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Parlements et élus

Planifier des politiques publiques capables de répondre concrètement aux besoins des populations. Tel est l’objectif affiché par les autorités à travers le Plan national de croissance et de développement (PNCD). Désormais rendu public, ce document stratégique de 130 pages définit un programme quinquennal d’investissements structuré, fondé sur un diagnostic approfondi des réalités politiques, économiques et sociales du pays. Il met notamment en lumière les fragilités persistantes en matière d’inégalités de genre, considérées comme un frein majeur à un développement inclusif et durable.

Dans ce diagnostic, la situation des femmes occupe une place préoccupante. Bien qu’elles représentent 51 % de la population, leur insertion économique reste limitée avec un taux d’emploi féminin plafonné à 45 %, contre 65 % pour les hommes, et un écart salarial estimé à 25 %. La majorité des femmes actives évolue dans le secteur informel, où les revenus sont en moyenne 30 % inférieurs à ceux des hommes. Cette précarité économique s’accompagne d’une faible représentation politique, les femmes n’occupant que 18 % des sièges parlementaires, un chiffre stagnant depuis plusieurs années.

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Malgré l’instauration de la parité dans les conseils municipaux, y compris dans les communes de moins de 1 000 habitants, les femmes restent encore largement minoritaires en tant que maire. Remarques sexistes, difficulté à concilier vie familiale et mandat… pourquoi accèdent-elles si rarement aux fonctions de maire ?

"Ma première tête de liste, c’était en 2014. J’étais enceinte quelques mois avant les élections municipales et on m’a dit que c’était une erreur stratégique", raconte Carole Canette, maire de Fleury-les-Aubrais (21 800 habitants) dans le Loiret depuis 2020. Sa fille est née en novembre 2013. "À l’époque, certaines personnes ont peut-être eu peur. Elles pensaient que je ne pourrais pas assumer un enfant en bas âge, que ce serait mieux pour moi de ne pas être élue. C’est faux".

Elle prendra sa revanche lors des élections municipales suivantes puisqu’elle a été élue maire en 2020 puis réélue en mars 2026 avec 36,47 % des suffrages au second tour.

Selon l’Insee, en Centre-Val de Loire en 2025, "les femmes représentent 42 % des adjoints et 45 % des conseillers municipaux sans fonction, mais seulement 24 % des maires et 36 % des premiers adjoints". Dans les vingt villes les plus peuplées de la région Centre-Val de Loire, une seule femme est maire : Carole Canette.

À l’échelle nationale, seules huit grandes villes de plus de 100 000 habitants seront dirigées par des femmes à l’issue du second tour des municipales, contre douze en 2020 selon l’AFP.

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RDC : la participation des femmes à la gestion publique progresse, mais reste en deçà des ambitions d’égalité

​En République démocratique du Congo, les femmes représentent une part significative de la population active.

Pourtant, leur présence dans les sphères de décision publique demeure limitée, malgré un cadre juridique favorable à l’égalité de genre.

Selon des données récentes, environ 32 % des postes de prise de décision sont occupés par des femmes.

Un chiffre qui, bien qu’en progression, révèle un déséquilibre persistant dans l’accès aux fonctions stratégiques de l’État.

​Un cadre légal favorable, mais peu appliqué

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Depuis 1998, le Conseil national des femmes du Luxembourg (CNFL) publie régulièrement des études quant à la participation des femmes dans la vie politique, en particulier dans les commissions consultatives communales.

Et, en 15 ans, les progrès sont notoires. On est en effet passé de 21 à 36% de femmes dans ces diverses commissions. Autre signe encourageant, le nombre de commissions sans femme a baissé et le nombre de commission atteignant 40% de femmes a augmenté.

«C’est pourtant insuffisant», tempère Danielle Becker-Bauer, la présidente du CNFL, qui fait remarquer que les communes à ranger dans la catégorie des «bon élèves» (qui comptent plus de 40% de femmes) ne sont en fait que 28 sur les 106 que compte le pays. Elle regrette notamment que les femmes restent très minoritaires dans les commissions à connotation technique.

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Au Bénin, l’Assemblée nationale incarne le cœur du pouvoir législatif. Si des réformes ont permis une meilleure représentation des femmes ces dernières années, le Parlement reste encore largement dominé par les hommes. À l’approche de la 10ème législature en 2026, la question de la place des femmes dans la prise de décision politique revient au centre du débat.

Le Parlement béninois, à l’aube de sa 10ème législature en 2026, continue de refléter un déséquilibre majeur en matière de représentation féminine. Sur 109 sièges, seules 28 femmes sont élues, un chiffre quasiment identique à celui de 2023. Avec moins de 25 % de femmes au Parlement, la lutte pour une égalité véritable semble encore un défi lointain, malgré quelques avancées notables. Et la question de la place des femmes dans les sphères de décision reste centrale.

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Disparités régionales

Seuls 20,7 pour cent des 565 maires de Belgique sont des femmes, avec des variations selon les régions. La Flandre affiche le pourcentage le plus bas, avec 18,2 pour cent, tandis que la région de Bruxelles-Capitale enregistre une proportion plus élevée, avec 26,3 pour cent. La Wallonie se situe entre les deux, avec un peu moins de 23 pour cent de femmes maires.

Malgré ces faibles chiffres, des experts comme Clara Hurbain reconnaissent une augmentation progressive de la représentation féminine au niveau municipal. Cependant, Virginie Defrang-Firket soutient que les attitudes sociétales constituent toujours un obstacle important à l’entrée des femmes en politique.

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Les femmes continuent d’être largement sous-représentées parmi les candidats aux postes de maire et de conseiller municipal. Leur présence a augmenté très faiblement par rapport aux dernières élections et chute même dans certaines villes, ce qui fait craindre d’importants reculs dans l’avenir.

« C’est la plus légère augmentation qu’on a jamais eue depuis 2005 », lance en entrevue la directrice générale du Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD), Esther Lapointe. « C’est très malheureux, ce qui se passe en ce moment, et surtout, c’est très mauvais pour la démocratie. On n’a même pas atteint la parité qu’on est déjà en train de reculer. »

Quand elles sont candidates, les femmes sollicitent surtout des postes de conseillère municipale. Elles représentent en effet 38 % de ces candidatures.

Mais elles sont encore moins nombreuses à briguer la mairie : une femme est dans la course dans une ville sur quatre seulement.

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La politique en faveur des droits des femmes s'est imposée, en France, comme une politique de l'égalité entre les sexes. Il ne s'agit pas de reconnaître des droits spécifiques aux femmes mais, au contraire, de mettre fin aux discriminations dont elles sont victimes.

État des lieux

C’est en 1974 qu’est créé le premier secrétariat d’État à la condition féminine. Sa titulaire, Françoise Giroud, définit ainsi sa mission : les femmes sont une catégorie à part et ce qu’il faut arriver à faire justement, c’est qu’elles cessent de l’être. Après une période au ton plus militant symbolisée par le ministère des droits des femmes dirigé par Yvette Roudy, la politique d'égalité s'impose et, à partir des années 2000, la terminologie officielle consacre cette tendance. L'administration en charge de promouvoir les droits des femmes devient le service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En 2025, de nombreuses inégalités entre les deux sexes persistent. Ainsi, en matière d’égalité professionnelle, la situation des femmes sur le marché du travail reste plus fragile que celle des hommes. En ce qui concerne la parité politique, les élections législatives de juin 2017 ont certes vu le nombre de femmes élues battre un record avec 224 députées, soit 38,8% des 577 sièges de l'Assemblée nationale, mais, le nombre de femmes est en recul lors des scrutin de juin 2022 et de juin-juillet 2024. Au niveau communal, seulement un maire sur cinq est une femme (chiffre pour 2020). Enfin, les actes de violences contre les femmes, en augmentation année après année, constituent la manifestation la plus aiguë de l’inégalité homme-femme. Ces actes sont réprimés de plus en plus sévèrement en France. Avec le procès de Mazan à l'automne 2024, le débat sur le viol et sa définition juridique a pris de l'ampleur.

Lisez ici l'article complet publié par Vie Publique le 3 mars 2025.

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De retour à la demande générale, le Baromètre Afrique 2024 sur la PPF lance un avertissement sévère mais apporte également de nouvelles perspectives fraîches. Avec une représentation de femmes au Parlement qui n'a augmenté que d'un point de pourcentage depuis le Baromètre de 2021, il faudrait attendre jusqu'à l'an 2100 - à ce rythme - pour que la parité hommes-femmes soit une réalité. Mais 41 pays africains ont désormais une forme de quota au niveau local ou national. L'Afrique abrite le leader mondial en termes de PPF (le Rwanda, avec 61 % de femmes au Parlement), mais aussi le pays qui se classe dernier en la matière, (le Nigeria avec 4 %). Ce Baromètre coïncide avec les consultations sur la recommandation Générale 40 (RG 40) de la Convention sur l'élimination de toutes les forms de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW/CEDEF), qui innove en faisant de 50 % (et non de 30 %) la nouvelle norme pour la PPF. La RG 40 va également «au-delà des chiffres» de manière sérieuse, en mettant au défi les gouvernements de considérer les mesures qui peuvent promouvoir la diversité, l'inclusion, la justice climatique, l'intelligence artificielle (IA) et une véritable participation politique des femmes. Pour l'Afrique, l'avenir est jeune et il est féminin !

Cliquez ici pour lire et télécharger le Baromètre 2024 sur la participation politique des femmes en Afrique.

 

La finance verte, avec ses outils comme les green bonds, fait partie de l’arsenal existant pour relever les défis climatiques et économiques actuels. Devant ses limites néanmoins et pour aller plus loin, un élément mériterait davantage d’attention selon une étude que nous avons menée récemment : la place des femmes dans les instances législatives. De précédents travaux montrent que les femmes en politique tendent à favoriser les orientations axées sur la durabilité et le bien-être collectif, influençant directement les choix en matière d’écologie et d’économie verte.

En couvrant des régions géographiquement et culturellement diverses, notre analyse, portant sur 47 pays entre 2007 et 2022, révèle des tendances communes qui transcendent les frontières. Là où les femmes occupent une part importante des sièges parlementaires, les politiques environnementales s’avèrent souvent plus ambitieuses et tournées vers le long terme. À l’inverse, dans les contextes où la participation féminine au parlement reste faible, les initiatives de finance verte peinent à se concrétiser.

En Norvège, où la représentation féminine est forte, des lois strictes sur la réduction des émissions et la préservation des ressources naturelles ont été mises en place. Aux Philippines, ce sont des femmes parlementaires qui ont soutenu la restauration de 38 000 hectares de mangroves, un écosystème clé pour réduire l’érosion côtière et atténuer les impacts des typhons. En France, la montée en puissance des femmes dans les instances politiques a coïncidé avec l’élaboration dinitiatives visant la neutralité carbone d’ici à 2050.

Lisez ici l'article complet publié par The Conversation le 30 décembre 2024.

Source image: The Conversation

 

Bien que des progrès aient été réalisés pour remédier à la marginalisation des femmes africaines dans les rôles de leadership et de gouvernance, ils ont été graduels et inégaux depuis 1995. Selon le premier Baromètre sur la Participation Politique des Femmes en Afrique 2021 (PPF), les femmes représentent 24 % des 12 113 parlementaires en Afrique, 25 % dans les Chambres basses et 20 % dans les Chambres hautes du Parlement. Alors que les collectivités locales/administrations régionales sont souvent considérées comme le terrain d'entraînement pour les femmes en politique, elles ne constituent que 21 % des conseillères dans 19 pays pour lesquels des données ont pu être recueillies.

La marginalisation des femmes en Afrique et dans le reste du monde

Les femmes ont longtemps été sous-représentées en politique. L'Afrique et le reste du monde sont encore loin d'avoir 50% de représentation féminine en politique, et à tous les niveaux du gouvernement. La représentation des femmes au Parlement en Afrique était de 24 % en 2021. Certaines des principales causes de ces faibles statistiques incluent un manque de volonté politique, des systèmes électoraux limités, un sexisme fermement ancré, des obstacles culturels, traditionnels et religieux etc.

Dans le même temps, plusieurs outils, lois et politiques existant en Afrique promeuvent une participation équitable et efficace des femmes en politique. Les progrès ont été réalisés au fil des décennies pour que les femmes soient traitées sur le même pied d'égalité, et l'optimisme persiste selon lequel la participation politique des femmes atteindra, voire dépassera le seuil de 50 % un jour. En Afrique, il existe des cas particuliers comme le Rwanda, qui compte plus de 60 % de femmes au Parlement, et le Nigéria, qui n’en compte que 6 %. Selon le Baromètre PPF 2021, nous avons encore un long chemin à parcourir, avec seulement 24% des parlementaires étant des femmes. Si les mentalités changent, les cadres législatifs et institutionnels n'évoluent pas au même rythme.

Cliquez ici pour lire l'article complet publié par Alwihda Info le 18 août 2024.

Source image: Alwihda Info

 

L'UIP s'est agrandie en 2023 avec l'adhésion des parlements du Libéria et des Bahamas, respectivement 179e et 180e membres, ainsi que de nombreux observateurs et partenaires qui ont rejoint notre communauté parlementaire mondiale.

Ceci, ainsi que les multiples événements et initiatives que nous avons organisés en 2023, auxquels des milliers de parlementaires et de parties prenantes du monde entier ont participé, démontre que l'UIP devient encore plus inclusive, conformément à sa stratégie visant à développer des écosystèmes parlementaires plus riches pour la démocratie, pour tout le monde.

Pour en savoir plus sur les faits marquants de l'année, consultez ici le Rapport d'impact 2023.