Plaidoyer et lobbying
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Le club des étudiants en sciences politiques de l’Université de N’Djamena a organisé, ce 28 mars, une conférence-débat sur le campus universitaire Ardep-Djoumal. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de réflexion et d’échanges sur la participation des femmes à la vie publique et politique au Tchad.
Placée sous le thème « La place de la femme tchadienne sur la scène politique », cette rencontre visait à sensibiliser les étudiants et l’opinion publique sur l’importance de l’implication des femmes dans les processus décisionnels. Elle avait également pour objectif d’encourager l’engagement des jeunes filles dans la sphère politique et de promouvoir l’égalité des chances dans la gouvernance publique.
Selon les organisateurs, la femme tchadienne joue un rôle essentiel dans la société, bien au-delà des responsabilités traditionnelles qui lui sont souvent assignées. « Une femme ne doit pas se limiter à la cuisine ni au champ. Elle joue un rôle de médiatrice lors des conflits, aussi bien au sein des familles que dans la communauté », a déclaré Nodjimadji Tatiana, chargée des affaires féminines des étudiants de la faculté.
Poursuivant son intervention, elle a insisté sur la nécessité d’une prise de conscience collective pour favoriser le développement du pays : « Nous devons réfléchir comme des Tchadiens. Le développement du pays dépend également de la présence des femmes dans les instances de décision. »
L’Observatoire National des Droits de la Femme et de la Fille lance sa tournée consultative pour renforcer la participation politique des femmes dans le prochain dialogue national.
L’Observatoire National des Droits de la Femme et de la Fille a lancé une tournée consultative visant à échanger avec les différents acteurs et leaders des partis politiques sur les questions liées à la participation politique des femmes, en particulier leur présence effective et leur contribution significative au prochain dialogue national.
Dans ce cadre, une délégation de l’Observatoire, conduite par Son Excellence Mme Fatimetou Mohamed Lemine N’DIAYANE, Présidente de l’Observatoire, a tenu sa première rencontre avec le Président du Parti El Insaf et de la Coordination des partis de la majorité, M. Mohamed Ould Bilal, au siège du parti. Cette rencontre a été consacrée à l’examen des moyens de renforcer la participation effective des femmes au prochain dialogue national et à la vie politique en général.
La Mauritanie a entrepris des efforts en faveur de l’égalité de genre en renforçant son cadre institutionnel, politique et juridique, notamment à travers la ratification d’instruments internationaux des Nations Unies, de l’Union Africaine et de l’Organisation Internationale du Travail (Groupe de Travail des Nations Unies sur la Discrimination à l’Egard des Femmes et des Filles, 2023). Par ailleurs, la Constitution interdit toute forme de discrimination, et le pays a adopté des politiques pertinentes, telles que la Stratégie Nationale d’Institutionnalisation du Genre (2015-2025) (République Islamique de Mauritanie, 2017 ; Agence Française de Développement, 2016). Des unités spécialisées chargées des questions de genre ont également été mises en place au sein des ministères. En outre, l’Observatoire National des Droits des Femmes et des Filles a été créé pour suivre et promouvoir ces droits (Partenariat EDIFIS, 2025 ; Ministère de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Famille, 2022).
En matière d’éducation, la gratuité de l’éducation à tous les niveaux est assurée par l’Etat, et une révision des manuels scolaires a été entreprise afin d’éliminer les contenus stéréotypés basés sur le genre (UNESCO, 2025). De plus, le gouvernement déploie des efforts pour privilégier les filles dans l’octroi de bourses, avec un quota de 30% pour les filles dans divers programmes. Le taux des filles dans les universités publiques est aussi passé de 37% en 2019 à 48% en 2023 (Carrefour de la République Islamique de Mauritanie, 2012 ; Groupe de Travail des Nations Unies sur la Discrimination à l’Egard des Femmes et des Filles, 2023).
La plus grande peur des Canadiens concernant l’avenir
Si vous regardez les nouvelles, on vous pardonnerait de penser que la plus grande peur qu’ont la plupart des Canadiens à propos de l’avenir, c’est la crise du logement. Ou la crise des soins de santé, si ce n’est, en particulier, la crise de l’abordabilité.
Il n’y a aucun doute que le coût de vie, désespérément élevé, est bien présent à l’esprit.
Mais quand EKOS a demandé aux Canadiens quelle était leur plus grande peur concernant l’avenir du Canada, ce n’était pas le prix de l’épicerie, les soins de santé, le logement, ni même les changements climatiques. La plus grande peur des Canadiens à propos de l’avenir était « la polarisation politique et idéologique croissante. »
La polarisation.
Les politiques toxiques, clivantes, qui « nous » opposent à « eux », voisins contre voisins. Ce genre de polarisation va bien au-delà des désaccords sur des enjeux, ce qui va toujours exister et faire partie d’une démocratie prospère.
Ce genre de polarisation de profonde inquiétude est ce à quoi les chercheurs se réfèrent comme étant une « polarisation affective ». Il s’agit d’une opinion mesquine des autres dans un « camp » distinct qui est souvent poussé par la partisanerie aveugle. Le journaliste Justin Ling décrit ce genre de polarisation comme la division des Canadiens en des « groupements de rage réconfortante ».
Lorsque les dirigeants des partis agissent comme si ces autres partis s’avèrent dangereux, moralement vides, ce genre de politique a éventuellement une répercussion sur la façon dont nous nous percevons comme êtres humains.
Alors que bien des enjeux importants tracassent les Canadiens, à un niveau plus profond, nous sommes préoccupés de la capacité d’un système politique plus polarisé pour les résoudre.
L’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (NIMD), en partenariat avec le ministère de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, a organisé le mardi 31 mars 2026 à Bujumbura, une conférence-débat sur le leadership féminin et la gouvernance inclusive sous le thème « Rôle des femmes dans le leadership politique ». Elle a réuni des femmes membres des partis politiques ainsi que quelques organisations de la Société civile qui militent pour les droits des femmes et des filles.
Dans son allocution, Dieudonné Ntanago, directeur pays et représentant Légal de NIMD au Burundi, a indiqué que son organisation met en œuvre, depuis octobre 2024, le projet « Appui au renforcement des partis politiques et des OSC en tant que « Gardiens » de la représentativité et participation des femmes et des jeunes dans la vie politique : Arpog. »
Le projet vise à renforcer la participation et la représentativité des femmes et des jeunes dans la vie politique au Burundi.
Financé par l’Union européenne et exécuté en partenariat avec l’Afrabu (Association des Femmes rapatriées du Burundi), le projet appuie les partis politiques et les organisations de la société civile dans la promotion du genre, de la gouvernance inclusive et du dialogue politique.
Le réquisitoire est posé avec une précision chirurgicale. Dans une lettre ouverte datée du 30 mars 2026, l’ADFM dresse un état des lieux sans concession de la participation politique des femmes au Maroc. L’Association, fondée en 1985 et considérée comme l’une des organisations féministes les plus influentes, observe «avec une vive inquiétude le fossé qui persiste entre le discours politique en faveur de la parité et la réalité de l’exclusion effective des femmes des sphères décisionnelles au sein des partis et du Parlement».
Quinze ans de parité constitutionnelle, un bilan qui dérange
Les chiffres avancés dans la lettre sont éloquents. Sur les 395 sièges de la Chambre des représentants, seuls 95 sont occupés par des femmes, soit un taux de 24,3%. À la Chambre des conseillers, la proportion est encore plus faible, oscillant entre 11 et 12%. Quant au taux d’adhésion des femmes aux partis politiques, il ne dépasse pas 8 à 9%, alors même que les femmes constituent plus de la moitié du corps électoral. Des indicateurs qui, quinze ans après l’inscription du principe d’égalité et de parité dans la Constitution de 2011, traduisent une stagnation structurelle que l’ADFM impute à l’absence de «véritable volonté politique de mettre en œuvre le principe de parité».