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Parlements et élus

Lors d'une réunion d'information avec les membres du Conseil, l'Envoyé spécial adjoint de l'ONU pour la Syrie, Claudio Cordone, a souligné que l'accord de cessez-le-feu et d'intégration du 30 janvier entre le gouvernement syrien et les Forces démocratiques syriennes (FDS) constituait une avancée potentiellement transformatrice.

Cet accord prévoit une intégration militaire et administrative progressive du nord-est de la Syrie et comprend des dispositions relatives au retour des personnes déplacées et à la protection des droits civils et éducatifs des Kurdes.

« Les hostilités ont cessé et l'élaboration d'un plan de mise en œuvre progresse de manière positive », a déclaré M. Cordone, mentionnant le déploiement de forces du ministère de l'Intérieur à Al-Hasakeh et Qamishli, ainsi que les discussions sur la gouvernance locale et les nominations politiques.

Le Secrétaire général s'est félicité de cet accord le 30 janvier, appelant toutes les parties « à œuvrer rapidement pour en assurer la mise en œuvre, notamment en ce qui concerne l'intégration pacifique du nord-est de la Syrie, les droits des Kurdes syriens et le retour sûr, digne et volontaire des personnes déplacées ».

Dans une déclaration publiée jeudi par la Présidence du Conseil de sécurité, les membres de cet organe ont également salué « l’accord global » et souligné la nécessité de s’y conformer afin de « minimiser les souffrances des civils » et d’éviter tout « vide sécuritaire » autour des centres de détention où sont retenus des anciens combattants de Daech.

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Au cours des années 2000 marquées par les révoltes urbaines de 2005, la thématique de la diversité est mise en avant au plus haut niveau de l’État. Des collectifs et associations comme les Indigènes de la République ou le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran), fondé en 2005, posent la question de la discrimination et de la race dans le débat public, et différents réseaux ou mouvements comme l’Association nationale des élus locaux pour la diversité (Aneld), créée en 2009, se structurent autour de ces enjeux. Si le champ politique reste marqué par une forte inertie, la représentation des femmes et de la diversité devient au cours des deux dernières décennies un enjeu pour les partis et dans la constitution des listes candidates et des exécutifs municipaux, tandis que celle des classes populaires passe au second plan comme Rémi Lefebvre et Frédéric Sawicki l’ont montré pour le Parti socialiste [1].

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TIC, orientation, engagement… Le ministère mise sur la sensibilisation pour réduire les inégalités hommes-femmes dans la société.

En décembre dernier, l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes (EIGE) a publié son index annuel avec une méthodologie modifiée et l’intégration de nouveaux indicateurs. Résultat : le Luxembourg a perdu deux places au classement et se situe à peine au-dessus de la moyenne de l’UE. Désormais 9e sur 27, le pays se donne-t-il des moyens suffisamment ambitieux pour remédier à ces inégalités entre les femmes et les hommes?

La députée LSAP Claire Delcourt a interpellé la ministre de l’Égalité et de la Diversité sur les mesures prévues en 2026, notamment sur les nouveaux indicateurs – femmes dans les technologies de l’information et de la communication (TIC), management, emplois faiblement rémunérés – et sur la charge domestique et d’aidance supportée par les femmes.

Yuriko Backes lui a répondu point par point ce jeudi. En ce qui concerne les «femmes et TIC», elle annonce surtout des actions de sensibilisation. «Une série d’évènements est prévue en 2026 (…) pour sensibiliser des filles aux métiers TIC, avec des rôles modèles et des témoignages.» Elle met aussi en avant un projet cofinancé par son ministère : «Girls deploy your talents» qui «donne la possibilité de découvrir des métiers dans une entreprise», ainsi que des ateliers organisés régulièrement dans les écoles et lycées.

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L'algorithme de plateformes comme Facebook et Instagram privilégie l'apparence au détriment du fond et ne permet pas aux femmes d'être entendues. C'est ce que dénonce une tribune remise ce lundi à Meta France, et signée par une centaine d'élus, dont trois siègent en Normandie.

Une conseillère départementale Ecologiste du Maine-et-Loire, Elodie Jeanneteau a lancé une tribune, remise ce lundi à Meta France et signée par une centaine d'élus en France où elle reproche à l'algorithme de privilégier l'apparence aux contenus politiques. Résultat : la jeune élue est suivie par 86% d'hommes sur Facebook ! Et elle n'est pas la seule dans ce cas-là. Trois élues normandes ont signé cette tribune : la conseillère régionale écologiste Marianne Rozet et les conseillères départementales du Calvados Alexandra Beldjoudi (EELV) et Elise Cassetto-Gadrat (Divers gauche). Cette dernière est également élue à Hérouville-Saint-Clair.

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La Suède, longtemps considérée comme un pays progressiste, tire la sonnette d’alarme. Selon le quotidien britannique The Guardian, l’agence pour l’égalité du gouvernement suédois affirme qu’il y a eu une augmentation des «  discours haineux, des menaces et du harcèlement à l’encontre des femmes politiques », obligeant de nombreuses femmes à s’autocensurer ou à se retirer complètement de la vie publique par peur.

Un exemple récent et marquant est le cas de la femme politique suédoise Anna-Karin Hatt. Elle a démissionné de son poste de présidente du Parti du centre suédois en octobre 2025, après seulement cinq mois en fonction. Elle a déclaré avoir reçu tellement de messages haineux et de menaces qu’elle ne se sentait plus en sécurité, même chez elle.

En Allemagne, les démissions de la politicienne écologiste Tessa Ganserer et de la vice-présidente du Bundestag Yvonne Magwas, membre du parti chrétien-démocrate, ont fait la une des journaux. Toutes deux ont démissionné après avoir été victimes de campagnes de dénigrement et d’hostilité.

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Vous avez vu, la députée libérale Stéphanie Cortisse a fait l’objet d’une campagne de haine et de dénigrement ? Avec à de très nombreuses reprises des allusions au fait qu’elle devrait sa place parce qu’elle est « très proche » du président du MR. Sa faute ? Avoir exprimé lors d’une interview qu’elle trouvait Georges-Louis Bouchez tolérant et ouvert, et qu’il était possible de parler avec lui facilement. Des propos qui ne collent pas avec le narratif bien-pensant d’une certaine gauche pour qui les libéraux sont forcément des petits Trump d’extrême droite.

Au final, voici quelques extraits de ces attaques ordurières, sexistes et dégradantes où on ne confronte pas la femme politique engagée à ce qu’elle propose et à ses idées, mais où elle est réduite à une femme sexualisée : « maîtresse cachée », « ça sent la turlutte », « elle sait comment aller sous le bureau », « elle est enceinte de GLB », « il l’a sauté, elle a bon »… 

Stéphanie Cortisse a porté plainte. Et elle a eu bien raison. Je ne la connais pas personnellement, mais je sais exactement de quoi elle parle. 

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Dans un grand nombre de pays, les femmes députées restent très minoritaires. Une quinzaine de pays parviennent à la parité, dont le Mexique, l’Afrique du Sud et les pays d’Europe du Nord. La France est dans une situation intermédiaire.

Parmi les députés et sénateurs du monde entier, on compte 26 % de femmes en octobre 2022, selon l’Union interparlementaire (UIP), l’organisation mondiale des parlements nationaux. Autrement dit, les hommes parlementaires sont trois fois plus nombreux que les femmes aux mêmes postes.

Les disparités sont grandes d’un pays à l’autre. On peut considérer la parité comme atteinte dans quinze pays parmi les 193 États membres des Nations unies. La part de femmes parmi les députés [1] y atteint ou dépasse 45 %. Le Rwanda bat tous les records, avec 61 % de femmes. On trouve aussi dans le haut du classement plusieurs pays d’Amérique latine (Cuba, Mexique, Argentine, par exemple), l’Afrique du Sud et des pays scandinaves. L’Europe se démarque à peine des autres continents.

Cliquez ici pour lire larticle publié par L’Observatoire des inégalités, le 29 novembre 2022.

Le troisième Rapport parlementaire mondial analyse pourquoi la question de l’engagement public est importante et comment les parlements, de par le monde, resserrent leurs liens avec les populations qu’ils représentent. Il décrit les tendances et les priorités stratégiques dans ce domaine et identifie plusieurs points de contact essentiels pour assurer un engagement plus riche et plus approfondi du public aux côtés du parlement à l’avenir, à l’appui des principes fondamentaux inscrits dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies.

Cliquez ici pour avoir accès au rapport.

Élisabeth Borne est devenue lundi la deuxième femme française à occuper le poste de Première ministre, après Édith Cresson il y a 30 ans. Mais au-delà de cette nomination symbolique, quelle place occupent les femmes aux postes de pouvoir ? Radiographie en infographies.

Une seconde femme première ministre, 30 ans après la première. La symbolique est forte, et même l'opposition salue le geste tout en désapprouvant le profil d'Élisabeth Borne. Depuis 2012 et le gouvernement de Jean-Marc Ayrault (sous Français Hollande), les gouvernements sont paritaires. Mais derrière ces nominations, combien de femmes occupent des postes de pouvoir politique ? Combien sont-elles à l'Assemblée nationale, au Sénat, à la tête des mairies ? France Inter s'est plongé dans les chiffres.

Cliquez ici pour lire larticle publié par France Inter, le 17 mai 2022.

29 % de sénatrices, 39 % de députées, 42 % de conseillères municipales. Le bilan de la parité en politique est de moins en moins défavorable aux femmes, sauf aux fonctions à haute responsabilité.

La parité entre les femmes et les hommes en politique progresse en France. Les femmes représentent 39 % des députés, 42 % des conseillers municipaux, 50 % des députés européens, 49 % des conseillers régionaux et 50 % des conseillers départementaux. En revanche, seuls 20 % des maires sont des femmes. Moins d’un tiers des présidents de région sont des femmes. Elles président deux conseils départementaux sur dix et occupent moins d’un siège sur trois au Sénat (29 %).

Cliquez ici pour lire larticle publié par L’Observatoire des Inégalités, le 4 mars 2022.

Au début de l’année 2021, les perspectives mondiales restaient obscurcies par les lourdes menaces de la COVID-19. En plus de représenter un risque sanitaire majeur, la pandémie avait provoqué un vaste bouleversement économique et social. La sphère politique n’était pas épargnée : organiser des élections dans de bonnes conditions de sécurité ou assurer le fonctionnement normal des parlements sont devenus de véritables défis. Si nombre de ces difficultés se sont poursuivies dans le courant de l’année, se conjuguant parfois les unes aux autres, les reports d’élections1 ont été moins nombreux que l’année précédente.

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Le Haut conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a souhaité conduire de nouveaux travaux sur la parité suite à la promulgation de la loi du 27 décembre 2019 relative à l'engagement dans la vie locale et à la proximité de l'action publique. Cette loi prévoit la modification du code électoral pour réviser les dispositifs paritaires aux mandats électifs du bloc intercommunal, originellement pour fin 2021. Ce rapport propose tout d'abord un bilan de la parité, soulignant que si les échelons soumis aux dispositions paritaires attestent d'une avancée notable, ceux-ci ne permettent pas d'atteindre la parité effective.

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