En Île-de-France, seules deux maires sur dix sont des femmes. Un chiffre à peine plus élevé ailleurs en France. Malgré plus de vingt ans de lois sur la parité, les postes les plus visibles du pouvoir local restent majoritairement occupés par des hommes. Pour tenter de casser ce plafond de verre, il a fallu passer par des règles obligatoires. Depuis 2013, les communes de plus de 1 000 habitants doivent présenter autant de femmes que d’hommes sur leurs listes. À partir de mars 2026, cette obligation s’appliquera à toutes les communes, même les plus petites.
Élections
Les scrutins à venir, dont le vote des électeurs est prévu le 23 septembre 2026, approchant, l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM) s’adresse aux leaders des partis politiques pour les enjoindre à adopter des engagements concrets afin d’accroître le nombre de candidates dans les différentes circonscriptions législatives des différentes régions. L’association préconise d’’instaurer un taux minimal de 30% de candidatures féminines, en particulier dans ce qui est qualifié de «circonscriptions électorales verrouillées», où les chances de victoire sont assurées pour des partis où les votes de l’électorat leur sont acquis. Cette mesure pourrait permettre de pallier des lacunes à propos du seuil de la représentativité féminine, fixé par les termes de la loi organique de la Chambre des représentants, relaie Al Ahdath Al Maghribia de ce jeudi 2 avril.
Dans cette communication, adressée aux secrétaires généraux des différents partis, les leaders de l’ADFM insistent sur le fait qu’il sera nécessaire d’établir des critères clairs pour sélectionner les candidates et les candidats, qui se fondent sur leurs compétence et leur sens des responsabilités. L’ONG appelle aussi à une amélioration de la législation en la matière, afin de mettre fin à diverses formes de discriminations et de violences d’ores et déjà identifiées par ses militantes.
"Le 16 avril, le Parlement se réunira pour examiner un important projet de loi qui va faire avancer la représentation des femmes" dans les assemblées parlementaires, a annoncé jeudi le Premier ministre Narendra Modi sur son site internet.
A ce jour, la chambre base du Parlement (Lok Sabha) compte 15% d'élues, soit 75 de ses 543 membres.
"Il est impératif que la loi sur la représentation des femmes s'applique pour les élections à la Lok Sabha prévues en 2029 et toutes celles prévues à l'avenir dans les assemblées des différents Etats", a souligné M. Modi, "les sociétés progressent quand les femmes progressent".
Bien que votée en 2023, la loi sur la représentation des femmes n'est toujours pas entrée en vigueur à cause des retards pris par le recensement de la population du pays le plus peuplé du monde, estimée à 1,4 milliard d'habitants.
Prévu tous les dix ans, ce comptage prévu en 2021 a été longtemps reporté en raison de la pandémie de Covid.
À un mois des élections municipales, dossier spécial sur la parité, et la place des femmes dans la politique locale, sur ICI Lorraine ce lundi 16 février. En Meurthe-et-Moselle, on compte environ 17% de maires femmes. Il y a encore des progrès à faire, en particulier dans les intercommunalités.
Va-t-on se rapprocher d'une représentation 50-50 entre les femmes et les hommes après les élections municipales ? Si la loi oblige désormais tous les candidats à présenter une liste paritaire, que ce soit dans une grosse ville comme dans un village en pleine campagne, elle présente quand même des limites. C'est l'analyse de Nicolas Hubé, professeur à l'Université de Lorraine en sciences de l'information et de la communication.
À la veille des élections au Bangladesh, jeudi 12 février 2026, les jeunes Bangladais nourrissent l'espoir d'un renouveau démocratique capable de transformer leur quotidien. Cette génération aspire avant tout à voir ses droits fondamentaux enfin garantis. Un scrutin qui cristallise avant tout une exigence de dignité et de justice sociale, scruté de près par la Chine ou encore l’Inde.
Sous les briques rouges de l’université de Dacca, capitale du Bangladesh, l’effervescence des grands jours a laissé place à un calme attentif. Assis sur les pelouses du campus, les jeunes discutent du scrutin du jeudi 12 février. Parmi eux, Towfik, jeune ingénieur, pour qui l'enjeu est bien élémentaire. « Si le futur gouvernement pouvait être moins répressif que les précédents, ce serait déjà une bonne chose. Les Bangladais sont très courageux, très entrepreneurs, et veulent améliorer leur sort en travaillant », explique-t-il au micro de notre envoyé spécial à Dacca, Abdoolah Earally.
Un désir partagé par Takwa, étudiante engagée lors du soulèvement de juillet 2024 qui a précipité la chute de l’ancienne Première ministre, Sheikh Hasina. Elle réclame un droit fondamental : « La liberté d'expression a beaucoup été opprimée par le passé. Je suis étudiante et je veux faire entendre ma voix. »
Les élections municipales se profilent : elles auront lieu les 15 et 22 mars prochain. En ce moment même se décide qui figurera ou non sur les listes et à quelle place. L’enjeu de la féminisation des élus porte à la fois sur la part des femmes, notamment dans les plus petites communes, mais aussi sur les postes qu’elles occuperont. Depuis les dernières élections municipales de 2020, 41,5 % des élus sont des femmes, contre 39,2 % à la suite des élections de 2014, selon une étude de la Caisse des Dépôts [1]. Les femmes gagnent lentement leurs places à cet échelon de la politique locale. La parité n’est pas très loin d’être atteinte en ce qui concerne les conseillers municipaux (hors maires et adjoints), qui comptent 45 % de femmes.
Malgré ces progrès, les femmes se heurtent toujours à un plafond de verre. Elles restent très peu nombreuses à exercer les plus hautes fonctions exécutives : les postes de maires sont encore occupés par 82 % d’hommes. Les femmes à la tête de grandes villes comme Paris, Nantes, Strasbourg ou encore Poitiers masquent cet écart. Seulement 36 % des adjoints au maire sont des femmes, malgré une progression de 5,2 points par rapport à la situation qui prévalait avant les élections municipales de 2020, et elles sont souvent en charge de délégations comme l’action sociale ou la petite enfance, avec moins de pouvoirs qu’aux finances, aux transports, à la sécurité, etc. par exemple.