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Plaidoyer et lobbying

Pendant des années, l’Europe a traité l’inégalité entre les sexes et la violence sexiste comme des défaillances morales ne relevant pas des priorités de l’UE. Mais cette approche devient de plus en plus difficile à défendre, car la société exige des changements.

Le Parlement européen vient tout juste d’approuver le vote par procuration pour les députées européennes en période de maternité, une décision qui a été prise après que la représentation des femmes au sein de l’institution soit passée de 39,8 % à 38,5 % des nouveaux élus.

De nombreux économistes affirment que l’égalité des sexes n’est plus seulement une question de valeurs. L’inégalité coûte à l’Europe des centaines de milliards d’euros en raison de la perte de productivité, de recettes fiscales et de potentiel de croissance à long terme, car les femmes ne sont pas en sécurité, ne sont pas pleinement représentées et ne sont pas traitées comme des acteurs économiques à part entière.

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Il est toujours facile de détruire. Reconstruire, par contre… "C'est pour ça que c'est important de consacrer les avancées dans les lois. Il faut ancrer les acquis pour que ce soit plus compliqué à retirer ensuite", explique Julie Capoulade, chargée de campagne justice de genre chez Amnesty International.

Depuis quelques années, en effet, et notamment dans le domaine des droits des femmes et de l'égalité des genres, la régression est en marche. La Pologne, la Slovaquie, les États-Unis… "Les mouvements anti-genre et les discours anti-droits se sont multipliés. Ces campagnes, financées de façon stratosphérique, minimisent ces droits, notamment sexuels et reproductifs, ou liés à l'égalité des genres… L'évolution est très négative", ajoute Julie Capoulade, interpellée par l'ampleur de cette vague portée par des groupes transnationaux depuis environ 10 ans.

"Tout ça avec une capacité de mobilisation, de réaction et une force de frappe assez inédites. "

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Depuis Pékin 95, des progrès ont été réalisés, mais les défis restent profonds. Les femmes et les jeunes font toujours face à des obstacles majeurs, notamment le manque de financement, les stéréotypes, la violence et l’exclusion des espaces de décision.

Pour construire une participation politique réellement inclusive, il est essentiel d’investir dans l’éducation, le mentorat, les budgets sensibles au genre et les initiatives locales. C’est par l’engagement collectif, la sororité intergénérationnelle et l’implication d’alliés que nous pourrons transformer les structures et renforcer durablement les droits des femmes partout dans le monde.

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Depuis plus de quinze ans, le Département des Côtes-d’Armor s'engage activement pour faire progresser l’égalité entre les femmes et les hommes. Signataire de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale en 2008, il déploie aujourd’hui son 7ᵉ plan d’actions pour la période 2025–2028. Cette nouvelle feuille de route vise à structurer et intensifier les interventions à travers les politiques publiques, en s’appuyant sur trois objectifs principaux : renforcer la mesure et l’impact des actions engagées, éduquer à l’égalité dès le plus jeune âge, et lutter contre toutes les formes de violences et de discriminations.

Afin de rendre visibles et accessibles les initiatives du Département dans ce domaine, nous vous proposons de découvrir les principaux axes d’action déclinés concrètement. Chacune d’elles illustre  la manière dont les Côtes-d’Armor agissent, aux côtés des citoyennes et citoyens ainsi que des partenaires, pour construire un territoire plus juste et plus égalitaire.

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La deuxième journée des rencontres intergénérationnelles des femmes leaders politiques qui se tient à  Nikki depuis le 11 septembre a été consacrée à l’accompagnement des femmes aspirant à une carrière politique. 

Plusieurs organisations et programmes accompagnent le leadership politique féminin au Bénin. Ils sont notamment représentés aux rencontres intergénérationnelles de Nikki, la Fondation Friedrich Ebert, Care Bénin-Togo, l’Institut pour la gouvernance démocratique (IGD) et le Programme d’appui à l’égalité du genre(PAEG). Les représentants de ces structures ont présenté aux participants les plans d’accompagnement destinés aux femmes désireuses de se porter candidates aux élections communales et législatives de janvier 2026.

Toutes les initiatives présentées visent à renforcer les compétences des femmes leaders et à faciliter leur accès aux instances de décision.Un dispositif qui vise à renforcer leurs compétences et à faciliter leur accès aux instances de décision.

Nous avons mis en place un programme d’autonomisation économique des femmes, et de leur leadership, mais aussi de soutien à l’activisme politique des femmes et des jeunes”, a par exemple détaillé Modeste Crescence Anato, représentant Care Bénin-Togo.L’organisation travaille à renforcer le leadership politique des femmes à travers le Projet de Renforment du Leadership des Femmes en Politique (PRLFP) .

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À trois ans de l’échéance de 2028, l'ONG Rien sans les femmes lance déjà sa machine électorale en faveur des femmes aspirant à des fonctions politiques dans plusieurs provinces du pays.

À travers le projet intitulé « TUFAULU PAMOJA 2 » (traduction : Gagnons ensemble), cette organisation citoyenne a présenté, samedi 4 octobre à Kinshasa, aux femmes engagées en politique, les objectifs et la portée de son initiative.

Conçu pour une durée de trois ans, ce projet vise à accompagner plus de 1 000 femmes dans les villes de Kalemie, Bunia, Goma, Bukavu, Kinshasa et Kisangani.

Lors de la session de ce samedi, des femmes issues de plusieurs partis politiques ont été informées du fonctionnement et de l’installation, à Kinshasa, de bureaux-conseils dédiés au coaching des femmes aspirant à des postes politiques.

À travers cette démarche, le Mouvement Rien sans les femmes entend offrir aux bénéficiaires un dispositif combinant des sessions de formation thématiques en groupe et un accompagnement personnalisé par mentorat.

La chargée des programmes au sein du Mouvement, Nathalie Yoka, revient sur la quintessence de ce projet.

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Dans le présent rapport, le Groupe de travail examine la discrimination à l’égard des femmes et des filles dans la vie culturelle et familiale. La construction culturelle du genre détermine le rôle des femmes et des filles au sein de la famille, y compris du mariage. Après avoir analysé le rôle de la culture et de la religion sur le droit à l’égalité pour les femmes et les filles dans la société et la famille, le Groupe de travail redéfinit la famille en intégrant une perspective de genre. En réaffirmant l’égalité entre les sexes et la diversité familiale, le droit à l’égalité des femmes doit être appliqué dans toutes les formes de réglementation de la famille, aussi bien dans les systèmes de droit familial séculier, que dans les systèmes de droit familial religieux imposé par l’État et dans les systèmes juridiques pluralistes. Après avoir rappelé les obligations des États pour lutter contre la discrimination à l’égard des femmes dans la vie culturelle et familiale, le Groupe de travail propose plusieurs recommandations, tirées de bonnes pratiques, afin d’établir une égalité réelle entre les sexes dans la vie culturelle et familiale.

La première conférence mondiale sur les peuples autochtones se termine en se focalisant sur le changement climatique. Le document final se concentre également sur les droits des femmes autochtones et aborde le problème de la violence contre les femmes, et précise que ce dernier "doit être en tête de l’agenda.'

Doit-on s’attendre à ce que la participation des femmes parlementaires modifie les résultats de l’action gouvernementale ? Les raisons qui font penser que les femmes pourraient agir dans une perspective différente de leurs homologues de sexe masculin sont pratiques plutôt que théoriques.

Cette étude, publiée par l’Institut International pour la Démocratie et l’Assistance Electorale en français en 2014, décrit les efforts entrepris par les groupes marginalisés pour surmonter les obstacles mettant en difficulté leur participation politique. S’appuyant sur 38 cas différents, le rapport identifie les principaux facteurs qui empêchent l’inclusion des populations marginalisées dans les structures de prise de décision coutumières et démocratiques. Il met en évidence comment certaines populations marginalisées ont collaboré avec d’autres parties prenantes afin de surmonter les obstacles à leur participation. 

Concrétiser l’égalité entre les femmes et les hommes, une responsabilité de tous : concepts, recommandations normatives et institutionnelles

La Constitution adoptée le 1er juillet 2011 par le Royaume du Maroc constitue un tournant historique, solennisant la reconnaissance du principe de l’égalité entre les femmes et les hommes et l’engagement de le respecter. Ses dispositions en faveur de l’égalité des sexes sont un important aboutissement de plus d’une décennie de réformes, impulsées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et répondant aux revendications et aspirations convergentes de la société civile, des associations de défense des droits des femmes, des organisations politiques et des associations professionnelles d’employeurs et de salariés. Leur effectivité nécessite une vision claire de ce que signifie l’égalité des sexes et des mesures multidimensionnelles pour en assurer la matérialisation aux plans institutionnel, économique, social et culturel.

Lors de sa dixième session en décembre 2011, et en conformité avec les dispositions de l’article 6 de la loi organique n° 60-09, l’Assemblée générale du Conseil Economique et Social (CES) a décidé de consacrer, à titre d’auto-saisine, une série de rapports d’avis à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie économique, sociale, culturelle et politique. Ce premier rapport intitulé « Concrétiser l’égalité entre les femmes et les hommes, une responsabilité de tous » porte sur les concepts, sur les recommandations à caractère normatif, et sur les mesures d’ordre institutionnel. Son objectif est double : il vise, d’une part, à contribuer à éclairer la compréhension du thème de l’égalité et à mettre en exergue la force normative du principe de non-discrimination à l’égard des femmes ; d’autre part, il énonce une série de recommandations destinées à améliorer, au plan institutionnel, l’élimination et la prévention des discriminations en raison du sexe ainsi que la promotion active de l’égalité. De prochains rapports seront consacrés à la promotion de l’égalité et l’élimination des discriminations en matière économique, sociale et culturelle. 

Ce document a été rédigé par un groupe de travail de la Commission des affaires sociales et de la solidarité, et validé par ladite commission le 5 septembre 2012. Il a été présenté à l’examen de l’Assemblée générale du 27 septembre 2012, puis adopté par le Conseil le 29 novembre 2012 avec une abstention et une réserve. 

Ce document est le fruit d’une revue documentaire approfondie et du recueil, par la Commission des affaires sociales et de la solidarité, des points de vue et des propositions de nombreuses parties prenantes. Quatre représentants de départements ministériels ainsi que les points focaux genre relevant de dix-sept départements ministériels ont été auditionnés. Deux ateliers de travail ont été organisés avec dix organisations de la société civile agissant en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. Par ailleurs, des demandes d’information ont été adressées au Ministère de la justice et des Libertés, aux deux Chambres du Parlement, au Conseil Constitutionnel et à la Cour de Cassation.

Ce rapport retrace le travail accompli par divers donateurs multilatéraux en Afrique pour atteindre les objectifs de la conférence Beijing+10. On y décrit les efforts déployés pour réaliser les objectifs stratégiques dans 12 domaines essentiels identifiés dans le Programme d'action, on y propose des leçons précieuses pour l'avenir et on y indique les défis qui restent à relever.

Lire le rapport complet publié par notre partenaire, ONU Femmes (L'UNIFEM)