"J’étais enceinte et on m’a dit que c’était une erreur stratégique" : les femmes sous-représentées aux postes de maire
Source: France 3
Malgré l’instauration de la parité dans les conseils municipaux, y compris dans les communes de moins de 1 000 habitants, les femmes restent encore largement minoritaires en tant que maire. Remarques sexistes, difficulté à concilier vie familiale et mandat… pourquoi accèdent-elles si rarement aux fonctions de maire ?
"Ma première tête de liste, c’était en 2014. J’étais enceinte quelques mois avant les élections municipales et on m’a dit que c’était une erreur stratégique", raconte Carole Canette, maire de Fleury-les-Aubrais (21 800 habitants) dans le Loiret depuis 2020. Sa fille est née en novembre 2013. "À l’époque, certaines personnes ont peut-être eu peur. Elles pensaient que je ne pourrais pas assumer un enfant en bas âge, que ce serait mieux pour moi de ne pas être élue. C’est faux".
Elle prendra sa revanche lors des élections municipales suivantes puisqu’elle a été élue maire en 2020 puis réélue en mars 2026 avec 36,47 % des suffrages au second tour.
Selon l’Insee, en Centre-Val de Loire en 2025, "les femmes représentent 42 % des adjoints et 45 % des conseillers municipaux sans fonction, mais seulement 24 % des maires et 36 % des premiers adjoints". Dans les vingt villes les plus peuplées de la région Centre-Val de Loire, une seule femme est maire : Carole Canette.
À l’échelle nationale, seules huit grandes villes de plus de 100 000 habitants seront dirigées par des femmes à l’issue du second tour des municipales, contre douze en 2020 selon l’AFP.
Malgré l’instauration de la parité dans les conseils municipaux, y compris dans les communes de moins de 1 000 habitants, les femmes restent encore largement minoritaires en tant que maire. Remarques sexistes, difficulté à concilier vie familiale et mandat… pourquoi accèdent-elles si rarement aux fonctions de maire ?
"Ma première tête de liste, c’était en 2014. J’étais enceinte quelques mois avant les élections municipales et on m’a dit que c’était une erreur stratégique", raconte Carole Canette, maire de Fleury-les-Aubrais (21 800 habitants) dans le Loiret depuis 2020. Sa fille est née en novembre 2013. "À l’époque, certaines personnes ont peut-être eu peur. Elles pensaient que je ne pourrais pas assumer un enfant en bas âge, que ce serait mieux pour moi de ne pas être élue. C’est faux".
Elle prendra sa revanche lors des élections municipales suivantes puisqu’elle a été élue maire en 2020 puis réélue en mars 2026 avec 36,47 % des suffrages au second tour.
Selon l’Insee, en Centre-Val de Loire en 2025, "les femmes représentent 42 % des adjoints et 45 % des conseillers municipaux sans fonction, mais seulement 24 % des maires et 36 % des premiers adjoints". Dans les vingt villes les plus peuplées de la région Centre-Val de Loire, une seule femme est maire : Carole Canette.
À l’échelle nationale, seules huit grandes villes de plus de 100 000 habitants seront dirigées par des femmes à l’issue du second tour des municipales, contre douze en 2020 selon l’AFP.