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Plaidoyer et lobbying

La récente séance inaugurale de la nouvelle Assemblée du peuple à Damas, organe législatif de la période de transition, a laissé une image politique marquée par de forts contrastes. Sur les 210 sièges, seuls 22 sont occupés par des femmes (10,4 %), dont quinze ont été directement nommées par le président par intérim, Ahmed al-Sharaa, dans le but de corriger la faible représentation féminine résultant du processus de sélection mené par les comités électoraux locaux. La séance a par ailleurs reflété la diversité sociale et confessionnelle du pays, avec l’élection de la chrétienne Madonna Beshara au poste de deuxième vice-présidente de la chambre et la présence de députées issues de différentes communautés, telles que la Kurde Fasla Yusuf ou Mirvet Sobhi Toto, qui s’est présentée en niqab.

Parallèlement, le nouveau gouvernement s’est efforcé de projeter une image d’engagement en faveur de l’autonomisation des femmes sur la scène internationale. Lors de la neuvième Conférence ministérielle de l’Organisation de la coopération islamique sur les femmes, qui s’est tenue à Islamabad, la ministre des Affaires sociales et du Travail, Hind Kabawat, a salué le rôle joué par les femmes syriennes au cours des quatorze années de conflit. Selon elle, ce sont elles qui ont subvenu aux besoins de leurs familles, assuré la continuité de l’éducation, organisé des réseaux de soutien communautaire et contribué à préserver la cohésion sociale alors que les institutions de l’État étaient incapables de répondre aux besoins de la population.

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À 300 kilomètres du cercle arctique, la ville suédoise d'Umeå fait figure de modèle. Depuis les années 1970, cette commune intègre l'égalité entre les femmes et les hommes dans toutes ses politiques publiques, de l'aménagement urbain aux loisirs, en passant par le logement.

"Ma revendication en tant que femme, c'est que ma différence soit prise en compte, que je ne sois pas contrainte de m'adapter au modèle masculin". Ces mots, prononcés en 1975 par la première présidente du , Simone Veil, trouvent un écho particulier dans une ville située au nord de la Suède, à 300 kilomètres du cercle arctique. Son nom : Umeå (prononcez oo-may-yoh).

Présentée comme un "véritable laboratoire du féminisme", cette municipalité sociale-démocrate de 130 000 habitants mène depuis plusieurs décennies une politique ambitieuse en matière d'égalité des sexes. De l'aménagement urbain à la sécurité, toutes les décisions sont passées au crible pour que les préoccupations de chacun soient prises en compte.

"Nous ne nous désignons pas nous-mêmes comme une ville modèle, ce sont les autres qui nous le disent. Mais dans le contexte suédois et européen, Umeå se distingue par un engagement de longue date en faveur de l'égalité des genres, mené de façon systématique et stratégique", exprime Annika Dalén, chargée de l'égalité entre les genres pour la commune. Selon elle, "l'expérience accumulée dans ce domaine permet à la ville d'avoir des bonnes pratiques à partager. L'égalité n'est pas une recette universelle, elle doit s'adapter localement. C'est vital non seulement pour les droits humains, mais aussi pour développer une ville attractive où les gens veulent vivre". "Il est tellement rassurant de vivre ici en tant que femme. On se sent en sécurité", souligne une résidente dans un sujet diffusé par la télévision nationale.

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Dans un contexte où la participation des femmes en politique demeure un enjeu crucial pour la démocratie en Afrique, Kigali a ouvert ses portes à l'Académie africaine pour le leadership politique des femmes. Cette initiative, soutenue par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l'Union africaine, vise à former et à autonomiser les femmes leaders sur le continent.

Le lancement de cette académie a eu lieu le 5 août 2026, rassemblant une cinquantaine de participantes issues de plusieurs pays africains. Elles suivront un programme hybride de quatre semaines qui combine enseignements structurés, mentorat et échanges entre pairs. L'objectif est clair : renforcer les capacités des femmes à assumer des rôles décisionnels au sein de leurs pays respectifs.

La nécessité d'une telle académie se fait sentir dans un contexte où les femmes représentent seulement 25 % du personnel électoral en Afrique, selon une étude menée par l'Union africaine. Cette sous-représentation soulève des questions sur l'efficacité et la représentativité des systèmes politiques actuels. Les pays qui ont intégré davantage de femmes dans leurs instances décisionnelles, comme le Rwanda, montrent que la parité peut avoir un impact positif sur les politiques publiques.

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La République démocratique du Congo a officiellement lancé, mardi à Kinshasa, la Quinzaine de la Journée internationale de la Femme africaine (JIFA 2026), une série d'activités consacrées à la promotion du leadership féminin, à l'autonomisation économique des femmes et à la lutte contre les violences basées sur le genre.
La cérémonie d'ouverture s'est tenue à l'espace Ave Maria, dans la commune de Kasa-Vubu, sous l'initiative du ministère du Genre, Famille et Enfant.
Plus de 500 participantes ont pris part à cet événement, parmi lesquelles des représentantes d'organisations de la société civile, des étudiantes, des femmes leaders, des veuves, des anciennes ministres ainsi que plusieurs personnalités politiques et administratives.

Deux thèmes au cœur de l'édition 2026

Cette édition est organisée autour du thème international : « Lutte contre les violences basées sur le genre par l'autonomisation économique de la femme », tandis que le thème national est consacré à « Faire du leadership de la femme africaine un héritage intergénérationnel ».
À travers ces orientations, le gouvernement entend promouvoir des réponses durables aux inégalités persistantes en renforçant les capacités économiques des femmes et leur participation aux instances de décision.

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Quel est l’un des pires endroits au monde pour une femme ? L’Afghanistan.

C’est ce que la plupart des gens pensent lorsqu’on aborde la question de la crise des droits des femmes sous le régime des talibans. Mais cela ne reflète qu’une partie de la réalité.

En mettant l’accent sur le mot « droits  », on occulte un aspect bien plus grave : la manière dont les gens vivent au quotidien dans ce pays. Ce qui se passe actuellement en Afghanistan n’est pas seulement une crise des droits des femmes, mais une véritable catastrophe humanitaire.

Cela a des répercussions sur l’accès aux soins de santé, à l’éducation, aux systèmes alimentaires et aux aides de base, et remet en question la capacité de ces systèmes à fonctionner lorsque la moitié de la population en est exclue. Les femmes n’ayant qu’un accès limité à l’emploi et aux services, la vulnérabilité économique et sociale des ménages s’en trouve grandement aggravée.

Les talibans ont progressivement écarté les femmes des espaces publics, notamment du monde du travail, des soins de santé et de l’éducation. À titre d’exemple, des travailleuses du secteur de la santé ont récemment été bloquées aux portes d’un bureau des Nations unies et se sont vu refuser l’accès aux locaux par les autorités talibanes.

Le régime actuel met en place un système qui détermine qui a le droit d’exister, de fournir de l’aide ou d’en recevoir.

La situation en Afghanistan ne se limite pas à la discrimination fondée sur le genre, il s’agit de l’exclusion totale d’un genre des systèmes publics. La dure réalité des femmes afghanes est moins un problème social qu’une crise structurelle qui influence les institutions et la vie quotidienne.

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Le Rubicon : En 2025, la Papouasie-Nouvelle-Guinée (PNG) a célébré le 50e anniversaire de son indépendance vis-à-vis de l’Australie. La PNG est de loin le plus grand État insulaire du Pacifique et compte entre 11 et 17 millions d’habitants selon les estimations, ce qui contribue à sa riche diversité. Quel type d’État a vu le jour au cours des cinq dernières décennies ?

Mercy Masta : En 50 ans, la Papouasie-Nouvelle-Guinée s’est imposée comme un État fragmenté mais remarquablement résilient. Le pays se caractérise par une extraordinaire diversité culturelle, avec plus de 800 langues et des centaines d’identités culturelles et claniques distinctes. Plutôt que d’évoluer vers un État-nation hautement centralisé, la PNG s’est développée comme un État pluriel, presque hybride, où les institutions gouvernementales officielles coexistent avec des systèmes d’autorité coutumiers, des réseaux de parenté et des structures claniques.

La nature décentralisée de la gouvernance a d’ailleurs permis aux communautés locales de conserver leur autonomie culturelle et de préserver les systèmes traditionnels, notamment dans la prise de décision. Des réformes comme les politiques de décentralisation de 1995 ont donné aux 22 provinces une plus grande responsabilité en matière de développement local. Néanmoins, elles ont également mis en évidence les inégalités entre ces dernièresw au niveau des infrastructures, de l’accès aux soins, de l’éducation et des prestations de services. Dans de nombreuses régions, les figures d’autorité locales (ndlr : on parle de modèle du « Big Man »), les chefs et les meneurs de clans continuent d’exercer une influence significative sur le règlement des différends, les négociations foncières et l’autorité politique, jouissant souvent d’une plus grande légitimité au sein des communautés que les institutions étatiques !

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Dans le présent rapport, le Groupe de travail examine la discrimination à l’égard des femmes et des filles dans la vie culturelle et familiale. La construction culturelle du genre détermine le rôle des femmes et des filles au sein de la famille, y compris du mariage. Après avoir analysé le rôle de la culture et de la religion sur le droit à l’égalité pour les femmes et les filles dans la société et la famille, le Groupe de travail redéfinit la famille en intégrant une perspective de genre. En réaffirmant l’égalité entre les sexes et la diversité familiale, le droit à l’égalité des femmes doit être appliqué dans toutes les formes de réglementation de la famille, aussi bien dans les systèmes de droit familial séculier, que dans les systèmes de droit familial religieux imposé par l’État et dans les systèmes juridiques pluralistes. Après avoir rappelé les obligations des États pour lutter contre la discrimination à l’égard des femmes dans la vie culturelle et familiale, le Groupe de travail propose plusieurs recommandations, tirées de bonnes pratiques, afin d’établir une égalité réelle entre les sexes dans la vie culturelle et familiale.

La première conférence mondiale sur les peuples autochtones se termine en se focalisant sur le changement climatique. Le document final se concentre également sur les droits des femmes autochtones et aborde le problème de la violence contre les femmes, et précise que ce dernier "doit être en tête de l’agenda.'

Doit-on s’attendre à ce que la participation des femmes parlementaires modifie les résultats de l’action gouvernementale ? Les raisons qui font penser que les femmes pourraient agir dans une perspective différente de leurs homologues de sexe masculin sont pratiques plutôt que théoriques.

Cette étude, publiée par l’Institut International pour la Démocratie et l’Assistance Electorale en français en 2014, décrit les efforts entrepris par les groupes marginalisés pour surmonter les obstacles mettant en difficulté leur participation politique. S’appuyant sur 38 cas différents, le rapport identifie les principaux facteurs qui empêchent l’inclusion des populations marginalisées dans les structures de prise de décision coutumières et démocratiques. Il met en évidence comment certaines populations marginalisées ont collaboré avec d’autres parties prenantes afin de surmonter les obstacles à leur participation. 

Concrétiser l’égalité entre les femmes et les hommes, une responsabilité de tous : concepts, recommandations normatives et institutionnelles

La Constitution adoptée le 1er juillet 2011 par le Royaume du Maroc constitue un tournant historique, solennisant la reconnaissance du principe de l’égalité entre les femmes et les hommes et l’engagement de le respecter. Ses dispositions en faveur de l’égalité des sexes sont un important aboutissement de plus d’une décennie de réformes, impulsées par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et répondant aux revendications et aspirations convergentes de la société civile, des associations de défense des droits des femmes, des organisations politiques et des associations professionnelles d’employeurs et de salariés. Leur effectivité nécessite une vision claire de ce que signifie l’égalité des sexes et des mesures multidimensionnelles pour en assurer la matérialisation aux plans institutionnel, économique, social et culturel.

Lors de sa dixième session en décembre 2011, et en conformité avec les dispositions de l’article 6 de la loi organique n° 60-09, l’Assemblée générale du Conseil Economique et Social (CES) a décidé de consacrer, à titre d’auto-saisine, une série de rapports d’avis à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la vie économique, sociale, culturelle et politique. Ce premier rapport intitulé « Concrétiser l’égalité entre les femmes et les hommes, une responsabilité de tous » porte sur les concepts, sur les recommandations à caractère normatif, et sur les mesures d’ordre institutionnel. Son objectif est double : il vise, d’une part, à contribuer à éclairer la compréhension du thème de l’égalité et à mettre en exergue la force normative du principe de non-discrimination à l’égard des femmes ; d’autre part, il énonce une série de recommandations destinées à améliorer, au plan institutionnel, l’élimination et la prévention des discriminations en raison du sexe ainsi que la promotion active de l’égalité. De prochains rapports seront consacrés à la promotion de l’égalité et l’élimination des discriminations en matière économique, sociale et culturelle. 

Ce document a été rédigé par un groupe de travail de la Commission des affaires sociales et de la solidarité, et validé par ladite commission le 5 septembre 2012. Il a été présenté à l’examen de l’Assemblée générale du 27 septembre 2012, puis adopté par le Conseil le 29 novembre 2012 avec une abstention et une réserve. 

Ce document est le fruit d’une revue documentaire approfondie et du recueil, par la Commission des affaires sociales et de la solidarité, des points de vue et des propositions de nombreuses parties prenantes. Quatre représentants de départements ministériels ainsi que les points focaux genre relevant de dix-sept départements ministériels ont été auditionnés. Deux ateliers de travail ont été organisés avec dix organisations de la société civile agissant en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. Par ailleurs, des demandes d’information ont été adressées au Ministère de la justice et des Libertés, aux deux Chambres du Parlement, au Conseil Constitutionnel et à la Cour de Cassation.

Ce rapport retrace le travail accompli par divers donateurs multilatéraux en Afrique pour atteindre les objectifs de la conférence Beijing+10. On y décrit les efforts déployés pour réaliser les objectifs stratégiques dans 12 domaines essentiels identifiés dans le Programme d'action, on y propose des leçons précieuses pour l'avenir et on y indique les défis qui restent à relever.

Lire le rapport complet publié par notre partenaire, ONU Femmes (L'UNIFEM)