Parlements et élus
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Au Bénin, l’Assemblée nationale incarne le cœur du pouvoir législatif. Si des réformes ont permis une meilleure représentation des femmes ces dernières années, le Parlement reste encore largement dominé par les hommes. À l’approche de la 10ème législature en 2026, la question de la place des femmes dans la prise de décision politique revient au centre du débat.
Le Parlement béninois, à l’aube de sa 10ème législature en 2026, continue de refléter un déséquilibre majeur en matière de représentation féminine. Sur 109 sièges, seules 28 femmes sont élues, un chiffre quasiment identique à celui de 2023. Avec moins de 25 % de femmes au Parlement, la lutte pour une égalité véritable semble encore un défi lointain, malgré quelques avancées notables. Et la question de la place des femmes dans les sphères de décision reste centrale.
Disparités régionales
Seuls 20,7 pour cent des 565 maires de Belgique sont des femmes, avec des variations selon les régions. La Flandre affiche le pourcentage le plus bas, avec 18,2 pour cent, tandis que la région de Bruxelles-Capitale enregistre une proportion plus élevée, avec 26,3 pour cent. La Wallonie se situe entre les deux, avec un peu moins de 23 pour cent de femmes maires.
Malgré ces faibles chiffres, des experts comme Clara Hurbain reconnaissent une augmentation progressive de la représentation féminine au niveau municipal. Cependant, Virginie Defrang-Firket soutient que les attitudes sociétales constituent toujours un obstacle important à l’entrée des femmes en politique.
Avec seulement 1 pays sur 7 dirigé par une femme, le pouvoir politique mondial reste dominé par les hommes. Les femmes ne sont présidentes ou cheffes du gouvernement que dans 28 des 195 pays du monde, et 101 États n’ont jamais connu de femmes dirigeantes.
Les dernières données de l’UIP et d’ONU Femmes montrent que l’égalité politique reste lointaine : les femmes n’occupent pas plus de 22,4% des postes ministériels (contre 23,3% en 2024) et 27,5% des sièges parlementaires (un niveau qui stagne).
Quatorze pays, dont six en Europe de l’Ouest (1) ont atteint la parité entre les sexes au sein de leur gouvernement, démontrant ainsi qu’une représentation égale est possible. A l’inverse, huit pays n’ont toujours aucune femme ministre (2).
Les femmes dans les postes à haute responsabilité de l’État
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À partir du 1er janvier 2026, il y a 28 pays où 30 femmes sont chefs d’État et/ou de gouvernement [1]. Au rythme actuel, il faudra 130 ans pour que la parité dans les décisions politiques du plus haut niveau soit atteinte [2].
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Seulement 16 pays ont une femme comme chef d’État, et seulement 21 pays ont une femme comme chef de gouvernement [3].
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Données compilées par ONU Femmes montrent que les femmes représentent 22,4 pour cent des membres de cabinet à la tête de ministères, dirigeant un domaine politique au 1er janvier 2026 [4]. Il n’y a que quatorze pays dans lesquels les femmes occupent 50 pour cent ou plus des postes de ministres à la tête de domaines politiques [5].
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Les portefeuilles les plus couramment détenus par les femmes ministres sont les suivants : Femmes et égalité des sexes, puis Famille et enfance, et Inclusion sociale et développement [6].
Les femmes dans les parlements nationaux
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Seulement 27,5 pour cent de tous les parlementaires nationaux sont des femmes, rapport à 11 pour cent en 1995 [7].
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Seulement sept pays comptent 50 pour cent ou plus de femmes au parlement dans les chambres uniques ou basses : Rwanda (64 pour cent), Cuba (57 pour cent), Nicaragua (55 pour cent), Bolivia (51 pour cent), Andorre, Mexique et Émirats arabes unis (tout à 50 pour cent) [8].
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Vingt-trois autres pays ont atteint ou dépassé 40 pour cent, dont dix pays en Europe, six en Afrique, cinq en Amérique latine et aux Caraïbes, et deux en Asie-Pacifique [9].
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Au niveau mondial, il y a 21 États dans lesquels les femmes représentent moins de 10 pour cent des parlementaires dans les chambres uniques ou basses, dont trois chambres basse qui ne compte aucune femme [10].
Intitulé Les femmes au parlement en 2025, le rapport annuel de l'Uip s’appuie sur les données recueillies auprès de 49 pays ayant procédé en 2025 à des renouvellements parlementaires concernant 62 chambres. L’organisation, qui regroupe aujourd’hui 183 parlements nationaux, y voit le signe d’un ralentissement de la dynamique engagée ces dernières décennies vers une plus grande égalité entre femmes et hommes dans la représentation politique.
Alors que la proportion de femmes parlementaires progresse à peine, leur présence aux plus hautes fonctions parlementaires recule nettement. La part de femmes présidentes de parlement est tombée à 19,9 % en 2026, contre 23,7 % un an plus tôt. Sur les 75 nouveaux présidents de chambre élus ou nommés en 2025, seules 12 sont des femmes, soit 16 %. Cette évolution souligne la persistance d’un « plafond de verre» dans l’accès des femmes aux postes de direction au sein des assemblées législatives.
l'essentiel Le Global Gender Gap Report 2025 révèle que seulement 68,8 % de l’écart mondial entre les sexes est comblé. L’éducation et la santé sont presque à parité, mais l’économie et la politique restent en retard. L’égalité complète pourrait prendre encore 123 ans.
Le Global Gender Gap Report 2025 du Forum économique mondial évalue l’égalité entre femmes et hommes dans 148 pays, à partir de quatre domaines : participation économique, éducation, santé et pouvoir politique. En 2025, 68,8 % de l’écart mondial entre les sexes est comblé, soit un léger progrès par rapport à 2024. Mais au rythme actuel, il faudrait encore environ 123 ans pour atteindre l’égalité complète.
Les écarts sont très inégaux selon les domaines. L’éducation (95,1 %) et la santé (96,2 %) sont presque à parité, tandis que les retards persistent dans l’économie (61 %) et surtout la représentation politique (22,9 %), où les femmes restent fortement sous-représentées.