Plaidoyer et lobbying
Le National democratic institute (NDI) a officiellement lancé, ce jeudi 10 septembre 2026 à Abidjan, son tout nouveau programme intitulé « Renforcer les partis politiques et promouvoir la participation politique des femmes en toute sécurité ».
Soutenue par le Congrès américain via le National endowment for democracy (NED), pour la promotion de la participation politique des femmes l’initiative nationale lancée par le NDI, d’une durée d’un an, débutée en juin 2026, est déployée en partenariat avec l’Association des femmes juristes de Côte d’Ivoire (AFJCI) et les formations politiques locales.
Le programme s’articule autour de cinq axes majeurs combinant l’appui technique aux partis, le soutien aux réformes institutionnelles internes, la promotion du débat public et la lutte contre les violences faites aux femmes en politique.
Un nouveau rapport du Conseil de l’Europe sur la violence à l’égard des femmes en Estonie met en lumière les efforts déployés par les autorités pour apporter soutien, protection et justice aux victimes. Toutefois, des mesures supplémentaires restent nécessaires dans plusieurs domaines afin de se conformer pleinement à la Convention sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, dite « Convention d’Istanbul ».
Il s’agit du premier rapport d’évaluation thématique du Groupe d’experts sur la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (GREVIO) consacré à l’Estonie au titre de la Convention d’Istanbul.
Les définitions juridiques du viol et de la violence domestique conformes à la convention
Le rapport publié aujourd’hui salue notamment l’introduction, dans le droit pénal, d’une définition du viol fondée sur le consentement et inspirée du modèle « Seul oui veut dire oui ». Cette initiative permet d’augmenter la confiance des victimes dans le système de justice pénale en reconnaissant aussi des formes de violence sexuelle qui ne correspondent pas à l’ancienne définition du viol fondée sur l’usage de la force, et facilite les poursuites contre les auteurs de ces violences.
Il y a aussi eu d’autres progrès : par exemple, la loi sur l’aide aux victimes comporte désormais une définition de la violence domestique qui est conforme à la convention ; les études qui ont été menées ont livré des données probantes sur lesquelles s’appuyer pour élaborer des politiques destinées à prévenir et combattre la violence à l’égard des femmes ; et les programmes scolaires ont été révisés de manière à ce que l’éducation à la sexualité figure obligatoirement parmi les matières enseignées à tous les niveaux du système éducatif.
Nous revenons sur le conflit dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo. Un conflit qui oppose l’armée congolaise aux rebelles de l’AFC/M23 et pour lequel plusieurs tentatives de cessez-le-feu ont échoué.
Or, chaque bataille signifie de nouvelles violences pour les civils. Les enfants figurent parmi les plus vulnérables - ils sont parfois recrutés de force pour se battre. Et puis les femmes, aussi, sont souvent victimes de violences sexuelles, en plus de la souffrance et des pertes liées aux combats.
Pourtant, certaines d'entre elles refusent de subir, sans rien faire, les conséquences d'une guerre qu'elles ne considèrent pas comme la leur. Regroupées dans des associations, certaines femmes ont décidé de tenter d'agir pour un retour à la paix. C'est le cas par exemple de Liberata Rubumba, présidente du Programme d'action communautaire des femmes pour le développement intégré (Pakofeti), et du Réseau des femmes ambassadrices et médiatrices pour la paix au Nord-Kivu. Elle est notre invitée cette semaine et elle revient sur son action, au micro de Sandrine Blanchard.
Les mouvements de défense des droits des femmes et de l’égalité des genres font face à une réalité difficile, où des environnements politiques changeants, des discours publics en évolution et des conditions de financement incertaines influencent leur capacité d’agir, d’établir des liens et de diriger.
Selon le rapport 2025 d’ONU Femmes, parmi les 159 pays examinés, près d’un quart déclarent que la réaction contre l’égalité des genres est un obstacle à la mise en œuvre du Programme d’action de Beijing.
Pour que les mouvements féministes restent résilients, influents et durables, l’apprentissage doit aller au-delà des exigences de responsabilisation et devenir un processus collectif qui renforce la solidarité, intensifie le pouvoir et soutient les mesures prises localement.
Cependant, la façon dont l’apprentissage est compris et valorisé dans le secteur du développement est remise en question.
Trop souvent, l’apprentissage est conçu pour servir aux fins de reddition des comptes et de responsabilisation des bailleurs de fonds, au lieu de soutenir la production de connaissances significatives et pertinentes pour ceux qui sont au centre de nos efforts – dans ce cas, les organisations de défense des droits des femmes et les groupes LGBTQI+ avec lesquels nous travaillons. Par conséquent, l’apprentissage est perçu comme extractif et déconnecté des réalités des mouvements eux-mêmes. Comme le souligne le guide 2026 de Coopération Canada sur les perspectives pratiques pour un développement dirigé localement, il est essentiel de reconnaître ces obstacles pour réinventer l’apprentissage en tant que ressource et source de pouvoir.
La Salama Women’s Institute (SAWI), en collaboration avec le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise (Cafco), a célébré, ce jeudi 6 juin, la 4ᵉ édition de la Journée internationale de la femme africaine, placée cette année sous le thème « Femmes, paix et parité ».
Organisée sous le haut patronage de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, cette rencontre a permis de mettre en lumière la place des femmes dans les instances de prise de décision en République démocratique du Congo, vingt ans après l’inscription du principe de parité dans les instruments juridiques nationaux.
Prenant la parole, la présidente du Cafco, Grâce Lula, a souligné la nécessité pour la RDC de passer de l’engagement juridique à l’application effective de la loi sur la parité. Selon elle, la RDC a été l’un des premiers pays africains à inscrire ce principe dans ses instruments juridiques, mais le bilan reste mitigé, vingt ans plus tard.
La récente séance inaugurale de la nouvelle Assemblée du peuple à Damas, organe législatif de la période de transition, a laissé une image politique marquée par de forts contrastes. Sur les 210 sièges, seuls 22 sont occupés par des femmes (10,4 %), dont quinze ont été directement nommées par le président par intérim, Ahmed al-Sharaa, dans le but de corriger la faible représentation féminine résultant du processus de sélection mené par les comités électoraux locaux. La séance a par ailleurs reflété la diversité sociale et confessionnelle du pays, avec l’élection de la chrétienne Madonna Beshara au poste de deuxième vice-présidente de la chambre et la présence de députées issues de différentes communautés, telles que la Kurde Fasla Yusuf ou Mirvet Sobhi Toto, qui s’est présentée en niqab.
Parallèlement, le nouveau gouvernement s’est efforcé de projeter une image d’engagement en faveur de l’autonomisation des femmes sur la scène internationale. Lors de la neuvième Conférence ministérielle de l’Organisation de la coopération islamique sur les femmes, qui s’est tenue à Islamabad, la ministre des Affaires sociales et du Travail, Hind Kabawat, a salué le rôle joué par les femmes syriennes au cours des quatorze années de conflit. Selon elle, ce sont elles qui ont subvenu aux besoins de leurs familles, assuré la continuité de l’éducation, organisé des réseaux de soutien communautaire et contribué à préserver la cohésion sociale alors que les institutions de l’État étaient incapables de répondre aux besoins de la population.