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Parlements et élus

La représentation des femmes dans les instances politiques en Europe a connu des avancées notables au cours des dernières décennies, notamment du fait de politiques d’égalité des genres et du renouvellement des générations. Cependant, des disparités significatives persistent entre les pays européens, notamment du fait de l’inaction de certains Etats, encourageant ainsi l’Union européenne à agir en la matière.

Les pays scandinaves, champions de la parité des genres en politique

La représentation féminine dans les instances politiques (gouvernement, parlement…) est très hétérogène sur le Vieux continent. En particulier, les pays scandinaves sortent du lot en affichant une proportion élevée de femmes dans leurs gouvernements. La Finlande est championne en la matière, et de manière indiscutable, puisque c’est le seul pays européen où les femmes représentent plus de la moitié du gouvernement, avec 12 femmes pour 19 ministres, soit environ 63%. Cette composition, exceptionnelle en Europe, n’est pas un « pic » isolé en Finlande mais s’inscrit dans une tendance durable qui survit aux changements de gouvernement successifs (social-démocratie puis droite conservatrice).

Viennent ensuite, sur le podium, la Suède et le Danemark avec respectivement 46% et 42% de femmes au gouvernement. Notons que le Danemark est dirigé par une Première Ministre depuis 2019, Mette Frederiksen.

Article complet publié par Le Taurillon.

Source image Le Taurillon

 

Les résultats des élections municipales de mai dernier ont révélé que le taux de représentation des femmes au sein des conseils municipaux du Liban a atteint 10,37 %, selon le ministère de l’Intérieur, soit presque le double du taux du précédent scrutin de 2016 qui avait plafonné à 5,4 %. Un bilan plutôt positif, d'autant que ce scrutin s’est accompagné d’une hausse du nombre de candidatures féminines dans l’ensemble du pays (12 % en 2025, contre 7 % en 2016).

Article publié par l'Orient le jour.

Source image Orient le Jour

 

Sous un soleil de fin d’après-midi, ce 16 mai 2022, la voiture d’Elisabeth Borne pénètre dans la cour de Matignon. Un huissier ouvre la portière et l’ex-ministre du Travail, tout sourire, les yeux brillants d’émotion, s’avance sous les applaudissements d’une petite foule. Quelques heures plus tôt, un décret a officialisé sa nomination comme « Première ministre », un titre qu’elle est la première à porter – sa lointaine prédécesseure, Edith Cresson, ayant conservé la forme masculine. « J’ai dû me battre contre l’administration pour obtenir ce qui me paraissait aller de soi », se souvient-elle. Un avant-goût des vingt mois qui l’attendent, lesquels seront marqués par un violent machisme venant souvent de son camp.

« Quand une femme accède aux plus hautes responsabilités, les hommes se sentent légitimes à prendre sa place », dit-elle.

Artcile complet publié par Le Nouvel Obs le 16 mai 2025.

Credits image : Le Nouvel Obs

 

Quatre-vingts ans après un premier vote historique des femmes en France, seulement 28 % de femmes occupent les postes clés dans le milieu politique, celui de la justice ou au sein des administrations. C’est ce que révèle Oxfam ce mardi 29 avril 2025, à l’occasion de cette date anniversaire. Dans l’Hexagone, « le pouvoir est encore une affaire d’hommes », déplore l’association dans une tribune dévoilée par « Ouest-France ».

« Aujourd’hui, nous célébrons une révolution. Il y a quatre-vingts ans, pour la première fois dans l’histoire de France, les femmes votaient à une élection. Après des décennies de combats menés par des figures de proue telles qu’Olympe de Gouges et Hubertine Auclert, les femmes sortaient du statut de « citoyennes passives » dans lequel les hommes les avaient enfermées, pour devenir enfin électrices et éligibles.

Quatre-vingts ans plus tard, beaucoup de chemin a été parcouru et nous pensons à toutes celles qui ont ouvert la voie. Depuis 1999, l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives est inscrit dans notre Constitution. Mais le compte n’y est pas. Les lois sur la parité ont, certes, accéléré la féminisation du pouvoir, mais elles ne permettent pas d’atteindre la parité, notamment à la tête des exécutifs.µ

Il faut souligner les progrès, comme un gouvernement strictement paritaire et une femme présidente de l’une des deux chambres du Parlement. Mais ce n’est pas suffisant. Le Parlement est encore composé aux deux tiers d’hommes, les femmes représentent seulement 20,8 % des maires, 21,8 % des présidences de Département et 29,4 % des présidences de Région. Pire : le nombre de femmes députées a baissé aux dernières élections et il n’y a plus de femmes nommées aux postes régaliens.

Article disponible sur Ouest France le 29 avril 2025.

Source image: Ouest France

 

Le 29 avril 1945, les Françaises votaient pour la première fois. Ce moment historique aurait dû marquer le début d’une réelle égalité en politique. Pourtant, 80 ans plus tard, la parité homme-femme demeure un objectif inachevé. En 2025, les femmes représentent moins d’un tiers des personnes au pouvoir en France. C’est ce que révèle l’Index de féminisation du pouvoir d’Oxfam France : un outil inédit pour mesurer concrètement la place des femmes dans les hautes sphères de décision politique et publique.

Qu’est-ce que la parité en politique ?

Définition 

La parité ne se limite pas à compter le nombre de femmes et d’hommes. Il signifie un accès égal, libre et effectif aux fonctions de décision. C’est à la fois un principe constitutionnel, une exigence démocratique et un levier d’efficacité pour les politiques publiques. Pour que ces dernières prennent en compte les réalités et besoins de toutes et tous, mais aussi leurs expertises et leurs compétences. Car sans femmes, plus de la moitié de l’humanité est écartée des lieux de pouvoir où se prennent les décisions qui les concernent. 

La parité dans le monde politique en France

La représentation des femmes en politique : un long chemin vers la parité 

Pendant des siècles, les femmes sont formellement exclues de la vie politique. En France, il faut attendre 1944 pour l’obtention du droit de vote, 1945 pour pouvoir voter, et 1999 pour que le principe de parité entre dans la Constitution.  

Dès 1936, des pionnières comme Cécile Brunschvicg, Irène Joliot-Curie et Suzanne Lacore sont nommées sous-secrétaires d’État, avant même d’être électrices ou éligibles.  

En 1947, Germaine Poinso-Chapuis devient la première femme ministre de plein exercice.  

En 1958, à l’aube de la Ve République, seule la secrétaire d’État Nadissa Sid Cara siège au gouvernement. Les femmes ne représentent alors que 1,4% des député·es et 1,9% des sénateur·rices. Durant plusieurs décennies, les élues se comptent sur les doigts d’une main.  

Ce n’est qu’à partir des années 1970 que l’on observe une timide féminisation du pouvoir, avec des figures emblématiques comme Simone Veil ou Françoise Giroud. 

Article disponible sur OxFam France publié le 29 avril 2025.

Source image: OxFam France

 

Visant à "harmoniser le mode de scrutin aux élections municipales afin de garantir la vitalité démocratique, la cohésion municipale et la parité", une loi a été adoptée cette semaine à l'Assemblée par les députés. Elle instaure un principe de listes paritaires lors des élections municipales, et ce, dès 2026.

Jusqu'alors seulement imposée aux communes de plus grande taille, cette mesure est notamment défendue par la présidente (Renaissance) de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. "Oui, le monde politique est encore un monde d’hommes", a-t-elle lancé (nouvelle fenêtre) ces derniers jours. "Le sexisme persiste. Seules 20% des maires sont des femmes. Cela suffit. Nous sommes 50% de la population : notre place est partout où les décisions se prennent." Un chiffre faible, mais fiable, qui se révèle supérieur à la moyenne des pays de l'UE.

De lents progrès observés en France

Sur son site, le ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales a dévoilé en 2022 (nouvelle fenêtre) une étude sur la présence des femmes dans la vie politique locale. On y apprend qu'au sein "des conseils municipaux, 42,2% des élus sont des femmes début 2022", mais que ces dernières comptent pour "seulement 20,1% des maires". Le graphique qui suit permet de visualiser l'évolution depuis 2007, avec une progression continue bien que très lente vers plus de parité. Notons qu'en 1989, seuls 5,5% (nouvelle fenêtre) des fauteuils de maire étaient occupés en France par des femmes. 

Lisez ici l'article complet publié par TF1 Info le 10 avril 2025.

Image by TF1

 

Le Québec est l’une des sociétés dans le monde où les luttes féministes ont mené aux plus grandes avancées en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Et pourtant, au Québec comme presque partout ailleurs, les femmes sont sous-représentées en politique. Andrée-Anne Lacasse et d’autres chercheures du Conseil du statut de la femme souhaitaient faire le point sur la situation des femmes en politique au Québec.

Ensemble, elles ont : 

  • étudié les mesures adoptées au Québec et ailleurs dans le monde pour améliorer la représentation des femmes en politique; 
  • recueilli les témoignages de dix-huit politiciennes; 
  • examiné ce qui se fait en région pour soutenir la participation politique des femmes.
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     Cliquez ici pour accèder à plus d'informations et ici pour lire le rapport d'où sont tirées ces statistiques. 

L'Union Interparlementaire (UIP) a récemment publié un rapport qui examine les développements réalisés dans le domaine de la participation des femmes dans les parlements au cours des 20 dernières années, au niveau mondial, régional et national. Le rapport montre que les 20 dernières années ont vu une augmentation impressionnante dans la participation des femmes dans les parlements nationaux au niveau mondial, car la moyenne mondiale a presque doublé durant cette période. Les régions ont aussi marqué un progrès important vers l’objectif de 30 pour cent de femmes dans les assemblées et processus de prise de décision. La moyenne mondiale des femmes dans les parlements nationaux a augmenté, passant de 11,3 pour cent en 1995 à 22,1 pour cent en 2015 (+10,8 points). Toutes les régions ont enregistré une augmentation également pour les femmes au parlement. Les plus grands progrès ont été réalisés dans la région des Amériques. Les pays qui ont réalisé le plus grand progrès entre 1995 et 2015 sont le Rwanda (+59.5 points pour atteindre 63,8% en 2015), Andorre (+46.4 points avec 50% en 2015), et la Bolivie (+42.3 points avec 53,1% en 2015).

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Le nombre de femmes présidentes de parlements a atteint un record de 49 à la fin de 2015 (soit 17,9% du nombre total des présidents de parlements), rapporte l'Union Interparlementaire (UIP) dans “Women in Parliaments in 2015: The year in review”. Ceci représente une augmentation des 43 du début de l'année. Les élections en Argentine, au Danemark, à El Salvador, en Finlande, au Lesotho, à Saint-Marin, en Suisse et au Trinidad-et-Tobago ont eu comme conséquence les nominations de femmes présidentes de parlements. Des femmes sont également devenues présidentes de parlements pour la première fois en Namibie, au Népal et aux Emirats Arabes Unis. En dépit de l'augmentation significative du nombre de femmes présidentes de parlements, le nombre de femmes parlementaires dans le monde n’a augmenté que de 0,5% par rapport à 2014. De plus grandes avancées ont été observées dans le continent américain (+ 0,8%), en Afrique sub-saharienne (+ 0,7%) et en Europe (+ 0,4%). Par contre, ces développements sont tempérés par des avancées timides dans les Etats arabes (+ 0,3%), en Asie (+ 0,1%) et au Pacifique (+ 0,1%). Les Amériques restent en tête en termes de moyennes régionales, avec une représentation parlementaire des femmes qui atteint les 27,2%. Une légère baisse dans les pays nordiques de -0,4% est notée. Ce groupe de pays atteignent actuellement en moyenne les 41,5%. Le rapport dévoile aussi que dans les élections où les quotas ont été instaurés, en 2015, les femmes ont pris près d'un quart des sièges parlementaires disponibles. Plus de femmes semblent remporter les élections où les partis politiques ont adopté des quotas volontaires. Seulement 13,6% des sièges ont été remportés par des femmes dans les pays sans quotas. Cliquez ici pour lire le rapport. 

Cette publication rassemble des conclusions principales de l'Enquête auprès de femmes et d’hommes dans les parlements sur les facteurs qui orientent la prise de décision. On y trouve des exemples concrets de la manière dont les parlementaires travaillent pour parvenir à l'égalité des sexes dans la vie politique au niveau national et dont les parlements peuvent être sensibilisés davantage aux différences entre les sexes.