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Parlements et élus

Le CECHF est un organe consultatif fédéral créé en 1993. Ses principaux objectifs sont de créer des commissions et rendre des avis pour instaurer ou restaurer l’égalité de fait entre les hommes et les femmes et éliminer les discriminations de genre directes et indirectes.

Dans son dernier avis, en date du 13 juin, il énumère une série de mesures prises ou annoncées par le gouvernement De Wever qui impacteront, selon lui, directement les femmes et la recherche d’égalité entre les genres.

"Le démantèlement d’une branche de la sécurité sociale (le chômage), de ses mécanismes d’assurance sociale qui ont fait leurs preuves depuis l’instauration de la sécurité sociale, pour indemniser les travailleurs en perte d’emploi, fait place à un système d’assistance généralisé qui précarisera davantage les sans-emploi et risque de priver un nombre considérable de femmes de toute protection", prévient le Conseil.

Il alerte également sur les conséquences de la loi-programme, dont l’exposé le "fait frémir" et qui comprend quantité de "mesures de régression sociale".

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Un attentat masculiniste déjoué : la haine en ligne au cœur des préoccupations

L’actualité récente a mis en lumière un drame évité de justesse : un projet d’attentat masculiniste a été déjoué en France. Un jeune homme, radicalisé sur les réseaux sociaux, envisageait un passage à l’acte violent contre des femmes. Pour la ministre, ce fait illustre clairement la gravité des discours haineux qui se propagent en ligne et leurs conséquences concrètes dans notre société. Elle insiste sur l’urgence d’une action globale, qui doit se déployer aussi bien au sein des familles et des établissements scolaires qu’à travers une régulation plus stricte des plateformes numériques. Ces idéologies masculinistes influencent la perception que les jeunes ont des relations hommes-femmes, ce qui peut malheureusement déboucher sur des actes violents.

La majorité numérique à 15 ans : un rempart pour protéger les enfants

Dans ce contexte, l’une des mesures phares défendues par Aurore Bergé est la fixation de la majorité numérique à 15 ans. Cette proposition vise à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux enfants en dessous de cet âge, en imposant aux plateformes la mise en place de barrières de sécurité efficaces, afin que la protection ne repose plus uniquement sur les familles ou les enfants eux-mêmes. Pour illustrer l’écart entre les générations, la ministre rappelle son propre parcours adolescent, où l’accès au numérique était contrôlé et limité, un cadre qui a quasiment disparu aujourd’hui. Cette exposition massive aux contenus numériques pose un réel défi, notamment en matière de santé mentale chez les jeunes.

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Paris - «Une grande cause encore mal dotée» : cinq mois après un bilan au vitriol de la Cour des comptes sur la politique d'égalité femmes-hommes, un rapport du Sénat épingle les montants «dérisoires» alloués à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Les crédits du programme alloué à l'égalité entre les femmes et les hommes ont certes «presque triplé entre 2020 et 2024 mais ils ne représentent qu’un peu plus de 100 millions d’euros», a souligné jeudi le sénateur LR Arnaud Bazin lors de la présentation à la presse du rapport de la commission des finances.

«Il s’agit d’un montant, disons-le, dérisoire, a fortiori lorsqu’on le rapporte au coût des violences pour la société, que plusieurs études ont chiffré à au moins 3,6 milliards d’euros par an», a-t-il ajouté aux côtés du co-rapporteur et sénateur communiste Pierre Barros. Les financements en provenance des collectivités territoriales et des fonds européens «pourraient eux être davantage mobilisés» tout comme les fonds privés.

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Lors d’un discours prononcé à la télé à l’occasion des 100 premiers jours d’exercice du pouvoir, ce jeudi 5 juin, le Premier ministre, Nawaf Salam, est revenu sur le bilan de son gouvernement. Une occasion de saluer les réformes entreprises et, en particulier, l’adoption, en mars dernier, d’un mécanisme destiné à promouvoir le mérite, la transparence et l’intégrité dans la nomination des cadres supérieurs. Si cette décision constitue en effet une avancée vers la professionnalisation de l’administration publique et le rétablissement de la confiance des usagers, il reste pourtant un point à relever stipulé clairement par le mécanisme : l’importance de « garantir une représentation équitable, en particulier des femmes et des personnes handicapées » dans les nominations à des postes publics de haut niveau.

Écart persistant entre engagements et réalité

Et pour cause : malgré cet engagement déclaré, les nominations effectuées au cours des premiers mois sous le nouveau système continuent de refléter une tendance inquiétante : la grande majorité des fonctionnaires nouvellement nommés sont des hommes.

Source : L'Orient Le Jour.

 

Où sont les femmes ? De moins en moins dans la politique européenne. Leur nombre a diminué au sein du Parlement européen issu des élections de juin 2024. La faute, en partie, à une hausse des menaces qui visent les femmes candidates nous expliquent les eurodéputées belges Sophie Wilmès et Saskia Bricmont.

Moins de femmes au Parlement européen

Ursula von der Leyen, Roberta Metsola, Kaja Kallas, Christine Lagarde. Aujourd’hui, ces femmes occupent des hauts postes au sein des institutions européennes. Mais il ne faut pas s’y méprendre. Les hommes dominent encore largement la vie politique continentale.

L’année dernière, on a même assisté à un événement historique. Alors que le nombre de femmes élues au Parlement européen n’avait cessé d’augmenter depuis 1979 (année de la première élection européenne), cette tendance s’est inversée lors du scrutin de juin 2024. L’Assemblée européenne compte désormais 277 femmes pour 441 hommes, soit un taux de représentation de 38,5%, en baisse de 0,9% par rapport à 2019. Le recul est limité mais ce n’était jamais arrivé.

Un an plus tard, la Commission européenne dresse une série de constats et formule des recommandations dans un rapport d’une trentaine de pages publié ce vendredi 6 juin.

Article complet publié par RTBF.

Source image : RTBF

 

Au Ghana, en Namibie, des femmes ont accédé récemment à de hautes fonctions politiques.
Mais il reste difficile pour les femmes de se hisser jusqu’en haut de l’appareil étatique, de jouer un rôle reconnu socialement dans des pays où la culture patriarcale reste forte.

Des pionnières en Afrique

Jane Naana Opoku-Agyemang. C’est ainsi que s’appelle la nouvelle vice-présidente du Ghana. Et en Namibie, le nom du chef de l’Etat est Netumbo Nandi-Ndaitwah – une présidente.
Par le passé, on a connu Ruth Perry et Ellen Johnson Sirleaf à la tête du Libéria,  Sahle-Work Zewde, qui a présidé l’Ethiopie,  Joyce Banda vice-présidente du Malawi. La présidente de Maurice, aussi : Ameenah Gurib-Fakim ou celle par intérim qui l’avait précédée, Agnès Ohsan-Bellepeau. Mais il y en a d’autres, nous n’allons pas toutes les citer : atherine Samba-Panza en RCA, Rose Francine Rogombé au Gabon, Aminata Touré, ex-Première ministre du Sénégal, Victoire Tomegah-Dogbé, qui a été cheffe du gouvernement au Togo ou encore Judith Suminwa en RDC.

Ces exemples pour dire que oui, il y a des femmes qui ont occupé de hautes fonctions en Afrique – dans plusieurs pays mais sur le continent, comme ailleurs dans le monde, on est encore loin de l’égalité des sexes dans les sphères de pouvoir et évidemment, au quotidien.

Article complet publié par DW News.

Source image : DW News

 

Le deuxième rapport parlementaire mondial est produit conjointement par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l'Union interparlementaire (UIP). Il met l'accent sur le rôle du Parlement dans la supervision des gouvernements et de sa légitimité à tenir les gouvernements responsable de leurs actes et décisions.

La supervision est une fonction essentielle du Parlement. Il est essentiel de créer des institutions efficaces, responsables et inclusives, comme prévu par l'Agenda 2030 et l'Objectif 16 de développement durable (paix, justice et institutions fortes).  

L'analyse, les conclusions et les recommandations du rapport reposent sur la pratique et l'expérience : 150 Parlements nationaux ont contribué à sa préparation.  

Le PNUD s'emploie à renforcer les Parlements pour les aider à se conformer à l'Agenda 2030 dans quelque 70 pays partenaires et mettra en œuvre les enseignements tirés du rapport dans son travail.

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En vue de renforcer la participation et le leadership des femmes, IDEA International a organisé les premières assises nationales des mairesses d’Haïti.

Grâce à l’implémentation du quota de genre d’au moins 30 % de femmes, tel que prescrit par la Constitution, 143 mairesses ont été élues dans le pays en 2015.

Lors de ces assises nationales, les thématiques suivantes ont été abordées : la gestion des mairies, les besoins spécifiques et les intérêts stratégiques des femmes dans les politiques publiques, le budget et le financement pour le développement des communes, la fonction de mairesse, le sens de l’État, la reddition de compte et les collectivités territoriales. Ces thèmes ont été choisis en fonction des réalités et des besoins de renforcement des capacités des mairesses des différentes communes. Les assises nationales visent par ailleurs à renforcer les compétences et les connaissances de ces élues, ainsi qu’à solidifier les liens entre celles-ci dans le but de faire la politique autrement, en portant une attention particulière aux besoins spécifiques des femmes.

Cliquez ici pour accéder au rapport.

La publication retrace et analyse le renouvellement des assemblées, et surtout les avancées et les reculs enregistrés par les femmes au Parlement à la suite des élections tenues pendant l'année. Produite chaque année à l'occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars), cette brochure présente des statistiques sur les femmes dans les parlements nationaux, les femmes présidentes et les candidates et dégage des tendances aux niveaux régional et mondial. Elle analyse aussi les mécanismes mis en place pour faciliter l'accès des femmes au Parlement. Concise et d'une lecture facile, elle livre un instantané de la situation des femmes dans les parlements à travers le monde.

Cliquez ici pour accéder au rapport.

 

 

Cette carte est un outil visuel unique pour capturer la participation des femmes au gouvernement exécutif et au parlement à une date donnée - 1er janvier 2017. La carte des femmes en politique non seulement fournit un classement de pays pour la représentation ministérielle et parlementaire, mais aussi des statistiques sur les femmes dans le leadership politique, notamment aux postes de chefs d'État ou de gouvernement, de présidentes de parlement, ainsi que des postes ministériels tenus par des femmes dans le monde entier. Les frontières sont représentées et utilisées sur la carte afin de présenter des données et ne sont pas l'expression d'une quelconque opinion concernant le statut juridique ou la délimitation de frontières de pays, territoires, villes ou zones.

Cliquez ici pour voir la carte. 

La publication retrace et analyse le renouvellement des assemblées, et surtout les avancées et les reculs enregistrés par les femmes au Parlement à la suite des élections tenues pendant l'année. Produite chaque année à l'occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars), cette brochure présente des statistiques sur les femmes dans les parlements nationaux, les femmes présidentes et les candidates et dégage des tendances aux niveaux régional et mondial. Elle analyse aussi les mécanismes mis en place pour faciliter l'accès des femmes au Parlement. Concise et d'une lecture facile, elle livre un instantané de la situation des femmes dans les parlements à travers le monde. 

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Si l’arrivée importante des femmes dans les parlements est bénéfique pour la démocratie représentative, cette évolution vient cependant perturber l’ordre établi, suscitant des résistances. L’étude récente de l’UIP, Parlement sensible au genre, a mis en lumière le fait que, en investissant l’espace politique, les femmes s’écartent du rôle qui voulait les confiner à la sphère privée et sont confrontées à un univers qui met parfois en question leur légitimité.

Ces résistances peuvent prendre différentes formes, comme les insultes et les propos sexistes, l’intimidation ou le harcèlement. Ces comportements dirigés contre les femmes en politique sont des plus préoccupants. Si l’on a pu un moment prétendre ou penser « qu’il fallait faire avec » ou « que ça faisait partie de la politique », aujourd’hui de plus en plus de voix de femmes et d’hommes s’élèvent partout dans le monde pour dire que ces comportements sont inadmissibles et qu’ils n’ont pas leur place dans la culture politique.

Le présent Bulletin thématique se propose de défricher le terrain en consacrant une première étude au sexisme, au harcèlement et à la violence qui s’exercent à l’encontre des femmes parlementaires. Il cherche à clarifier en quoi consiste ce phénomène, où et pourquoi il existe, sous quelles formes il se présente, quels en sont les acteurs et dans quelle mesure il est répandu.

Il a également pour but d’attirer l’attention des parlements et de les encourager à se saisir de la question, notamment en définissant les enjeux qui se posent sur le plan de leur bon fonctionnement, de leur capacité d’inclusion, de leur représentativité et de leur volonté de réaliser l’égalité hommes-femmes. Il vise en outre à aider l’institution parlementaire à faire évoluer le monde politique en s’attaquant à ce phénomène qui fragilise la progression des femmes vers l’égalité et sape les fondements de la démocratie.

Cliquez ici pour accéder au bulletin.