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Parlements et élus

L'été est chaud pour beaucoup de Français. Il est même carrément meurtrier pour certaines femmes politiques. Oui, on sait, pas facile de se lamenter sur le sort de Najat Vallaud-Belkacem, Sandrine Rousseau ou encore Marine Rosset. La première s'est mis tout le monde à dos lors de son passage au ministère de l'Éducation nationale. La seconde multiplie les sermons médiatiques, à force de coups d'éclat permanents. La troisième, propulsée à la tête des Scouts et Guides de France, a tenté de transformer ce rôle de supercheftaine en piédestal politique. Ces personnalités sont clivantes, et parfois arrogantes. Et alors ?

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Conseillère départementale de Maine-et-Loire, l’avocate Élodie Jeanneteau, 34 ans, est à l’origine d’une tribune déjà cosignée par une soixantaine d’élus. Elle dénonce les algorithmes « qui invisibilisent les profils des femmes politiques ». Entretien.

 Vous êtes la plus belle femme politique que j’ai jamais vue.   Salut, ça va ? On fait connaissance ?  C’est ainsi que des hommes s’adressent parfois à Élodie Jeanneteau (Les Écologistes), 34 ans, conseillère départementale du canton Angers 7 depuis deux ans, sur les réseaux sociaux sur lesquels elle fait sa communication politique. L’avocate de formation vient de rédiger une tribune, déjà cosignée par une soixantaine d’élus, dont Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes.

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Dans le cadre d’un procès contre l’influenceuse américaine Candace Owens, qui affirme que celle-ci est « née homme », Brigitte Macron va apporter des « preuves » de sa féminité

Dans un entretien accordé au podcast Fame Under Fire de la BBC, Tom Clare, l’avocat anglais du couple Macron dans l’affaire qui oppose le président de la République française et son épouse à l’influenceuse américaine Candace Owens, a affirmé jeudi que Brigitte Macron va apporter « des témoignages d’experts qui seront de nature scientifique » démontrant « de manière générique et spécifique » que les allégations selon lesquelles celle-ci serait « née homme » et aurait ensuite changé de sexe sont fausses.

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À l'ouverture de la conférence annuelle de la Commission pour l'égalité de genre, le Secrétaire Général adjoint du Conseil de l'Europe, Bjørn Berge, a souligné que « seulement 27 pays dans le monde ont une femme à la tête de l'État ou du gouvernement, et 103 pays n'ont jamais placé de femme au sommet de leur exécutif. Et même lorsque des femmes occupent des fonctions ministérielles, a poursuivi le Secrétaire Général adjoint, elles sont pour la plupart tenues à l'écart des portefeuilles stratégiques tels que la défense, les affaires étrangères ou les finances. Non seulement il n'y a pas eu de progrès, mais on constate même une régression en matière d'égalité entre les hommes et les femmes. »

Bien que des progrès aient été réalisés en matière d'égalité de genre, les femmes en politique continuent d'être victimes de harcèlement, d'exclusion et de violence à un niveau disproportionné. Les quotas et les lois de lutte contre la discrimination ont certes contribué à accroître la représentation des femmes dans la vie publique, mais des problèmes persistent. Le sexisme et la violence, tant en ligne que hors ligne, demeurent des facteurs qui dissuadent les femmes de se lancer en politique ou de continuer à y exercer leurs fonctions. Ces menaces non seulement constituent une violation des droits humains, mais elles sapent aussi les fondements de la gouvernance démocratique.

« Les progrès technologiques et l'intelligence artificielle conduisent à une hausse exponentielle des actes d'intimidation, d'humiliation et de désinformation envers les femmes, a poursuivi le Secrétaire Général adjoint. Il ne s'agit plus de chuchotements dans les couloirs, mais de vidéos ou de photos manipulées artificiellement, qui deviennent virales en quelques secondes. Nous ne pouvons pas affirmer que nous vivons dans une véritable démocratie si la moitié de la population ne bénéficie pas d'un accès égal à la vie publique, subit des violences ou est réduite au silence ».

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Une séance parlementaire qui devait se concentrer sur la réforme de l’audiovisuel s’est transformée en confrontation personnelle et sociale entre la ministre de la Culture et une élue socialiste. L’incident ravive le débat sur les relations entre l’exécutif et le pouvoir législatif, dans un contexte déjà tendu pour la ministre.

Altercation au Palais du Luxembourg : tensions autour des origines sociales

Le 10 juillet dernier, l’hémicycle du Sénat a été témoin d’un échange particulièrement vif entre Rachida Dati et la sénatrice socialiste Marie-Pierre de La Gontrie. Venue présenter sa réforme de l’audiovisuel public, la ministre de la Culture s’est emportée contre l’élue parisienne, lui reprochant des gestes qu’elle a perçus comme irrespectueux.

La tension est rapidement montée lorsque Rachida Dati a interprété certains mouvements de main de la sénatrice comme un signe de dénigrement. La ministre n’a pas hésité à faire référence à ses origines sociales, créant un moment de stupeur dans l’assemblée.

« Un peu de respect madame de La Gontrie. Je ne suis pas fille de sénateur certes, mais le comme ça [signes de réflexion autour de la tête, NDLR], vous vous l’appliquez, vous ne me l’appliquez pas », a lancé la ministre visiblement irritée.

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Dans nos sociétés fondées sur l’égalité des chances, les discriminations sont devenues l’expression centrale de l’injustice. Elles nourrissent à la fois la légitimation des inégalités, le sentiment de mépris et la fragmentation des luttes sociales. Quelle pourrait être la forme de la représentation politique de discriminations individuelles ou collectives toujours plus fractionnées ? Extraits d’un article du sociologue François Dubet, paru dans l’ouvrage collectif l’Universalisme dans la tempête (éditions de l’Aube, 2025), sous la direction de Michel Wieviorka et de Régis Meyran.

Depuis quelques décennies et avec une accélération continue, les discriminations sont devenues l’expérience élémentaire des injustices, le sentiment de mépris une des émotions politiques dominantes. Progressivement, la « vieille » question sociale dérivée des inégalités de conditions de travail et des « rapports de production » semble s’effacer devant celle des discriminations subies par les minorités, y compris celles qui sont majoritaires, comme les femmes. En France, comme dans bien des pays comparables, les débats liés à l’égalité des chances et à la reconnaissance des identités l’emportent parfois sur les conflits de redistribution des richesses qui ont eu longtemps une sorte de monopole des conceptions de la justice.

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Le deuxième rapport parlementaire mondial est produit conjointement par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l'Union interparlementaire (UIP). Il met l'accent sur le rôle du Parlement dans la supervision des gouvernements et de sa légitimité à tenir les gouvernements responsable de leurs actes et décisions.

La supervision est une fonction essentielle du Parlement. Il est essentiel de créer des institutions efficaces, responsables et inclusives, comme prévu par l'Agenda 2030 et l'Objectif 16 de développement durable (paix, justice et institutions fortes).  

L'analyse, les conclusions et les recommandations du rapport reposent sur la pratique et l'expérience : 150 Parlements nationaux ont contribué à sa préparation.  

Le PNUD s'emploie à renforcer les Parlements pour les aider à se conformer à l'Agenda 2030 dans quelque 70 pays partenaires et mettra en œuvre les enseignements tirés du rapport dans son travail.

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En vue de renforcer la participation et le leadership des femmes, IDEA International a organisé les premières assises nationales des mairesses d’Haïti.

Grâce à l’implémentation du quota de genre d’au moins 30 % de femmes, tel que prescrit par la Constitution, 143 mairesses ont été élues dans le pays en 2015.

Lors de ces assises nationales, les thématiques suivantes ont été abordées : la gestion des mairies, les besoins spécifiques et les intérêts stratégiques des femmes dans les politiques publiques, le budget et le financement pour le développement des communes, la fonction de mairesse, le sens de l’État, la reddition de compte et les collectivités territoriales. Ces thèmes ont été choisis en fonction des réalités et des besoins de renforcement des capacités des mairesses des différentes communes. Les assises nationales visent par ailleurs à renforcer les compétences et les connaissances de ces élues, ainsi qu’à solidifier les liens entre celles-ci dans le but de faire la politique autrement, en portant une attention particulière aux besoins spécifiques des femmes.

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La publication retrace et analyse le renouvellement des assemblées, et surtout les avancées et les reculs enregistrés par les femmes au Parlement à la suite des élections tenues pendant l'année. Produite chaque année à l'occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars), cette brochure présente des statistiques sur les femmes dans les parlements nationaux, les femmes présidentes et les candidates et dégage des tendances aux niveaux régional et mondial. Elle analyse aussi les mécanismes mis en place pour faciliter l'accès des femmes au Parlement. Concise et d'une lecture facile, elle livre un instantané de la situation des femmes dans les parlements à travers le monde.

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Cette carte est un outil visuel unique pour capturer la participation des femmes au gouvernement exécutif et au parlement à une date donnée - 1er janvier 2017. La carte des femmes en politique non seulement fournit un classement de pays pour la représentation ministérielle et parlementaire, mais aussi des statistiques sur les femmes dans le leadership politique, notamment aux postes de chefs d'État ou de gouvernement, de présidentes de parlement, ainsi que des postes ministériels tenus par des femmes dans le monde entier. Les frontières sont représentées et utilisées sur la carte afin de présenter des données et ne sont pas l'expression d'une quelconque opinion concernant le statut juridique ou la délimitation de frontières de pays, territoires, villes ou zones.

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La publication retrace et analyse le renouvellement des assemblées, et surtout les avancées et les reculs enregistrés par les femmes au Parlement à la suite des élections tenues pendant l'année. Produite chaque année à l'occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars), cette brochure présente des statistiques sur les femmes dans les parlements nationaux, les femmes présidentes et les candidates et dégage des tendances aux niveaux régional et mondial. Elle analyse aussi les mécanismes mis en place pour faciliter l'accès des femmes au Parlement. Concise et d'une lecture facile, elle livre un instantané de la situation des femmes dans les parlements à travers le monde. 

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Si l’arrivée importante des femmes dans les parlements est bénéfique pour la démocratie représentative, cette évolution vient cependant perturber l’ordre établi, suscitant des résistances. L’étude récente de l’UIP, Parlement sensible au genre, a mis en lumière le fait que, en investissant l’espace politique, les femmes s’écartent du rôle qui voulait les confiner à la sphère privée et sont confrontées à un univers qui met parfois en question leur légitimité.

Ces résistances peuvent prendre différentes formes, comme les insultes et les propos sexistes, l’intimidation ou le harcèlement. Ces comportements dirigés contre les femmes en politique sont des plus préoccupants. Si l’on a pu un moment prétendre ou penser « qu’il fallait faire avec » ou « que ça faisait partie de la politique », aujourd’hui de plus en plus de voix de femmes et d’hommes s’élèvent partout dans le monde pour dire que ces comportements sont inadmissibles et qu’ils n’ont pas leur place dans la culture politique.

Le présent Bulletin thématique se propose de défricher le terrain en consacrant une première étude au sexisme, au harcèlement et à la violence qui s’exercent à l’encontre des femmes parlementaires. Il cherche à clarifier en quoi consiste ce phénomène, où et pourquoi il existe, sous quelles formes il se présente, quels en sont les acteurs et dans quelle mesure il est répandu.

Il a également pour but d’attirer l’attention des parlements et de les encourager à se saisir de la question, notamment en définissant les enjeux qui se posent sur le plan de leur bon fonctionnement, de leur capacité d’inclusion, de leur représentativité et de leur volonté de réaliser l’égalité hommes-femmes. Il vise en outre à aider l’institution parlementaire à faire évoluer le monde politique en s’attaquant à ce phénomène qui fragilise la progression des femmes vers l’égalité et sape les fondements de la démocratie.

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