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Parlements et élus

En amont du sommet du G7 à Évian-les-Bains (Haute-Savoie) du 15 au 17 juin, quelque 260 ONG de 62 pays appellent Paris à contrer les « attaques multiformes », notamment celles de l’administration de Donald Trump, contre les droits des femmes et à pérenniser l’aide financière aux associations qui les défendent.

Parmi les convulsions d’un monde éreinté sous les électrochocs de l’administration Trump, c’est sans doute l’une des moins commentées. Les efforts pour promouvoir l’égalité de genre, les droits des femmes et des filles n’ont plus les faveurs de Washington. Illustration de ce rejet : les États-Unis se sont retirés d’ONU Femmes en janvier, alors qu’ils faisaient partie des principaux donateurs.

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La parité semble en panne : en 2026, les femmes occupent toujours seulement 28 % des postes clés du pouvoir en France. À un an d’échéances électorales majeures, Oxfam France dévoile la deuxième édition de son index de la féminisation du pouvoir en France. Cette publication dresse un bilan à la suite de la nomination du gouvernement de Sébastien Lecornu et des élections municipales de mars 2026.

Le constat est sans appel : aucun progrès en matière de parité n’est à signaler – le taux de féminisation stagne à 28 % -, voire des régressions sont à noter à l’issue de ces élections locales, la parité reculant dans les grandes villes. Oxfam exhorte les responsables politiques à l’approche des élections de 2027 : il est urgent de faire mieux. Le pouvoir n’est pas, et ne doit pas être, réservé aux hommes.

Le pouvoir exécutif : le gouvernement de Sébastien Lecornu n’incarne pas la « grande cause »

Seulement un tiers des postes clés de pouvoir au niveau de l’exécutif sont occupées par des femmes, une légère augmentation de 3 points par rapport à 2025. Le nouveau gouvernement de Sébastien Lecornu n’a pas changé la donne. Les effets positifs de la nomination d’une femme à un poste régalien, Catherine Vautrin aux Armées, et de l’augmentation du nombre de femmes à la tête des cabinets ministériels ont été annulés par le recul de la parité au sein du gouvernement et par la baisse de la proportion de femmes dans les cabinets de l’Élysée et de Matignon, à rebours des engagements inscrits dans la loi de 2023.

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Des responsables catholiques et des défenseurs des droits des femmes au Nigeria ont exprimé leur inquiétude face à la marginalisation persistante des femmes dans la politique, décrivant cette situation comme nuisible au développement national.

Dans des entretiens accordés à ACI Afrique en marge d’un sommet de plaidoyer d’une journée organisé par l’Africa Faith and Justice Network (AFJN), des responsables catholiques ont appelé à des réformes urgentes avant les élections générales de 2027 au Nigeria.

Le représentant permanent de l’Ordre des Prêcheurs (Dominicains) auprès du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, le père Aniedi Okure, a qualifié le bilan du Nigeria en matière d’inclusion des femmes de « honte nationale ».

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Municipales et bientôt présidentielle, les échéances électorales s’enchaînent mais les femmes, elles, restent sur le carreau. Dans son dernier index sur la féminisation du pouvoir, Oxfam France est plus que clair : aucun progrès à signaler en matière de parité en politique, puisque le taux de féminisation des organes de l'Etat stagne à 28 %.

Une fastidieuse féminisation du pouvoir exécutif

"On est déçu mais pas surpris. La nomination de Sébastien Lecornu comme Premier ministre, ainsi que les municipales, nous ont donné de premiers signaux. Dans le gouvernement précédent, on était sur une parité parfaite, ce n’est plus le cas aujourd’hui", relève Sandra Lhote-Fernandes, responsable de la campagne "Justice et genre" qui a réalisé l’étude.

Au niveau de l’exécutif, Oxfam France relève une légère augmentation de 3 % comparé à l’an passé. Si seulement 17 % des femmes occupent les postes clés du gouvernement, les fonctions régaliennes (police, justice, armée, NDLR), ce taux a gagné 17 points depuis l’an passé. Le nombre de femmes à la tête de cabinets s’est aussi amélioré, avec 16 points de pourcentage supplémentaires. De quoi tirer la féminisation du pouvoir exécutif vers le haut. Or, en regardant plus en détail, le plafond de verre demeure. Par rapport à 2025, l’indice de féminisation a reculé de 3 points au gouvernement, de 4 dans les cabinets du président de la République.

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Le Réseau des femmes leaders pour le développement (RFLD) a plaidé, le 19 mai 2026, à Dakar, pour un renforcement de la représentativité des femmes dans les postes de décision au sein des institutions et des formations politiques, afin de favoriser leur pleine participation à la construction et à l’émergence du Sénégal. 

« La démocratie ne peut pas être complète tant que les femmes restent sous-représentées dans les instances de décision. L’avenir politique du Sénégal ne peut pas se construire sans les femmes. Il ne doit plus se construire pour les femmes, mais avec les femmes », a déclaré Bator Seck, présidente du RFLD au Sénégal. 

Elle s’exprimait à l’ouverture d’un séminaire consacré à la participation politique des femmes au Sénégal, organisé par le RFLD, un réseau de féministes panafricaines présent également au Ghana, en Gambie et au Bénin. 

Cette organisation mène des actions de plaidoyer législatif, d’organisation communautaire et de financement d’initiatives locales. Elle intervient aussi dans la défense des droits des femmes, de la santé sexuelle et reproductive, de l’espace civique ainsi que de la justice climatique.

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Malgré une légère progression, les femmes ne dirigent que 14,6 % des intercommunalités en 2026, un chiffre qui souligne la lenteur de la féminisation des instances locales

Seules 14,6 % des intercommunalités sont dirigées par une femme en 2026, un taux en hausse de trois points par rapport à 2020 mais en deçà des attentes liées à la réforme du mode de scrutin dans les petites communes, selon une étude publiée mercredi. Les bons élèves de la féminisation, où plus d’une présidence sur cinq est assurée par une femme, sont la Normandie (27,5 %) et la Bretagne (20 %). À l’inverse, en Corse (5,3 %) et dans le Grand Est (8,7 %), moins d’un président sur dix est une présidente, selon l’association Intercommunalités de France.

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Les femmes continuent d’être largement sous-représentées parmi les candidats aux postes de maire et de conseiller municipal. Leur présence a augmenté très faiblement par rapport aux dernières élections et chute même dans certaines villes, ce qui fait craindre d’importants reculs dans l’avenir.

« C’est la plus légère augmentation qu’on a jamais eue depuis 2005 », lance en entrevue la directrice générale du Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD), Esther Lapointe. « C’est très malheureux, ce qui se passe en ce moment, et surtout, c’est très mauvais pour la démocratie. On n’a même pas atteint la parité qu’on est déjà en train de reculer. »

Quand elles sont candidates, les femmes sollicitent surtout des postes de conseillère municipale. Elles représentent en effet 38 % de ces candidatures.

Mais elles sont encore moins nombreuses à briguer la mairie : une femme est dans la course dans une ville sur quatre seulement.

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La politique en faveur des droits des femmes s'est imposée, en France, comme une politique de l'égalité entre les sexes. Il ne s'agit pas de reconnaître des droits spécifiques aux femmes mais, au contraire, de mettre fin aux discriminations dont elles sont victimes.

État des lieux

C’est en 1974 qu’est créé le premier secrétariat d’État à la condition féminine. Sa titulaire, Françoise Giroud, définit ainsi sa mission : les femmes sont une catégorie à part et ce qu’il faut arriver à faire justement, c’est qu’elles cessent de l’être. Après une période au ton plus militant symbolisée par le ministère des droits des femmes dirigé par Yvette Roudy, la politique d'égalité s'impose et, à partir des années 2000, la terminologie officielle consacre cette tendance. L'administration en charge de promouvoir les droits des femmes devient le service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En 2025, de nombreuses inégalités entre les deux sexes persistent. Ainsi, en matière d’égalité professionnelle, la situation des femmes sur le marché du travail reste plus fragile que celle des hommes. En ce qui concerne la parité politique, les élections législatives de juin 2017 ont certes vu le nombre de femmes élues battre un record avec 224 députées, soit 38,8% des 577 sièges de l'Assemblée nationale, mais, le nombre de femmes est en recul lors des scrutin de juin 2022 et de juin-juillet 2024. Au niveau communal, seulement un maire sur cinq est une femme (chiffre pour 2020). Enfin, les actes de violences contre les femmes, en augmentation année après année, constituent la manifestation la plus aiguë de l’inégalité homme-femme. Ces actes sont réprimés de plus en plus sévèrement en France. Avec le procès de Mazan à l'automne 2024, le débat sur le viol et sa définition juridique a pris de l'ampleur.

Lisez ici l'article complet publié par Vie Publique le 3 mars 2025.

Image de Vie Publique

 

De retour à la demande générale, le Baromètre Afrique 2024 sur la PPF lance un avertissement sévère mais apporte également de nouvelles perspectives fraîches. Avec une représentation de femmes au Parlement qui n'a augmenté que d'un point de pourcentage depuis le Baromètre de 2021, il faudrait attendre jusqu'à l'an 2100 - à ce rythme - pour que la parité hommes-femmes soit une réalité. Mais 41 pays africains ont désormais une forme de quota au niveau local ou national. L'Afrique abrite le leader mondial en termes de PPF (le Rwanda, avec 61 % de femmes au Parlement), mais aussi le pays qui se classe dernier en la matière, (le Nigeria avec 4 %). Ce Baromètre coïncide avec les consultations sur la recommandation Générale 40 (RG 40) de la Convention sur l'élimination de toutes les forms de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW/CEDEF), qui innove en faisant de 50 % (et non de 30 %) la nouvelle norme pour la PPF. La RG 40 va également «au-delà des chiffres» de manière sérieuse, en mettant au défi les gouvernements de considérer les mesures qui peuvent promouvoir la diversité, l'inclusion, la justice climatique, l'intelligence artificielle (IA) et une véritable participation politique des femmes. Pour l'Afrique, l'avenir est jeune et il est féminin !

Cliquez ici pour lire et télécharger le Baromètre 2024 sur la participation politique des femmes en Afrique.

 

La finance verte, avec ses outils comme les green bonds, fait partie de l’arsenal existant pour relever les défis climatiques et économiques actuels. Devant ses limites néanmoins et pour aller plus loin, un élément mériterait davantage d’attention selon une étude que nous avons menée récemment : la place des femmes dans les instances législatives. De précédents travaux montrent que les femmes en politique tendent à favoriser les orientations axées sur la durabilité et le bien-être collectif, influençant directement les choix en matière d’écologie et d’économie verte.

En couvrant des régions géographiquement et culturellement diverses, notre analyse, portant sur 47 pays entre 2007 et 2022, révèle des tendances communes qui transcendent les frontières. Là où les femmes occupent une part importante des sièges parlementaires, les politiques environnementales s’avèrent souvent plus ambitieuses et tournées vers le long terme. À l’inverse, dans les contextes où la participation féminine au parlement reste faible, les initiatives de finance verte peinent à se concrétiser.

En Norvège, où la représentation féminine est forte, des lois strictes sur la réduction des émissions et la préservation des ressources naturelles ont été mises en place. Aux Philippines, ce sont des femmes parlementaires qui ont soutenu la restauration de 38 000 hectares de mangroves, un écosystème clé pour réduire l’érosion côtière et atténuer les impacts des typhons. En France, la montée en puissance des femmes dans les instances politiques a coïncidé avec l’élaboration dinitiatives visant la neutralité carbone d’ici à 2050.

Lisez ici l'article complet publié par The Conversation le 30 décembre 2024.

Source image: The Conversation

 

Bien que des progrès aient été réalisés pour remédier à la marginalisation des femmes africaines dans les rôles de leadership et de gouvernance, ils ont été graduels et inégaux depuis 1995. Selon le premier Baromètre sur la Participation Politique des Femmes en Afrique 2021 (PPF), les femmes représentent 24 % des 12 113 parlementaires en Afrique, 25 % dans les Chambres basses et 20 % dans les Chambres hautes du Parlement. Alors que les collectivités locales/administrations régionales sont souvent considérées comme le terrain d'entraînement pour les femmes en politique, elles ne constituent que 21 % des conseillères dans 19 pays pour lesquels des données ont pu être recueillies.

La marginalisation des femmes en Afrique et dans le reste du monde

Les femmes ont longtemps été sous-représentées en politique. L'Afrique et le reste du monde sont encore loin d'avoir 50% de représentation féminine en politique, et à tous les niveaux du gouvernement. La représentation des femmes au Parlement en Afrique était de 24 % en 2021. Certaines des principales causes de ces faibles statistiques incluent un manque de volonté politique, des systèmes électoraux limités, un sexisme fermement ancré, des obstacles culturels, traditionnels et religieux etc.

Dans le même temps, plusieurs outils, lois et politiques existant en Afrique promeuvent une participation équitable et efficace des femmes en politique. Les progrès ont été réalisés au fil des décennies pour que les femmes soient traitées sur le même pied d'égalité, et l'optimisme persiste selon lequel la participation politique des femmes atteindra, voire dépassera le seuil de 50 % un jour. En Afrique, il existe des cas particuliers comme le Rwanda, qui compte plus de 60 % de femmes au Parlement, et le Nigéria, qui n’en compte que 6 %. Selon le Baromètre PPF 2021, nous avons encore un long chemin à parcourir, avec seulement 24% des parlementaires étant des femmes. Si les mentalités changent, les cadres législatifs et institutionnels n'évoluent pas au même rythme.

Cliquez ici pour lire l'article complet publié par Alwihda Info le 18 août 2024.

Source image: Alwihda Info

 

L'UIP s'est agrandie en 2023 avec l'adhésion des parlements du Libéria et des Bahamas, respectivement 179e et 180e membres, ainsi que de nombreux observateurs et partenaires qui ont rejoint notre communauté parlementaire mondiale.

Ceci, ainsi que les multiples événements et initiatives que nous avons organisés en 2023, auxquels des milliers de parlementaires et de parties prenantes du monde entier ont participé, démontre que l'UIP devient encore plus inclusive, conformément à sa stratégie visant à développer des écosystèmes parlementaires plus riches pour la démocratie, pour tout le monde.

Pour en savoir plus sur les faits marquants de l'année, consultez ici le Rapport d'impact 2023.