Empathiques, médiatrices, compétentes sur les questions d'égalité et de politique sociale pour les femmes; affirmés, ambitieux et experts sur les sujets de sécurité, de défense et d'économie pour les hommes: les stéréotypes de genre ont la vie dure en politique. Et contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce sont les élues et élus eux-mêmes qui en sont le plus imprégnés, davantage que les simples citoyennes et citoyens.
C'est ce que révèle une étude suisse inédite qu'a coréalisé Anke Tresch, professeure de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de l’Université de Lausanne et cheffe du groupe "Enquêtes politiques" au Centre suisse d’expertise en sciences sociales.