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Élections

En dépit des efforts déployés pour augmenter la participation féminine aux élections municipales, elles sont toujours moins nombreuses à solliciter la fonction de conseillère ou de mairesse. En 2021, les femmes représentaient, au Québec, un peu plus du tiers (36,5 %) des élus.

Dans la MRC de Lotbinière, elles étaient un peu moins que le tiers (32,5 %). Bien que cette proportion soit faible, elle est la plus élevée depuis l’élection de 2005 et constitue une nette progression par rapport à ce scrutin où elles comptaient pour seulement 23 % de la cohorte d’élus.

«D’une élection à une autre, les statistiques démontrent que la proportion de femmes qui se portent candidates aux élections générales municipales du Québec équivaut pratiquement à la proportion de femmes qui accèdent à la fonction d’élues municipales. Ce constat laisse penser que lorsque les femmes présentent leur candidature aux élections municipales, elles ont autant de chances que les hommes d’être élues», peut-on lire dans une étude publiée en 2022 par le ministère des Affaires municipales.

Cette conclusion se vérifie aussi dans la MRC de Lotbinière. Pour la période de 2005 à 2021, la proportion d’élues est égale et parfois même un peu plus élevée que celle des candidates.

En 2021, les femmes représentaient 31 % des candidatures et 32,5 % des élues ; en 2017, elles comptaient pour 24 % des candidatures et 26,9 % des élues ; en 2013, elles étaient 26 % des candidates et 26,1 % des élues ; en 2009, elles représentaient 27 % des candidatures et 29 % des élues. Enfin, en 2005, elles comptaient pour 23 % des candidatures et 23 % des élues.

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Entre 2005 et 2021, le Bas-Saint-Laurent a fait des progrès constants en termes de représentation féminine en politique municipale.

À la dernière élection municipale, la région suivait la tendance provinciale avec 39,8 % de conseillères municipales élues, mais accusait un certain retard au niveau des mairesses élues, avec un taux de 20 % de femmes à ce titre.

Quelle sera la situation lors des élections du 2 novembre prochain ? Est-ce que les femmes seront au rendez-vous ?

Plusieurs enjeux sont régulièrement soulevés afin d’expliquer pourquoi les femmes ne font pas le saut en politique.

La socialisation différente des filles et des garçons, la répartition des tâches domestiques et les défis liés à la conciliation famille-travail, le manque de ressources financières ou encore le côté rébarbatif de certaines cultures au sein d’institutions politiques sont parmi les éléments qui sont le plus fréquemment abordés pour expliquer ces écarts.

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La politique municipale a des effets concrets sur une foule d’éléments du quotidien des citoyens. Parce que les femmes sont encore bien moindrement représentées que leurs homologues masculins au sein des conseils municipaux, celles désireuses de s’y faire une place doivent apprendre à se faire confiance. Plusieurs élues ont ouvert la voie en ce sens, mais il reste des préjugés à combattre.

C’est parce qu’elle s’était beaucoup investie pour faire installer un parc pour enfants et organiser la fête nationale que Marilyn Nadeau s’est fait demander en 2009, par le maire de Saint-Jean-Baptiste, de se présenter comme conseillère municipale.

« Il avait besoin d’une femme dans le conseil municipal, se souvient celle qui avait 33 ans et deux jeunes enfants lorsqu’elle s’est fait élire. Une fois en poste, mes collègues, qui étaient tous des hommes plus âgés que moi, me disaient qu’on me laisserait les affaires de fifilles ! »

Lorsqu’elle s’est présentée comme mairesse en 2013, elle en a dérangé certains qui ont même essayé de l’en dissuader. La veille des élections, alors qu’elle rentrait du travail et que ses enfants revenaient de l’école, l’un de ces hommes l’attendait sur sa galerie pour lui dire de laisser sa place parce que, comme mère de jeunes enfants, elle ne pourrait pas faire le travail.

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CHRONIQUE / Ceux qui espéraient voir une plus grande représentation des femmes en politique municipale ici, dans la région, resteront peut-être sur leur appétit et devront vraisemblablement attendre à l’élection de 2029. Pour l’ensemble du territoire desservi par Le Nouvelliste, on compte précisément un tiers de candidatures féminines comparativement à deux tiers de candidatures masculines. C’est un peu moins qu’en 2021, mais c’est bien meilleur qu’en 2017, alors qu’on comptait moins de 100 femmes candidates.

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Alors qu’on est toujours bien loin de la parité hommes/femmes au sein de la Chambre des députés, les législatives de ce week-end ont toutefois permis de rebattre les cartes : malgré un nombre bien moindre de femmes candidates sur les listes que celui des hommes, le « vote préférentiel » a joué cette année en faveur des femmes – et des jeunes.

C’est un constat fait régulièrement – déploré tout autant par les associations féministes et pas seulement : le monde de la politique tchèque reste très masculin. De nombreuses femmes se décident pourtant de s’y lancer, mais au risque d’y perdre des plumes : entre les remarques misogynes toujours pas passées de mode et les horaires parfois déments des sessions parlementaires qui permettent difficilement de concilier vie privée et vie professionnelle, certaines jettent l’éponge en cours de route face aux obstacles trop contraignants.

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Jamais une femme n’a été maire de Nîmes. Et plusieurs femmes politiques estiment qu’elles sont davantage attaquées que les hommes.

Petite pique de l’élu nîmois Richard Tibérino (pro Proust) à Sophie Roulle (pro Plantier) la semaine dernière, réponse cinglante de plusieurs élus de l’Agglo à Valérie Rouverand à propos de l’aéroport il y a quelques mois… Les femmes, en politique, seraient-elles davantage attaquées que les hommes, lors de cette campagne municipale ? Et au-delà, leur parcours est-il plus compliqué, en tant que femme, pour défendre leurs idées ?

Seule femme officiellement candidate pour les municipales 2026, Valérie Rouverand ne fait pas de sa condition féminine un atout ou une faiblesse, mais constate amèrement qu’à Nîmes : "On est dans un système de pouvoir féodal, masculin. Cela fait 25 ans que la ville est gérée par des hommes, et je comprends que voir une femme arriver, ça puisse bousculer".

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