’État étaient incapables de répondre aux besoins de la population.

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À 300 kilomètres du cercle arctique, la ville suédoise d'Umeå fait figure de modèle. Depuis les années 1970, cette commune intègre l'égalité entre les femmes et les hommes dans toutes ses politiques publiques, de l'aménagement urbain aux loisirs, en passant par le logement.

"Ma revendication en tant que femme, c'est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de m'adapter au modèle masculin". Ces mots, prononcés en 1975 par la première présidente du , Simone Veil, trouvent un écho particulier dans une ville située au nord de la Suède, à 300 kilomètres du cercle arctique. Son nom : Umeå (prononcez oo-may-yoh).

Présentée comme un "véritable laboratoire du féminisme", cette municipalité sociale-démocrate de 130 000 habitants mène depuis plusieurs décennies une politique ambitieuse en matière d'égalité des sexes. De l'aménagement urbain à la sécurité, toutes les décisions sont passées au crible pour que les préoccupations de chacun soient prises en compte.

"Nous ne nous désignons pas nous-mêmes comme une ville modèle, ce sont les autres qui nous le disent. Mais dans le contexte suédois et européen, Umeå se distingue par un engagement de longue date en faveur de l'égalité des genres, mené de façon systématique et stratégique", exprime Annika Dalén, chargée de l'égalité entre les genres pour la commune. Selon elle, "l'expérience accumulée dans ce domaine permet à la ville d'avoir des bonnes pratiques à partager. L'égalité n'est pas une recette universelle, elle doit s'adapter localement. C'est vital non seulement pour les droits humains, mais aussi pour développer une ville attractive où les gens veulent vivre". "Il est tellement rassurant de vivre ici en tant que femme. On se sent en sécurité", souligne une résidente dans un sujet diffusé par la télévision nationale.

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Dans un contexte où la participation des femmes en politique demeure un enjeu crucial pour la démocratie en Afrique, Kigali a ouvert ses portes à l'Académie africaine pour le leadership politique des femmes. Cette initiative, soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l'Union africaine, vise à former et à autonomiser les femmes leaders sur le continent.

Le lancement de cette académie a eu lieu le 5 août 2026, rassemblant une cinquantaine de participantes issues de plusieurs pays africains. Elles suivront un programme hybride de quatre semaines qui combine enseignements structurés, mentorat et échanges entre pairs. L'objectif est clair : renforcer les capacités des femmes à assumer des rôles décisionnels au sein de leurs pays respectifs.

La nécessité d'une telle académie se fait sentir dans un contexte où les femmes représentent seulement 25 % du personnel électoral en Afrique, selon une étude menée par l'Union africaine. Cette sous-représentation soulève des questions sur l'efficacité et la représentativité des systèmes politiques actuels. Les pays qui ont intégré davantage de femmes dans leurs instances décisionnelles, comme le Rwanda, montrent que la parité peut avoir un impact positif sur les politiques publiques.

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La République démocratique du Congo a officiellement lancé, mardi à Kinshasa, la Quinzaine de la Journée internationale de la Femme africaine (JIFA 2026), une série d'activités consacrées à la promotion du leadership féminin, à l'autonomisation économique des femmes et à la lutte contre les violences basées sur le genre.
La cérémonie d'ouverture s'est tenue à l'espace Ave Maria, dans la commune de Kasa-Vubu, sous l'initiative du ministère du Genre, Famille et Enfant.
Plus de 500 participantes ont pris part à cet événement, parmi lesquelles des représentantes d'organisations de la société civile, des étudiantes, des femmes leaders, des veuves, des anciennes ministres ainsi que plusieurs personnalités politiques et administratives.

Deux thèmes au cœur de l'édition 2026

Cette édition est organisée autour du thème international : « Lutte contre les violences basées sur le genre par l'autonomisation économique de la femme », tandis que le thème national est consacré à « Faire du leadership de la femme africaine un héritage intergénérationnel ».
À travers ces orientations, le gouvernement entend promouvoir des réponses durables aux inégalités persistantes en renforçant les capacités économiques des femmes et leur participation aux instances de décision.

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Pendant des années, l’Europe a traité l’inégalité entre les sexes et la violence sexiste comme des défaillances morales ne relevant pas des priorités de l’UE. Mais cette approche devient de plus en plus difficile à défendre, car la société exige des changements.

Le Parlement européen vient tout juste d’approuver le vote par procuration pour les députées européennes en période de maternité, une décision qui a été prise après que la représentation des femmes au sein de l’institution soit passée de 39,8 % à 38,5 % des nouveaux élus.

De nombreux économistes affirment que l’égalité des sexes n’est plus seulement une question de valeurs. L’inégalité coûte à l’Europe des centaines de milliards d’euros en raison de la perte de productivité, de recettes fiscales et de potentiel de croissance à long terme, car les femmes ne sont pas en sécurité, ne sont pas pleinement représentées et ne sont pas traitées comme des acteurs économiques à part entière.

Article complet.

À l’issue des élections de juin 2024, on pourrait croire à tort que les grands équilibres du Parlement européen ont été préservés, avec le maintien du Parti populaire européen et des Socialistes et Démocrates aux rangs de premier et deuxième groupes politiques. Mais la réalité est beaucoup plus complexe dès lors qu’on analyse ces résultats à l’aune des droits des femmes et de l’égalité de genre.

Notre nouveau rapport dresse un état des lieux post-élections en analysant les stratégies des partis d’extrême droite, le traitement médiatique réservé à ces élections, ainsi que la composition du nouveau Parlement européen. Il propose ensuite une analyse approfondie des dynamiques d’union des partis européens d’extrême droite autour d’idéologies réactionnaires racistes et sexistes. Enfin, Equipop identifie de nombreux leviers d’action concrets pour faire progresser les droits des femmes et des personnes LGBTQIA+ au sein d’une Union européenne transformée par cette montée historique des partis d’extrême droite.

Cliquez ici pour lire l'article complet publié par Equipop en novembre 2024.

Source image : Equipop

 

Afrique Renouveau : Quelles sont les meilleures pratiques que vous aimeriez partager avec d'autres pays en ce qui concerne le travail de votre gouvernement pour l'autonomisation des femmes ?

Dr Mahoi : Tout le monde sait ce que nous avons vécu en Sierra Leone - guerre, Ebola, glissements de terrain, inondations, etc. Dans tous ces cas, ce sont les femmes qui ont le plus souffert, mais nous nous sommes relevés. Aujourd'hui, nous veillons à ce que l'autonomisation des femmes soit au cœur du développement. 

Nous avons ratifié de nombreux accords internationaux tels que la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), le Protocole à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples relatif aux droits de la femme en Afrique, également connu sous le nom de Protocole de Maputo, et la Déclaration de Pékin, etc. Nous sommes donc sur la bonne voie en ce qui concerne la transposition de ces traités et la mise en œuvre de nos mandats et obligations en tant que pays.

Sur le plan national, nous avons adopté de nombreuses lois relatives au genre, telles que la loi de 2007 sur la dévolution des successions, la loi de 2007 sur la violence domestique et la loi de 2009 sur le mariage et le divorce coutumiers. Pour moi, ces lois sont dépassées, même si elles constituaient à l'époque des pas dans la bonne direction.

Ces dernières années, nous avons revu certaines de ces lois et nous essayons de combler les lacunes existantes. Par exemple, en 2019, nous avons révisé la loi sur les infractions sexuelles de 2012, afin d'imposer des peines plus sévères aux auteurs de violences sexuelles. Le président Julius Maada Bio a démontré sa passion pour le bien-être des femmes en déclarant en 2019 l'état d'urgence pour les viols et les violences sexuelles.

Nous avons mis en place un tribunal type pour les infractions sexuelles afin de juger les cas de violence sexuelle à l'encontre des mineurs et d'imposer des sanctions sévères. Ces affaires font désormais l'objet d'une procédure accélérée. Nous avons promulgué la loi sur l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes (GEWE) en 2022, afin de réaffirmer notre engagement en faveur de l'autonomisation des femmes et des filles. Nous avons également adopté la loi sur les droits fonciers coutumiers, qui garantit aux femmes le droit de posséder, de détenir, d'utiliser et d'hériter des terres.

Tous ces efforts se traduisent par des résultats tangibles.

Cliquez ici pour lire l’article intégral publié par les Nations Unies Afrique Renouveau le 30 avril 2024.

Image: Nations Unies Afrique Renouveau

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Près d’un quart de siècle après l’adoption par le Conseil de sécurité de sa résolution 1325 (2000), la participation pleine, égale et véritable des femmes à l’édification de la paix devrait être la norme, et non une aspiration ou une préoccupation secondaire. Les données montrent toutefois que cette situation est loin d’être une réalité. Les femmes continuent d’être régulièrement écartées des processus de paix par les parties aux négociations, et les atrocités commises à l’encontre des femmes et des filles restent bien souvent impunies. Elles continuent de se heurter à des obstacles tenaces qui les empêchent de participer directement aux processus politiques et aux processus de paix, et les organisations de femmes peinent à trouver des ressources alors que les dépenses militaires continuent d’augmenter chaque année. Cette situation perdure même s’il est largement prouvé que la participation des femmes contribue à l’instauration de démocraties plus solides et d’une paix plus durable.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Relief Web, le 24 octobre 2023.

Il suffit d’un instant pour déclencher une révolution, des actions collectives peuvent transformer les lois, l’expression créative peut modifier les comportements, et une invention peut changer le cours de l’histoire. Ce sont ces gouttes d’eau dans la mer qui, en dépit des obstacles, forment ensemble une vague de militantisme en faveur des femmes. Découvrez comment certaines de ces gouttes d’eau, grandes et petites, ont forgé nos vies ainsi que les droits et la vie des femmes et des filles du monde entier.

Découvrez l’histoire du militantisme féminin au fil des générations d’hier et d’aujourd’hui sur ce site interactif développé par ONU Femmes.

La fondation Bill & Melinda Gates et l’initiative No Ceilings de la fondation Bill, Hillary & Chelsea Clinton ont uni leurs forces pour évaluer les éléments de preuve des progrès et des lacunes concernant la situation des femmes et des filles au cours des 20 dernières années. Elles se sont demandées : À quoi ressemble la vie des femmes et des filles dans le monde entier 20 ans après la conférence de Pékin ? Quelles sont les barrières encore en place ? Que nous disent les chiffres ? Dans quelle mesure les lois et politiques ont-elles progressé sur cette période ? De quelles informations avons-nous encore besoin pour évaluer le statut des femmes et des filles ? Ces fondations ont travaillé avec l’Economist Intelligence Unit (EIU) et le WORLD Policy Analysis Center à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) (WORLD) pour analyser les performances de 197 pays et des signataires du programme de Pékin, et dresser un tableau de l’évolution des modes de vie des femmes et des filles depuis la conférence de Pékin.

Les données rassemblées dans ce rapport ont été collectées, dans la mesure du possible, sur une période de 20 ans et comprennent des aperçus régionaux et nationaux de certaines régions. Ces résultats sont présentés dans ce rapport et sont disponibles dans une représentation graphique sur le site www.noceilings.org