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Parlements et élus

La question devrait avoir disparu et pourtant elle revient : où sont les femmes en politique ? La parité devait banaliser leur présence. Aujourd’hui, leur nombre a diminué à l’Assemblée nationale ; elles sont présentes au gouvernement mais déjà presque absentes de la présidentielle qui débute.

En 2022, Valérie Pécresse, Anne Hidalgo, Christiane Taubira étaient candidates. Élisabeth Borne était Première ministre, Yaël Braun-Pivet présidente de l’Assemblée et Aurore Bergé du groupe macroniste. Elles auraient pu s’imposer, elles n’ont pas voulu ou pas réussi. Manque d’appétit pour le combat ? Elles n’ont peut-être pas dit leur dernier mot. Mais aussi peut-être réflexe de rationalité, de lucidité, refus de ce narcissisme qui pousse à tout prix vers la course au pouvoir.

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« Ces chiffres, poursuit-elle, ne sont pas de simples statistiques. Ils traduisent des obstacles structurels, des résistances culturelles, des inégalités persistantes dans l’accès au pouvoir, au financement politique, à la visibilité médiatique et aux espaces de décision. Et pourtant, les femmes sénégalaises portent ce pays au quotidien. Elles dirigent des communautés, soutiennent l’économie locale, portent les combats sociaux, éduquent, innovent, mobilisent et construisent la paix. La question n’est donc plus de savoir si les femmes sont capables de gouverner. La véritable question est : pourquoi les systèmes politiques continuent-ils encore à limiter leur accès au leadership ?".

Pour répondre à cette urgence, renseigne Mme Seck, le RFLD déploie cette initiative régionale afroféministe avec ses trois dimensions importantes, dont la participation politique des femmes en Afrique de l’Ouest francophone, dans le cadre du programme Afrofeminist Initiative for Human Rights Development in Francophone West Africa, soutenu par le programme SEA-T du BMZ avec l’appui de GIZ.

La cohorte sénégalaise réunit 30 femmes leaders composées de parlementaires, de cheffes de parti, d’élues locales, de candidates, d’activistes et de dirigeantes d’organisations de la société civile. Des profils qui représentent différentes générations, différents parcours, différentes sensibilités politiques et sociales, mais qui portent une ambition commune : transformer durablement la participation politique des femmes au Sénégal.

"Durant ce séminaire, nous allons partager des expériences, analyser les défis, construire des stratégies et surtout renforcer une solidarité féminine capable d’influencer les politiques publiques et les processus électoraux. À travers cette initiative, nous affirmons une conviction forte : la démocratie ne peut être complète lorsque les femmes restent sous-représentées dans les sphères de décision. Car l’avenir politique du Sénégal ne peut pas se construire sans les femmes. Et il ne doit plus se construire pour les femmes, mais avec les femmes", martèle-t-elle.

Bator Seck rappelle que le RFLD est un réseau féministe panafricain engagé pour la transformation sociale et politique du continent africain. Leur action combine le plaidoyer législatif, l’organisation communautaire, le financement des initiatives locales, l’utilisation des données ouvertes ainsi que la défense des droits des femmes, des droits et de la santé sexuels et reproductifs, de l’espace civique et de la justice climatique. Leur crédibilité, dit-elle, repose sur une reconnaissance continentale et internationale importante, notamment leur statut d’observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples et leur certification équivalente à une organisation américaine de bienfaisance publique 501(c)(3) par NGOsource.

Renforcement de la confiance en soi des femmes engagées

Maman Diouf Fall, représentante du ministre de la Famille et des Solidarités, a, elle, souligné qu’au-delà des obstacles institutionnels, l’un des défis majeurs demeure celui du développement personnel et du renforcement de la confiance en soi des femmes engagées dans l’espace public. Beaucoup de femmes, d'après elle, disposent des compétences et de la légitimité nécessaires, mais hésitent encore à occuper pleinement les espaces de leadership en raison des pressions sociales, des stéréotypes persistants et du manque d’accompagnement structuré.

La question de la formation constitue également un enjeu central. Dans un environnement politique et institutionnel de plus en plus exigeant, les femmes doivent pouvoir accéder à des programmes de formation de qualité portant sur le leadership, la communication politique, la négociation, la gouvernance publique, la prise de parole en public et la gestion stratégique des organisations. Sans investissement durable dans le capital humain féminin, les avancées resteront limitées, précise-t-elle.

Il est également essentiel de renforcer les compétences techniques et professionnelles des femmes afin qu’elles puissent participer efficacement aux processus de décision. Les responsabilités publiques nécessitent aujourd’hui des capacités accrues en analyse des politiques publiques, en gestion de projets, en maîtrise des outils numériques, en mobilisation communautaire et en suivi-évaluation. Ces compétences sont devenues indispensables pour exercer un leadership crédible et influent.

Maman Diouf Fall de souligner : "Nous devons également reconnaître l’existence d’importantes inégalités d’accès à l’information et aux opportunités de renforcement de capacités, notamment pour les femmes vivant en milieu rural ou dans les zones les plus vulnérables. Très souvent, les dispositifs de formation restent concentrés dans les grandes villes, excluant ainsi de nombreuses femmes pourtant fortement engagées dans leurs communautés ».

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Alors que la présidentielle de 2027 est désormais véritablement lancée, la question du mode de scrutin législatif pourrait trouver une place importante dans les débats. La proportionnelle, promise et oubliée depuis des décennies par de multiples candidats, victorieux ou perdants à la droite et à la gauche du spectre politique, pourrait bien être un des enjeux institutionnels de la prochaine mandature loin des polémiques stériles risquant fortement de saturer l’espace médiatique. La proportionnelle pourrait répondre à des blocages institutionnels, à condition seulement de savoir ce qu’on lui demande vraiment. Et qu’elle ne soit pas considérée comme une solution miracle, qui guérirait à elle seule les maux de la Vè République.

La campagne présidentielle de 2027 commence à avoir ses candidats officiels et certains de ses thèmes. Au fil des prises de position, des essais programmatiques et des grands discours d’intention, une question revient avec une insistance nouvelle : celle des institutions. Comment gouverne-t-on à nouveau ? Comment représente-t-on sous de nouvelles formes ? Comment évite-t-on qu’une Assemblée nationale fragmentée ne paralyse durablement le pays ? Dans ce débat qui s’amorce, le mode de scrutin pour désigner les députés occupe une place croissante. Et avec lui, la proportionnelle – cette réforme que chaque génération politique promet sans jamais l’accomplir.

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Planifier des politiques publiques capables de répondre concrètement aux besoins des populations. Tel est l’objectif affiché par les autorités à travers le Plan national de croissance et de développement (PNCD). Désormais rendu public, ce document stratégique de 130 pages définit un programme quinquennal d’investissements structuré, fondé sur un diagnostic approfondi des réalités politiques, économiques et sociales du pays. Il met notamment en lumière les fragilités persistantes en matière d’inégalités de genre, considérées comme un frein majeur à un développement inclusif et durable.

Dans ce diagnostic, la situation des femmes occupe une place préoccupante. Bien qu’elles représentent 51 % de la population, leur insertion économique reste limitée avec un taux d’emploi féminin plafonné à 45 %, contre 65 % pour les hommes, et un écart salarial estimé à 25 %. La majorité des femmes actives évolue dans le secteur informel, où les revenus sont en moyenne 30 % inférieurs à ceux des hommes. Cette précarité économique s’accompagne d’une faible représentation politique, les femmes n’occupant que 18 % des sièges parlementaires, un chiffre stagnant depuis plusieurs années.

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Malgré l’instauration de la parité dans les conseils municipaux, y compris dans les communes de moins de 1 000 habitants, les femmes restent encore largement minoritaires en tant que maire. Remarques sexistes, difficulté à concilier vie familiale et mandat… pourquoi accèdent-elles si rarement aux fonctions de maire ?

"Ma première tête de liste, c’était en 2014. J’étais enceinte quelques mois avant les élections municipales et on m’a dit que c’était une erreur stratégique", raconte Carole Canette, maire de Fleury-les-Aubrais (21 800 habitants) dans le Loiret depuis 2020. Sa fille est née en novembre 2013. "À l’époque, certaines personnes ont peut-être eu peur. Elles pensaient que je ne pourrais pas assumer un enfant en bas âge, que ce serait mieux pour moi de ne pas être élue. C’est faux".

Elle prendra sa revanche lors des élections municipales suivantes puisqu’elle a été élue maire en 2020 puis réélue en mars 2026 avec 36,47 % des suffrages au second tour.

Selon l’Insee, en Centre-Val de Loire en 2025, "les femmes représentent 42 % des adjoints et 45 % des conseillers municipaux sans fonction, mais seulement 24 % des maires et 36 % des premiers adjoints". Dans les vingt villes les plus peuplées de la région Centre-Val de Loire, une seule femme est maire : Carole Canette.

À l’échelle nationale, seules huit grandes villes de plus de 100 000 habitants seront dirigées par des femmes à l’issue du second tour des municipales, contre douze en 2020 selon l’AFP.

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RDC : la participation des femmes à la gestion publique progresse, mais reste en deçà des ambitions d’égalité

​En République démocratique du Congo, les femmes représentent une part significative de la population active.

Pourtant, leur présence dans les sphères de décision publique demeure limitée, malgré un cadre juridique favorable à l’égalité de genre.

Selon des données récentes, environ 32 % des postes de prise de décision sont occupés par des femmes.

Un chiffre qui, bien qu’en progression, révèle un déséquilibre persistant dans l’accès aux fonctions stratégiques de l’État.

​Un cadre légal favorable, mais peu appliqué

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Malgré une augmentation de la part des femmes dans les parlements, ministères et institutions politiques, les femmes demeurent moins représentées que les hommes au sein de l’Union européenne. Les femmes sont toujours sous-représentées dans les institutions politiques des États-membres de l’Union européenne.

L’index développé par l’European Institute for Gender Equality — qui attribue un score en fonction de la part des femmes élues au parlement et dans les assemblées régionales ainsi qu’au gouvernement — donne à l’Union une note de 61,4 sur 100 en moyenne.

Entre 2013 et 2023, cet index a augmenté de 13,9 points, soit l’une des plus fortes progressions par rapport aux autres domaines pour lesquels l’inégalité de genre est mesurée (économie, santé, violence, travail…).

Les écarts entre hommes et femmes restent néanmoins importants. L’EIGE a recensé 34 % seulement de ministres femmes dans l’Union en 2023, 33 % de députés et 30 % de membres d’assemblées régionales et locales.

Cliquez ici pour lire l’article intégral publié par Le Grand Continent, le 8 mars 2024.

Source image : Le Grand Continent

Le Parlement européen n’a jamais compté autant de femmes élues dans son histoire. Elles ne représentaient que 16 % de l’hémicycle en 1979, contre 41 % des élus pour la période 2019-2024 (38,9 % après la sortie du Royaume-Uni). Une proportion en progression à chaque élection. Le Parlement européen est ainsi plus féminisé que la plupart des Parlements nationaux des Vingt-Sept, à l’exception de ceux de la Suède (46,4 %), de la Finlande (45,5 %), de la Belgique (43,8 %) et du Danemark (42,5 %), selon les dernières données d’Eurostat. La France se situe à un niveau comparable à celui de l’hémicycle européen, avec 36,6 % de députées. 

En outre, sept des 14 vice-présidents sont des femmes et sur les cinq questeurs, trois sont des questeuses.

Des progrès, mais encore quelques efforts à fournir

Toutefois, cette situation encourageante ne doit pas cacher le fait que le Parlement européen n’ait été présidé qu’à trois reprises par des femmes depuis 1979 (date du passage à l’élection au suffrage universel direct du Parlement) - Simone Veil (1979-1982), Nicole Fontaine (1999-2002) et aujourd’hui Roberta Metsola (depuis 2022), soit trois présidentes pour 14 présidents.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Toute l’Europe, le 24 février 2023.

Malgré les progrès réalisés en matière d’égalité des sexes, on est encore loin du compte en ce qui concerne la proportion de femmes dans la vie politique canadienne. Avec seulement le tiers des sièges à la Chambre des communes occupés par des femmes, le Parlement a encore un long chemin à parcourir pour refléter la diversité de la population qu’il représente.

Plusieurs facteurs contribuent aux disparités persistantes entre les hommes et les femmes en politique. Les recherches sur le sujet ont relevé de nombreux obstacles qui freinent la participation des femmes, dont trois qui ressortent comme les plus déterminants.

Trois obstacles à l’entrée des femmes en politique

Le premier concerne la présence de préjugés sexistes au sein de la population. Ainsi, pour diverses raisons, les électeurs pourraient préférer voter pour un candidat plutôt qu’une candidate.

Cliquez ici pour lire l’article publié par The Conversation, le 14 mars 2023.

La carte « Femmes en politique : 2023 », créée par l’Union interparlementaire (UIP) et ONU Femmes, présente de nouvelles données sur les femmes occupant des postes de direction et dans les parlements nationaux au 1er janvier 2023. Les données montrent que les femmes sont sous-représentées à tous les niveaux de prise de décision dans le monde et que la parité entre les sexes dans la vie politique est loin d’être atteinte.

Les femmes ne sont chefs d’État et/ou de gouvernement que dans 31 pays. Les femmes représentent 26,5 pour cent des membres du Parlement. Au niveau mondial, moins d’un ministre sur quatre est une femme (22,8 pour cent). De nouvelles données montrent que les femmes sont à la tête de portefeuilles importants en matière de droits de l’homme, d’égalité des sexes et de protection sociale, tandis que les hommes dominent des domaines politiques tels que la défense et l’économie.

Source: ONU Femmes

En 2022, après deux années marquées par les confinements et les pertes dues à la pandémie de COVID-19 dont le monde se remet progressivement, le leadership des femmes dans les parlements du monde entier continue de s’améliorer, mais à un rythme lent. La représentation des femmes au parlement a franchi de nouvelles étapes à travers le monde et le contexte dans lequel les femmes exercent leur leadership politique ne cesse de gagner en importance.

Cliquez ici pour voir le rapport.

À la suite de son premier volet sur la parité politique à l’échelle locale, le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) dresse donc un état des lieux de la parité au niveau national, non seulement en s’interrogeant sur la répartition des postes et des compétences, mais encore sur l’impact de la « non-parité » sur les conditions d’exercice du pouvoir et sur la décision publique. Ainsi, ce rapport s’attache à :

  • Établir les marges de progrès de la parité quantitative et qualitative à l’échelle nationale ;
  • Analyser les freins et les résistances à l’entrée des femmes en politique ;
  • Formuler des recommandations pour atteindre la parité et l’égalité au pouvoir.

Cliquez ici pour accéder au rapport.