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Parlements et élus

TIC, orientation, engagement… Le ministère mise sur la sensibilisation pour réduire les inégalités hommes-femmes dans la société.

En décembre dernier, l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) a publié son index annuel avec une méthodologie modifiée et l’intégration de nouveaux indicateurs. Résultat : le Luxembourg a perdu deux places au classement et se situe à peine au-dessus de la moyenne de l’UE. Désormais 9e sur 27, le pays se donne-t-il des moyens suffisamment ambitieux pour remédier à ces inégalités entre les femmes et les hommes?

La députée LSAP Claire Delcourt a interpellé la ministre de l’Égalité et de la Diversité sur les mesures prévues en 2026, notamment sur les nouveaux indicateurs – femmes dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), management, emplois faiblement rémunérés – et sur la charge domestique et d’aidance supportée par les femmes.

Yuriko Backes lui a répondu point par point ce jeudi. En ce qui concerne les «femmes et TIC», elle annonce surtout des actions de sensibilisation. «Une série d’évènements est prévue en 2026 (…) pour sensibiliser des filles aux métiers TIC, avec des rôles modèles et des témoignages.» Elle met aussi en avant un projet cofinancé par son ministère : «Girls deploy your talents» qui «donne la possibilité de découvrir des métiers dans une entreprise», ainsi que des ateliers organisés régulièrement dans les écoles et lycées.

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L'algorithme de plateformes comme Facebook et Instagram privilégie l'apparence au détriment du fond et ne permet pas aux femmes d'être entendues. C'est ce que dénonce une tribune remise ce lundi à Meta France, et signée par une centaine d'élus, dont trois siègent en Normandie.

Une conseillère départementale Ecologiste du Maine-et-Loire, Elodie Jeanneteau a lancé une tribune, remise ce lundi à Meta France et signée par une centaine d'élus en France où elle reproche à l'algorithme de privilégier l'apparence aux contenus politiques. Résultat : la jeune élue est suivie par 86% d'hommes sur Facebook ! Et elle n'est pas la seule dans ce cas-là. Trois élues normandes ont signé cette tribune : la conseillère régionale écologiste Marianne Rozet et les conseillères départementales du Calvados Alexandra Beldjoudi (EELV) et Elise Cassetto-Gadrat (Divers gauche). Cette dernière est également élue à Hérouville-Saint-Clair.

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La Suède, longtemps considérée comme un pays progressiste, tire la sonnette d’alarme. Selon le quotidien britannique The Guardian, l’agence pour l’égalité du gouvernement suédois affirme qu’il y a eu une augmentation des «  discours haineux, des menaces et du harcèlement à l’encontre des femmes politiques », obligeant de nombreuses femmes à s’autocensurer ou à se retirer complètement de la vie publique par peur.

Un exemple récent et marquant est le cas de la femme politique suédoise Anna-Karin Hatt. Elle a démissionné de son poste de présidente du Parti du centre suédois en octobre 2025, après seulement cinq mois en fonction. Elle a déclaré avoir reçu tellement de messages haineux et de menaces qu’elle ne se sentait plus en sécurité, même chez elle.

En Allemagne, les démissions de la politicienne écologiste Tessa Ganserer et de la vice-présidente du Bundestag Yvonne Magwas, membre du parti chrétien-démocrate, ont fait la une des journaux. Toutes deux ont démissionné après avoir été victimes de campagnes de dénigrement et d’hostilité.

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Vous avez vu, la députée libérale Stéphanie Cortisse a fait l’objet d’une campagne de haine et de dénigrement ? Avec à de très nombreuses reprises des allusions au fait qu’elle devrait sa place parce qu’elle est « très proche » du président du MR. Sa faute ? Avoir exprimé lors d’une interview qu’elle trouvait Georges-Louis Bouchez tolérant et ouvert, et qu’il était possible de parler avec lui facilement. Des propos qui ne collent pas avec le narratif bien-pensant d’une certaine gauche pour qui les libéraux sont forcément des petits Trump d’extrême droite.

Au final, voici quelques extraits de ces attaques ordurières, sexistes et dégradantes où on ne confronte pas la femme politique engagée à ce qu’elle propose et à ses idées, mais où elle est réduite à une femme sexualisée : « maîtresse cachée », « ça sent la turlutte », « elle sait comment aller sous le bureau », « elle est enceinte de GLB », « il l’a sauté, elle a bon »… 

Stéphanie Cortisse a porté plainte. Et elle a eu bien raison. Je ne la connais pas personnellement, mais je sais exactement de quoi elle parle. 

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Interrogées sur le parti politique qui serait le plus à même de résoudre leurs problèmes, 30% des femmes répondent qu’elles ne savent pas. Les hommes, eux, sont seulement un peu plus de 10% à ne pas savoir, selon une enquête Polindex réalisée par la chaire de recherche en études parlementaires de la Chambre des députés.

Intitulée «Politique et genre au Luxembourg», cette étude réalisée au printemps 2025 sur une cohorte de 1.637 résidents du Luxembourg confirme que le genre demeure «une clé de lecture nécessaire des attitudes politiques contemporaines».

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La Première dame Neemat Aoun a présidé vendredi une réunion de la Commission nationale pour les affaires de la femme libanaise (NCLW), consacrée au soutien d’un projet de loi visant à instaurer un quota féminin pour les élections législatives prévues en 2026.

Dans un Liban où la sous-représentation des femmes en politique demeure criante, les efforts se multiplient pour faire aboutir une législation imposant un quota avant le prochain scrutin. Aux côtés de la NCLW, plusieurs organisations de la société civile ainsi que des partenaires internationaux, dont le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), plaident pour l’adoption d’un projet de loi unifié garantissant un pourcentage minimal de femmes au Parlement et une participation politique plus équilibrée.

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Les femmes continuent d’être largement sous-représentées parmi les candidats aux postes de maire et de conseiller municipal. Leur présence a augmenté très faiblement par rapport aux dernières élections et chute même dans certaines villes, ce qui fait craindre d’importants reculs dans l’avenir.

« C’est la plus légère augmentation qu’on a jamais eue depuis 2005 », lance en entrevue la directrice générale du Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD), Esther Lapointe. « C’est très malheureux, ce qui se passe en ce moment, et surtout, c’est très mauvais pour la démocratie. On n’a même pas atteint la parité qu’on est déjà en train de reculer. »

Quand elles sont candidates, les femmes sollicitent surtout des postes de conseillère municipale. Elles représentent en effet 38 % de ces candidatures.

Mais elles sont encore moins nombreuses à briguer la mairie : une femme est dans la course dans une ville sur quatre seulement.

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La politique en faveur des droits des femmes s'est imposée, en France, comme une politique de l'égalité entre les sexes. Il ne s'agit pas de reconnaître des droits spécifiques aux femmes mais, au contraire, de mettre fin aux discriminations dont elles sont victimes.

État des lieux

C’est en 1974 qu’est créé le premier secrétariat d’État à la condition féminine. Sa titulaire, Françoise Giroud, définit ainsi sa mission : les femmes sont une catégorie à part et ce qu’il faut arriver à faire justement, c’est qu’elles cessent de l’être. Après une période au ton plus militant symbolisée par le ministère des droits des femmes dirigé par Yvette Roudy, la politique d'égalité s'impose et, à partir des années 2000, la terminologie officielle consacre cette tendance. L'administration en charge de promouvoir les droits des femmes devient le service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En 2025, de nombreuses inégalités entre les deux sexes persistent. Ainsi, en matière d’égalité professionnelle, la situation des femmes sur le marché du travail reste plus fragile que celle des hommes. En ce qui concerne la parité politique, les élections législatives de juin 2017 ont certes vu le nombre de femmes élues battre un record avec 224 députées, soit 38,8% des 577 sièges de l'Assemblée nationale, mais, le nombre de femmes est en recul lors des scrutin de juin 2022 et de juin-juillet 2024. Au niveau communal, seulement un maire sur cinq est une femme (chiffre pour 2020). Enfin, les actes de violences contre les femmes, en augmentation année après année, constituent la manifestation la plus aiguë de l’inégalité homme-femme. Ces actes sont réprimés de plus en plus sévèrement en France. Avec le procès de Mazan à l'automne 2024, le débat sur le viol et sa définition juridique a pris de l'ampleur.

Lisez ici l'article complet publié par Vie Publique le 3 mars 2025.

Image de Vie Publique

 

De retour à la demande générale, le Baromètre Afrique 2024 sur la PPF lance un avertissement sévère mais apporte également de nouvelles perspectives fraîches. Avec une représentation de femmes au Parlement qui n'a augmenté que d'un point de pourcentage depuis le Baromètre de 2021, il faudrait attendre jusqu'à l'an 2100 - à ce rythme - pour que la parité hommes-femmes soit une réalité. Mais 41 pays africains ont désormais une forme de quota au niveau local ou national. L'Afrique abrite le leader mondial en termes de PPF (le Rwanda, avec 61 % de femmes au Parlement), mais aussi le pays qui se classe dernier en la matière, (le Nigeria avec 4 %). Ce Baromètre coïncide avec les consultations sur la recommandation Générale 40 (RG 40) de la Convention sur l'élimination de toutes les forms de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW/CEDEF), qui innove en faisant de 50 % (et non de 30 %) la nouvelle norme pour la PPF. La RG 40 va également «au-delà des chiffres» de manière sérieuse, en mettant au défi les gouvernements de considérer les mesures qui peuvent promouvoir la diversité, l'inclusion, la justice climatique, l'intelligence artificielle (IA) et une véritable participation politique des femmes. Pour l'Afrique, l'avenir est jeune et il est féminin !

Cliquez ici pour lire et télécharger le Baromètre 2024 sur la participation politique des femmes en Afrique.

 

La finance verte, avec ses outils comme les green bonds, fait partie de l’arsenal existant pour relever les défis climatiques et économiques actuels. Devant ses limites néanmoins et pour aller plus loin, un élément mériterait davantage d’attention selon une étude que nous avons menée récemment : la place des femmes dans les instances législatives. De précédents travaux montrent que les femmes en politique tendent à favoriser les orientations axées sur la durabilité et le bien-être collectif, influençant directement les choix en matière d’écologie et d’économie verte.

En couvrant des régions géographiquement et culturellement diverses, notre analyse, portant sur 47 pays entre 2007 et 2022, révèle des tendances communes qui transcendent les frontières. Là où les femmes occupent une part importante des sièges parlementaires, les politiques environnementales s’avèrent souvent plus ambitieuses et tournées vers le long terme. À l’inverse, dans les contextes où la participation féminine au parlement reste faible, les initiatives de finance verte peinent à se concrétiser.

En Norvège, où la représentation féminine est forte, des lois strictes sur la réduction des émissions et la préservation des ressources naturelles ont été mises en place. Aux Philippines, ce sont des femmes parlementaires qui ont soutenu la restauration de 38 000 hectares de mangroves, un écosystème clé pour réduire l’érosion côtière et atténuer les impacts des typhons. En France, la montée en puissance des femmes dans les instances politiques a coïncidé avec l’élaboration dinitiatives visant la neutralité carbone d’ici à 2050.

Lisez ici l'article complet publié par The Conversation le 30 décembre 2024.

Source image: The Conversation

 

Bien que des progrès aient été réalisés pour remédier à la marginalisation des femmes africaines dans les rôles de leadership et de gouvernance, ils ont été graduels et inégaux depuis 1995. Selon le premier Baromètre sur la Participation Politique des Femmes en Afrique 2021 (PPF), les femmes représentent 24 % des 12 113 parlementaires en Afrique, 25 % dans les Chambres basses et 20 % dans les Chambres hautes du Parlement. Alors que les collectivités locales/administrations régionales sont souvent considérées comme le terrain d'entraînement pour les femmes en politique, elles ne constituent que 21 % des conseillères dans 19 pays pour lesquels des données ont pu être recueillies.

La marginalisation des femmes en Afrique et dans le reste du monde

Les femmes ont longtemps été sous-représentées en politique. L'Afrique et le reste du monde sont encore loin d'avoir 50% de représentation féminine en politique, et à tous les niveaux du gouvernement. La représentation des femmes au Parlement en Afrique était de 24 % en 2021. Certaines des principales causes de ces faibles statistiques incluent un manque de volonté politique, des systèmes électoraux limités, un sexisme fermement ancré, des obstacles culturels, traditionnels et religieux etc.

Dans le même temps, plusieurs outils, lois et politiques existant en Afrique promeuvent une participation équitable et efficace des femmes en politique. Les progrès ont été réalisés au fil des décennies pour que les femmes soient traitées sur le même pied d'égalité, et l'optimisme persiste selon lequel la participation politique des femmes atteindra, voire dépassera le seuil de 50 % un jour. En Afrique, il existe des cas particuliers comme le Rwanda, qui compte plus de 60 % de femmes au Parlement, et le Nigéria, qui n’en compte que 6 %. Selon le Baromètre PPF 2021, nous avons encore un long chemin à parcourir, avec seulement 24% des parlementaires étant des femmes. Si les mentalités changent, les cadres législatifs et institutionnels n'évoluent pas au même rythme.

Cliquez ici pour lire l'article complet publié par Alwihda Info le 18 août 2024.

Source image: Alwihda Info

 

L'UIP s'est agrandie en 2023 avec l'adhésion des parlements du Libéria et des Bahamas, respectivement 179e et 180e membres, ainsi que de nombreux observateurs et partenaires qui ont rejoint notre communauté parlementaire mondiale.

Ceci, ainsi que les multiples événements et initiatives que nous avons organisés en 2023, auxquels des milliers de parlementaires et de parties prenantes du monde entier ont participé, démontre que l'UIP devient encore plus inclusive, conformément à sa stratégie visant à développer des écosystèmes parlementaires plus riches pour la démocratie, pour tout le monde.

Pour en savoir plus sur les faits marquants de l'année, consultez ici le Rapport d'impact 2023.