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Parlements et élus

Depuis 1998, le Conseil national des femmes du Luxembourg (CNFL) publie régulièrement des études quant à la participation des femmes dans la vie politique, en particulier dans les commissions consultatives communales.

Et, en 15 ans, les progrès sont notoires. On est en effet passé de 21 à 36% de femmes dans ces diverses commissions. Autre signe encourageant, le nombre de commissions sans femme a baissé et le nombre de commission atteignant 40% de femmes a augmenté.

«C’est pourtant insuffisant», tempère Danielle Becker-Bauer, la présidente du CNFL, qui fait remarquer que les communes à ranger dans la catégorie des «bon élèves» (qui comptent plus de 40% de femmes) ne sont en fait que 28 sur les 106 que compte le pays. Elle regrette notamment que les femmes restent très minoritaires dans les commissions à connotation technique.

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Au Bénin, l’Assemblée nationale incarne le cœur du pouvoir législatif. Si des réformes ont permis une meilleure représentation des femmes ces dernières années, le Parlement reste encore largement dominé par les hommes. À l’approche de la 10ème législature en 2026, la question de la place des femmes dans la prise de décision politique revient au centre du débat.

Le Parlement béninois, à l’aube de sa 10ème législature en 2026, continue de refléter un déséquilibre majeur en matière de représentation féminine. Sur 109 sièges, seules 28 femmes sont élues, un chiffre quasiment identique à celui de 2023. Avec moins de 25 % de femmes au Parlement, la lutte pour une égalité véritable semble encore un défi lointain, malgré quelques avancées notables. Et la question de la place des femmes dans les sphères de décision reste centrale.

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Disparités régionales

Seuls 20,7 pour cent des 565 maires de Belgique sont des femmes, avec des variations selon les régions. La Flandre affiche le pourcentage le plus bas, avec 18,2 pour cent, tandis que la région de Bruxelles-Capitale enregistre une proportion plus élevée, avec 26,3 pour cent. La Wallonie se situe entre les deux, avec un peu moins de 23 pour cent de femmes maires.

Malgré ces faibles chiffres, des experts comme Clara Hurbain reconnaissent une augmentation progressive de la représentation féminine au niveau municipal. Cependant, Virginie Defrang-Firket soutient que les attitudes sociétales constituent toujours un obstacle important à l’entrée des femmes en politique.

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Avec seulement 1 pays sur 7 dirigé par une femme, le pouvoir politique mondial reste dominé par les hommes. Les femmes ne sont présidentes ou cheffes du gouvernement que dans 28 des 195 pays du monde, et 101 États n’ont jamais connu de femmes dirigeantes.

Les dernières données de l’UIP et d’ONU Femmes montrent que l’égalité politique reste lointaine : les femmes n’occupent pas plus de 22,4% des postes ministériels (contre 23,3% en 2024) et 27,5% des sièges parlementaires (un niveau qui stagne).

Quatorze pays, dont six en Europe de l’Ouest (1) ont atteint la parité entre les sexes au sein de leur gouvernement, démontrant ainsi qu’une représentation égale est possible. A l’inverse, huit pays n’ont toujours aucune femme ministre (2).

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Les femmes dans les postes à haute responsabilité de l’État

  • À partir du 1er janvier 2026,  il y a 28 pays où 30 femmes sont chefs d’État et/ou de gouvernement [1]. Au rythme actuel, il faudra 130 ans pour que la parité dans les décisions politiques du plus haut niveau soit atteinte [2].

  • Seulement 16 pays ont une femme comme chef d’État, et seulement 21 pays ont une femme comme chef de gouvernement [3].

  • Données compilées par ONU Femmes montrent que les femmes représentent 22,4 pour cent des membres de cabinet à la tête de ministères, dirigeant un domaine politique au 1er janvier 2026 [4]. Il n’y a que quatorze pays dans lesquels les femmes occupent 50 pour cent ou plus des postes de ministres à la tête de domaines politiques [5].

  • Les portefeuilles les plus couramment détenus par les femmes ministres sont les suivants : Femmes et égalité des sexes, puis Famille et enfance, et Inclusion sociale et développement [6].

Les femmes dans les parlements nationaux

  • Seulement 27,5 pour cent de tous les parlementaires nationaux sont des femmes, rapport à 11 pour cent en 1995 [7].

  • Seulement sept pays comptent 50 pour cent ou plus de femmes au parlement dans les chambres uniques ou basses : Rwanda (64 pour cent), Cuba (57 pour cent), Nicaragua (55 pour cent), Bolivia (51 pour cent), Andorre, Mexique et Émirats arabes unis (tout à 50 pour cent)  [8].

  • Vingt-trois autres pays ont atteint ou dépassé 40 pour cent, dont dix pays en Europe, six en Afrique, cinq en Amérique latine et aux Caraïbes, et deux en Asie-Pacifique [9].

  • Au niveau mondial, il y a 21 États dans lesquels les femmes représentent moins de 10 pour cent des parlementaires dans les chambres uniques ou basses, dont trois chambres basse qui ne compte aucune femme [10].

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Intitulé Les femmes au parlement en 2025, le rapport annuel de l'Uip s’appuie sur les données recueillies auprès de 49 pays ayant procédé en 2025 à des renouvellements parlementaires concernant 62 chambres. L’organisation, qui regroupe aujourd’hui 183 parlements nationaux, y voit le signe d’un ralentissement de la dynamique engagée ces dernières décennies vers une plus grande égalité entre femmes et hommes dans la représentation politique.

Alors que la proportion de femmes parlementaires progresse à peine, leur présence aux plus hautes fonctions parlementaires recule nettement. La part de femmes présidentes de parlement est tombée à 19,9 % en 2026, contre 23,7 % un an plus tôt. Sur les 75 nouveaux présidents de chambre élus ou nommés en 2025, seules 12 sont des femmes, soit 16 %. Cette évolution souligne la persistance d’un « plafond de verre» dans l’accès des femmes aux postes de direction au sein des assemblées législatives.

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Dans un grand nombre de pays, les femmes députées restent très minoritaires. Une quinzaine de pays parviennent à la parité, dont le Mexique, l’Afrique du Sud et les pays d’Europe du Nord. La France est dans une situation intermédiaire.

Parmi les députés et sénateurs du monde entier, on compte 26 % de femmes en octobre 2022, selon l’Union interparlementaire (UIP), l’organisation mondiale des parlements nationaux. Autrement dit, les hommes parlementaires sont trois fois plus nombreux que les femmes aux mêmes postes.

Les disparités sont grandes d’un pays à l’autre. On peut considérer la parité comme atteinte dans quinze pays parmi les 193 États membres des Nations unies. La part de femmes parmi les députés [1] y atteint ou dépasse 45 %. Le Rwanda bat tous les records, avec 61 % de femmes. On trouve aussi dans le haut du classement plusieurs pays d’Amérique latine (Cuba, Mexique, Argentine, par exemple), l’Afrique du Sud et des pays scandinaves. L’Europe se démarque à peine des autres continents.

Cliquez ici pour lire larticle publié par L’Observatoire des inégalités, le 29 novembre 2022.

Le troisième Rapport parlementaire mondial analyse pourquoi la question de l’engagement public est importante et comment les parlements, de par le monde, resserrent leurs liens avec les populations qu’ils représentent. Il décrit les tendances et les priorités stratégiques dans ce domaine et identifie plusieurs points de contact essentiels pour assurer un engagement plus riche et plus approfondi du public aux côtés du parlement à l’avenir, à l’appui des principes fondamentaux inscrits dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies.

Cliquez ici pour avoir accès au rapport.

Élisabeth Borne est devenue lundi la deuxième femme française à occuper le poste de Première ministre, après Édith Cresson il y a 30 ans. Mais au-delà de cette nomination symbolique, quelle place occupent les femmes aux postes de pouvoir ? Radiographie en infographies.

Une seconde femme première ministre, 30 ans après la première. La symbolique est forte, et même l'opposition salue le geste tout en désapprouvant le profil d'Élisabeth Borne. Depuis 2012 et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault (sous Français Hollande), les gouvernements sont paritaires. Mais derrière ces nominations, combien de femmes occupent des postes de pouvoir politique ? Combien sont-elles à l'Assemblée nationale, au Sénat, à la tête des mairies ? France Inter s'est plongé dans les chiffres.

Cliquez ici pour lire larticle publié par France Inter, le 17 mai 2022.

29 % de sénatrices, 39 % de députées, 42 % de conseillères municipales. Le bilan de la parité en politique est de moins en moins défavorable aux femmes, sauf aux fonctions à haute responsabilité.

La parité entre les femmes et les hommes en politique progresse en France. Les femmes représentent 39 % des députés, 42 % des conseillers municipaux, 50 % des députés européens, 49 % des conseillers régionaux et 50 % des conseillers départementaux. En revanche, seuls 20 % des maires sont des femmes. Moins d’un tiers des présidents de région sont des femmes. Elles président deux conseils départementaux sur dix et occupent moins d’un siège sur trois au Sénat (29 %).

Cliquez ici pour lire larticle publié par L’Observatoire des Inégalités, le 4 mars 2022.

Au début de l’année 2021, les perspectives mondiales restaient obscurcies par les lourdes menaces de la COVID-19. En plus de représenter un risque sanitaire majeur, la pandémie avait provoqué un vaste bouleversement économique et social. La sphère politique n’était pas épargnée : organiser des élections dans de bonnes conditions de sécurité ou assurer le fonctionnement normal des parlements sont devenus de véritables défis. Si nombre de ces difficultés se sont poursuivies dans le courant de l’année, se conjuguant parfois les unes aux autres, les reports d’élections1 ont été moins nombreux que l’année précédente.

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Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a souhaité conduire de nouveaux travaux sur la parité suite à la promulgation de la loi du 27 décembre 2019 relative à l'engagement dans la vie locale et à la proximité de l'action publique. Cette loi prévoit la modification du code électoral pour réviser les dispositifs paritaires aux mandats électifs du bloc intercommunal, originellement pour fin 2021. Ce rapport propose tout d'abord un bilan de la parité, soulignant que si les échelons soumis aux dispositions paritaires attestent d'une avancée notable, ceux-ci ne permettent pas d'atteindre la parité effective.

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