Parlements et élus
Main navigation
Dans la région, les femmes représentent 43% des élu-es, d’après l’INSEE CVL. Des chiffres encourageants, obtenus notamment grâce à la loi organique du 17 mai 2013 qui exige que les listes municipales soient soumises à l’exigence paritaire dans les communes de 1 000 habitant-es et plus. Mais maintenant, la loi du 21 mai 2025 impose à toutes les communes, sans critère de taille, l’exigence paritaire des listes municipales. Une disposition qui devra s’appliquer aux prochaines élections municipales de 2026. Le réseau d’associations Elles Aussi, à travers une exposition et une vidéo sur l’Histoire du droit de vote des femmes, ainsi qu’un guide pratique, veut montrer qu’il est possible d’atteindre la parité.
Une parité atteignable
Sachant que 70% des 1 755 communes de la région possèdent moins de 1 000 habitant-es, c’est un défi de taille. L’association Elles Aussi propose justement un guide pour aider les femmes à s’engager car, à la phrase “On ne va jamais trouver les femmes” elles répondent que “chaque fois, on a trouvé des femmes“. Gaëlle Lahoreau, vice-Présidente de la Région déléguée à la Démocratie permanente, à la citoyenneté, aux initiatives locales et à l’éducation populaire, poursuit dans ce sens : “Il ne faut pas être inquiets et inquiètes pour les élections à venir du mois de mars, toutes les communes vont trouver des femmes pour remplir leur liste”. De même, Chantal Blot, conseillère municipale à Olivet, souligne que, même si “certains disent que ces lois paritaires sont stupides”, elles permettent justement “d’encourager les femmes à se présenter“.
Dans la région, les chiffres vont donc dans la bonne direction : 1/3 des communes ont déjà la parité. Cela montre que la parité pour toutes les communes est atteignable. Certaines relèvent d’ailleurs déjà avec brio cette exigence. D’après les chiffres de Gaëlle Lahoreau, la commune de Luzé, en Indre-et-Loire par exemple, présente un conseil municipal avec 83% de femmes. En revanche, sept communes ne présentent toujours aucune femme au sein de leur conseil municipal, notamment : Trinay, dans le Loiret ; Lumeau, Le Mesnil-Thomas et Villampuy en Eure-et-Loir ; ainsi que Pray, Saint-Jacques-des-Guérets et Villeneuve-Frouville dans le Loir-et-Cher.
Le patriarcat aime nous bercer d’un récit qui l’arrange : celui d’une égalité entre les femmes et les hommes enfin atteinte, presque dépassée, reléguée aux luttes d’hier. Pourtant, quotidiennement, l’actualité se charge de contredire frontalement ce discours. Si le féminisme continue de déranger autant, ce n’est pas par excès idéologique, mais parce que les dominations qu’il combat sont toujours là, bien réelles. Et que celles et ceux qui bénéficient de ces dominations veulent conserver le pouvoir.
On oppose souvent aux luttes féministes un argument prétendument imparable : « la loi garantit l’égalité ». Comme si la loi était exhaustive et couvrait tous les cas de figures. Comme si l’inscription d’un principe dans un texte suffisait à le rendre effectif.
Or la prétendue égalité juridique ne supprime ni les pratiques discriminatoires, ni les rapports de domination, ni les représentations sexistes qui continuent de structurer les institutions, les médias et les comportements sociaux. Confondre l’intention normative avec la réalité vécue, c’est précisément ce qui permet de nier les violences persistantes.
Dans l’émission « Les candidats face aux femmes », Ahoua Don Mello dévoile un programme audacieux axé sur la reconnaissance du travail domestique, la santé maternelle et la lutte contre les stéréotypes culturels.
L’émission Les candidats face aux femmes continue de s’imposer comme le rendez-vous incontournable de l’élection présidentielle ivoirienne de 2025. Après Jean-Louis Billon et Henriette Lagou, c’était au tour d’Ahoua Don Mello, candidat déclaré à la magistrature suprême, de présenter sa vision sur l’émancipation des femmes, ce jeudi soir, devant un panel d’expertes de haut niveau.
L’émission, initiée par Rebecca Yao, experte en genre et présidente de l’ONG Femmes Ivoiriennes en Politique, a permis de poser un cadre rigoureux au débat. Elle était accompagnée du Professeur Weu Mélanie Tia, spécialiste en néphrologie et immunologie, enseignante-chercheure, et secrétaire adjointe de l’Association des Femmes Chercheurs de Côte d’Ivoire.
Les femmes continuent d’être largement sous-représentées parmi les candidats aux postes de maire et de conseiller municipal. Leur présence a augmenté très faiblement par rapport aux dernières élections et chute même dans certaines villes, ce qui fait craindre d’importants reculs dans l’avenir.
« C’est la plus légère augmentation qu’on a jamais eue depuis 2005 », lance en entrevue la directrice générale du Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD), Esther Lapointe. « C’est très malheureux, ce qui se passe en ce moment, et surtout, c’est très mauvais pour la démocratie. On n’a même pas atteint la parité qu’on est déjà en train de reculer. »
Quand elles sont candidates, les femmes sollicitent surtout des postes de conseillère municipale. Elles représentent en effet 38 % de ces candidatures.
Mais elles sont encore moins nombreuses à briguer la mairie : une femme est dans la course dans une ville sur quatre seulement.
Aux États-Unis, la plus jeune enfant mariée avait dix ans. Aux États-Unis, Paige, 28 ans, n’a pas pu avorter de son violeur et bourreau. Aux États-Unis, Ambre est morte au même âge d’une septicémie faute de soins, après avoir tenté d’avorter par ses propres moyens. Mais que dire aussi de Tony, condamnée à 20 ans de prison, qu’elle a effectué quasi intégralement, pour n’avoir pas su protéger son fils des coups de son...
Le site pornographique sexiste Phica.eu a fermé ses portes suite à une controverse concernant l'utilisation de photos de filles et de femmes dans des situations très diverses, publiées en ligne à leur insu. Des femmes ordinaires comme des célébrités ont été ciblées, déclenchant une vague de commentaires vulgaires et offensants. La page d'accueil informe les utilisateurs que tout le contenu a été supprimé. « Si vos droits ont été violés », peut-on y lire, « veuillez nous écrire afin que nous puissions le supprimer. » « Phica », poursuit l'équipe, « a été créé comme une plateforme de discussion et de partage personnel, avec un espace dédié à celles et ceux qui souhaitent se certifier et partager leur contenu en toute sécurité. Malheureusement, comme sur tout réseau social, il y a toujours des personnes qui abusent des plateformes, portant atteinte à leur esprit et à leur vocation première. »