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Parlements et élus

Depuis la réforme constitutionnelle de 1999, la représentation des femmes en politique s’est améliorée au fil du temps. Pourtant, le dispositif de la parité homme-femme peine à s’imposer au sein du pouvoir local à l'approche des élections municipales.

Avec
  • Léa Chamboncel, journaliste politique chez Backseat, fondatrice du média Popol
  • Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France, ancienne ministre
  • Julia Mouzon, fondatrice du réseau Elueslocales.fr

Si la semaine précédente, nous parlions du bien le plus précieux pour l’Homme : l’eau, aujourd'hui Le téléphone sonne se concentre sur la parité en politique au niveau local. Un sujet prioritaire depuis les années 1990, mais qui manque de résultat concret.

Le dispositif sur la parité entre les hommes et les femmes en politique est de plus en plus exigeant. Les lois qui se sont succédé depuis 25 ans ont précisé les obligations lors des élections nationales, régionales, cantonales puis municipales.

La dernière en date se vérifie le 07 avril dernier, le Parlement a voté en faveur d’une loi imposant la parité dans les communes de moins de 1000 habitants. Une réelle avancée pour certains et une contrainte pour d’autres qui pensent que cette obligation aurait pour conséquence un manque de candidats sur les listes. Pourtant, sur le plan local, il y a encore du chemin à faire. Selon la dernière étude de la Caisse des dépôts publiée en septembre 2025, en France on ne compte que 17,5 % de femmes maires et dans les conseils des communes de moins de 1000 habitants, elles ne représentent que 37 %. Au niveau local comme au niveau national, un constat est clair, les femmes manquent à l'appel.

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Dans la région, les femmes représentent 43% des élu-es, d’après l’INSEE CVL. Des chiffres encourageants, obtenus notamment grâce à la loi organique du 17 mai 2013 qui exige que les listes municipales soient soumises à l’exigence paritaire dans les communes de 1 000 habitant-es et plus. Mais maintenant, la loi du 21 mai 2025 impose à toutes les communes, sans critère de taille, l’exigence paritaire des listes municipales. Une disposition qui devra s’appliquer aux prochaines élections municipales de 2026. Le réseau d’associations Elles Aussi, à travers une exposition et une vidéo sur l’Histoire du droit de vote des femmes, ainsi qu’un guide pratique, veut montrer qu’il est possible d’atteindre la parité.

Une parité atteignable

Sachant que 70% des 1 755 communes de la région possèdent moins de 1 000 habitant-es, c’est un défi de taille. L’association Elles Aussi propose justement un guide pour aider les femmes à s’engager car, à la phrase “On ne va jamais trouver les femmes” elles répondent que “chaque fois, on a trouvé des femmes“. Gaëlle Lahoreau, vice-Présidente de la Région déléguée à la Démocratie permanente, à la citoyenneté, aux initiatives locales et à l’éducation populaire, poursuit dans ce sens : “Il ne faut pas être inquiets et inquiètes pour les élections à venir du mois de mars, toutes les communes vont trouver des femmes pour remplir leur liste”. De même, Chantal Blot, conseillère municipale à Olivet, souligne que, même si “certains disent que ces lois paritaires sont stupides”, elles permettent justement “d’encourager les femmes à se présenter“. 

Dans la région, les chiffres vont donc dans la bonne direction : 1/3 des communes ont déjà la parité. Cela montre que la parité pour toutes les communes est atteignable. Certaines relèvent d’ailleurs déjà avec brio cette exigence. D’après les chiffres de Gaëlle Lahoreau, la commune de Luzé, en Indre-et-Loire par exemple, présente un conseil municipal avec 83% de femmes. En revanche, sept communes ne présentent toujours aucune femme au sein de leur conseil municipal, notamment : Trinay, dans le Loiret ; Lumeau, Le Mesnil-Thomas et Villampuy en Eure-et-Loir ; ainsi que Pray, Saint-Jacques-des-Guérets et Villeneuve-Frouville dans le Loir-et-Cher. 

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Le patriarcat aime nous bercer d’un récit qui l’arrange : celui d’une égalité entre les femmes et les hommes enfin atteinte, presque dépassée, reléguée aux luttes d’hier. Pourtant, quotidiennement, l’actualité se charge de contredire frontalement ce discours. Si le féminisme continue de déranger autant, ce n’est pas par excès idéologique, mais parce que les dominations qu’il combat sont toujours là, bien réelles. Et que celles et ceux qui bénéficient de ces dominations veulent conserver le pouvoir.

On oppose souvent aux luttes féministes un argument prétendument imparable : « la loi garantit l’égalité ». Comme si la loi était exhaustive et couvrait tous les cas de figures. Comme si l’inscription d’un principe dans un texte suffisait à le rendre effectif.

Or la prétendue égalité juridique ne supprime ni les pratiques discriminatoires, ni les rapports de domination, ni les représentations sexistes qui continuent de structurer les institutions, les médias et les comportements sociaux. Confondre l’intention normative avec la réalité vécue, c’est précisément ce qui permet de nier les violences persistantes.

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Dans l’émission « Les candidats face aux femmes », Ahoua Don Mello dévoile un programme audacieux axé sur la reconnaissance du travail domestique, la santé maternelle et la lutte contre les stéréotypes culturels.

L’émission Les candidats face aux femmes continue de s’imposer comme le rendez-vous incontournable de l’élection présidentielle ivoirienne de 2025. Après Jean-Louis Billon et Henriette Lagou, c’était au tour d’Ahoua Don Mello, candidat déclaré à la magistrature suprême, de présenter sa vision sur l’émancipation des femmes, ce jeudi soir, devant un panel d’expertes de haut niveau.

L’émission, initiée par Rebecca Yao, experte en genre et présidente de l’ONG Femmes Ivoiriennes en Politique, a permis de poser un cadre rigoureux au débat. Elle était accompagnée du Professeur Weu Mélanie Tia, spécialiste en néphrologie et immunologie, enseignante-chercheure, et secrétaire adjointe de l’Association des Femmes Chercheurs de Côte d’Ivoire.

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Les femmes continuent d’être largement sous-représentées parmi les candidats aux postes de maire et de conseiller municipal. Leur présence a augmenté très faiblement par rapport aux dernières élections et chute même dans certaines villes, ce qui fait craindre d’importants reculs dans l’avenir.

« C’est la plus légère augmentation qu’on a jamais eue depuis 2005 », lance en entrevue la directrice générale du Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD), Esther Lapointe. « C’est très malheureux, ce qui se passe en ce moment, et surtout, c’est très mauvais pour la démocratie. On n’a même pas atteint la parité qu’on est déjà en train de reculer. »

Quand elles sont candidates, les femmes sollicitent surtout des postes de conseillère municipale. Elles représentent en effet 38 % de ces candidatures.

Mais elles sont encore moins nombreuses à briguer la mairie : une femme est dans la course dans une ville sur quatre seulement.

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Aux États-Unis, la plus jeune enfant mariée avait dix ans. Aux États-Unis, Paige, 28 ans, n’a pas pu avorter de son violeur et bourreau. Aux États-Unis, Ambre est morte au même âge d’une septicémie faute de soins, après avoir tenté d’avorter par ses propres moyens. Mais que dire aussi de Tony, condamnée à 20 ans de prison, qu’elle a effectué quasi intégralement, pour n’avoir pas su protéger son fils des coups de son...

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Les femmes continuent d’être largement sous-représentées parmi les candidats aux postes de maire et de conseiller municipal. Leur présence a augmenté très faiblement par rapport aux dernières élections et chute même dans certaines villes, ce qui fait craindre d’importants reculs dans l’avenir.

« C’est la plus légère augmentation qu’on a jamais eue depuis 2005 », lance en entrevue la directrice générale du Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD), Esther Lapointe. « C’est très malheureux, ce qui se passe en ce moment, et surtout, c’est très mauvais pour la démocratie. On n’a même pas atteint la parité qu’on est déjà en train de reculer. »

Quand elles sont candidates, les femmes sollicitent surtout des postes de conseillère municipale. Elles représentent en effet 38 % de ces candidatures.

Mais elles sont encore moins nombreuses à briguer la mairie : une femme est dans la course dans une ville sur quatre seulement.

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La politique en faveur des droits des femmes s'est imposée, en France, comme une politique de l'égalité entre les sexes. Il ne s'agit pas de reconnaître des droits spécifiques aux femmes mais, au contraire, de mettre fin aux discriminations dont elles sont victimes.

État des lieux

C’est en 1974 qu’est créé le premier secrétariat d’État à la condition féminine. Sa titulaire, Françoise Giroud, définit ainsi sa mission : les femmes sont une catégorie à part et ce qu’il faut arriver à faire justement, c’est qu’elles cessent de l’être. Après une période au ton plus militant symbolisée par le ministère des droits des femmes dirigé par Yvette Roudy, la politique d'égalité s'impose et, à partir des années 2000, la terminologie officielle consacre cette tendance. L'administration en charge de promouvoir les droits des femmes devient le service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En 2025, de nombreuses inégalités entre les deux sexes persistent. Ainsi, en matière d’égalité professionnelle, la situation des femmes sur le marché du travail reste plus fragile que celle des hommes. En ce qui concerne la parité politique, les élections législatives de juin 2017 ont certes vu le nombre de femmes élues battre un record avec 224 députées, soit 38,8% des 577 sièges de l'Assemblée nationale, mais, le nombre de femmes est en recul lors des scrutin de juin 2022 et de juin-juillet 2024. Au niveau communal, seulement un maire sur cinq est une femme (chiffre pour 2020). Enfin, les actes de violences contre les femmes, en augmentation année après année, constituent la manifestation la plus aiguë de l’inégalité homme-femme. Ces actes sont réprimés de plus en plus sévèrement en France. Avec le procès de Mazan à l'automne 2024, le débat sur le viol et sa définition juridique a pris de l'ampleur.

Lisez ici l'article complet publié par Vie Publique le 3 mars 2025.

Image de Vie Publique

 

De retour à la demande générale, le Baromètre Afrique 2024 sur la PPF lance un avertissement sévère mais apporte également de nouvelles perspectives fraîches. Avec une représentation de femmes au Parlement qui n'a augmenté que d'un point de pourcentage depuis le Baromètre de 2021, il faudrait attendre jusqu'à l'an 2100 - à ce rythme - pour que la parité hommes-femmes soit une réalité. Mais 41 pays africains ont désormais une forme de quota au niveau local ou national. L'Afrique abrite le leader mondial en termes de PPF (le Rwanda, avec 61 % de femmes au Parlement), mais aussi le pays qui se classe dernier en la matière, (le Nigeria avec 4 %). Ce Baromètre coïncide avec les consultations sur la recommandation Générale 40 (RG 40) de la Convention sur l'élimination de toutes les forms de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW/CEDEF), qui innove en faisant de 50 % (et non de 30 %) la nouvelle norme pour la PPF. La RG 40 va également «au-delà des chiffres» de manière sérieuse, en mettant au défi les gouvernements de considérer les mesures qui peuvent promouvoir la diversité, l'inclusion, la justice climatique, l'intelligence artificielle (IA) et une véritable participation politique des femmes. Pour l'Afrique, l'avenir est jeune et il est féminin !

Cliquez ici pour lire et télécharger le Baromètre 2024 sur la participation politique des femmes en Afrique.

 

La finance verte, avec ses outils comme les green bonds, fait partie de l’arsenal existant pour relever les défis climatiques et économiques actuels. Devant ses limites néanmoins et pour aller plus loin, un élément mériterait davantage d’attention selon une étude que nous avons menée récemment : la place des femmes dans les instances législatives. De précédents travaux montrent que les femmes en politique tendent à favoriser les orientations axées sur la durabilité et le bien-être collectif, influençant directement les choix en matière d’écologie et d’économie verte.

En couvrant des régions géographiquement et culturellement diverses, notre analyse, portant sur 47 pays entre 2007 et 2022, révèle des tendances communes qui transcendent les frontières. Là où les femmes occupent une part importante des sièges parlementaires, les politiques environnementales s’avèrent souvent plus ambitieuses et tournées vers le long terme. À l’inverse, dans les contextes où la participation féminine au parlement reste faible, les initiatives de finance verte peinent à se concrétiser.

En Norvège, où la représentation féminine est forte, des lois strictes sur la réduction des émissions et la préservation des ressources naturelles ont été mises en place. Aux Philippines, ce sont des femmes parlementaires qui ont soutenu la restauration de 38 000 hectares de mangroves, un écosystème clé pour réduire l’érosion côtière et atténuer les impacts des typhons. En France, la montée en puissance des femmes dans les instances politiques a coïncidé avec l’élaboration dinitiatives visant la neutralité carbone d’ici à 2050.

Lisez ici l'article complet publié par The Conversation le 30 décembre 2024.

Source image: The Conversation

 

Bien que des progrès aient été réalisés pour remédier à la marginalisation des femmes africaines dans les rôles de leadership et de gouvernance, ils ont été graduels et inégaux depuis 1995. Selon le premier Baromètre sur la Participation Politique des Femmes en Afrique 2021 (PPF), les femmes représentent 24 % des 12 113 parlementaires en Afrique, 25 % dans les Chambres basses et 20 % dans les Chambres hautes du Parlement. Alors que les collectivités locales/administrations régionales sont souvent considérées comme le terrain d'entraînement pour les femmes en politique, elles ne constituent que 21 % des conseillères dans 19 pays pour lesquels des données ont pu être recueillies.

La marginalisation des femmes en Afrique et dans le reste du monde

Les femmes ont longtemps été sous-représentées en politique. L'Afrique et le reste du monde sont encore loin d'avoir 50% de représentation féminine en politique, et à tous les niveaux du gouvernement. La représentation des femmes au Parlement en Afrique était de 24 % en 2021. Certaines des principales causes de ces faibles statistiques incluent un manque de volonté politique, des systèmes électoraux limités, un sexisme fermement ancré, des obstacles culturels, traditionnels et religieux etc.

Dans le même temps, plusieurs outils, lois et politiques existant en Afrique promeuvent une participation équitable et efficace des femmes en politique. Les progrès ont été réalisés au fil des décennies pour que les femmes soient traitées sur le même pied d'égalité, et l'optimisme persiste selon lequel la participation politique des femmes atteindra, voire dépassera le seuil de 50 % un jour. En Afrique, il existe des cas particuliers comme le Rwanda, qui compte plus de 60 % de femmes au Parlement, et le Nigéria, qui n’en compte que 6 %. Selon le Baromètre PPF 2021, nous avons encore un long chemin à parcourir, avec seulement 24% des parlementaires étant des femmes. Si les mentalités changent, les cadres législatifs et institutionnels n'évoluent pas au même rythme.

Cliquez ici pour lire l'article complet publié par Alwihda Info le 18 août 2024.

Source image: Alwihda Info

 

L'UIP s'est agrandie en 2023 avec l'adhésion des parlements du Libéria et des Bahamas, respectivement 179e et 180e membres, ainsi que de nombreux observateurs et partenaires qui ont rejoint notre communauté parlementaire mondiale.

Ceci, ainsi que les multiples événements et initiatives que nous avons organisés en 2023, auxquels des milliers de parlementaires et de parties prenantes du monde entier ont participé, démontre que l'UIP devient encore plus inclusive, conformément à sa stratégie visant à développer des écosystèmes parlementaires plus riches pour la démocratie, pour tout le monde.

Pour en savoir plus sur les faits marquants de l'année, consultez ici le Rapport d'impact 2023.