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Parlements et élus

Londres, ce début septembre, vit au rythme d’une fébrilité politique rarement vue depuis l’arrivée au pouvoir du Premier ministre travailliste, Keir Starmer. En 24 heures à peine, il a vu son exécutif vaciller, puis a dû rebattre les cartes dans l’urgence. La démission d’Angela Rayner (45 ans), vice-Première ministre et secrétaire d’Etat au Logement. Elle est une figure de l’aile gauche du Labour. Son retrait a déclenché une tempête politique qui rebat les équilibres d’un gouvernement déjà fragilisé. Le remaniement a permis l’arrivée de Shabana Mahmoud au poste de ministre de l’Intérieur, une première au Royaume-Uni. Elle était déjà ministre de la Justice dans le gouvernement précédent. Juriste de formation, elle est décrite comme une responsable politique  « pragmatique » et n’ayant pas de prendre des décisions impopulaires. Elle a toujours refusé d’être définie par ses origines, mais plutôt par ses résultats.

Angela Rayner, populaire et pugnace, s’est retrouvée contrainte de quitter le navire après qu’une erreur fiscale liée à l’achat d’un logement à Hove a été rendue publique. Même Si le conseiller éthique du gouvernement a conclu qu’elle avait agi « de bonne foi », cela n’a pas suffi à calmer la polémique déclenchée par la désormais ex-Vice-Première ministre et secrétaire d’Etat au Logement. Angela Rayner devient ainsi la huitième personnalité à quitter le gouvernement en moins d’un an, affaiblissant un peu plus un exécutif déjà distancé dans les sondages par le parti populiste Reform UK de Nigel Farage.

Une démission qui fragilise Starmer.

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Selon la presse italienne, un forum actif depuis 2005 comptait près de 700 000 utilisateurs, sur lequel étaient publiées des photos privées, des photos volées et des deepfakes pornographiques de centaines de femmes, accompagnés de commentaires violents, dégradants et obscènes.

Les femmes visées pouvaient être des anonymes, mais il y avait aussi une catégorie “VIP” avec des personnalités, des actrices, des influenceuses et pas mal de figures de la classe politique, comme par exemple la Première ministre Giorgia Meloni, la créatrice de contenu Chiara Ferragni, la ministre italienne du Tourisme Daniela Santanchè, Alessandra Mussolini, la petite-fille du dictateur fasciste Benito Mussolini, ou encore Valeria Campagna, membre du Parti démocrate.

C’est cette dernière qui a été une des premières à porter plainte, et ce mercredi, elle a publié un message sur Facebook pour alerter sur l’existence de ce forum :  “J'ai découvert que certaines de mes photos ont été publiées sans mon consentement. Il ne s'agit pas seulement d'images en maillot de bain, mais aussi de moments de ma vie publique et privée. Aujourd'hui, je suis dégoûtée, en colère, déçue. Mais je ne peux pas me taire. Car cette histoire ne concerne pas que moi. Elle nous concerne toutes. Elle concerne notre droit d'être libres, respectées, de vivre sans peur.”

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Une politique publique « en manque de boussole stratégique ». La critique émane des sénateurs du Val-d’Oise Arnaud Bazin (Les Républicains) et Pierre Barros (Communiste républicain citoyen et écologiste-Kanaky), auteurs d’un rapport d’information sur l’évolution des financements de la lutte contre les violences envers les femmes, présenté à la presse jeudi 3 juillet. Les deux parlementaires, membres de la commission des finances, ont passé en revue les moyens financiers et humains alloués à cette « grande cause nationale » entre 2020 et 2024 ainsi que leur déploiement.

Ils s’appuient notamment sur un récent rapport de la Cour des comptes et sur l’expertise des associations, opératrices de cette politique publique. Le bilan qu’ils dressent est mitigé. « Malgré une augmentation des financements, leur performance est insuffisamment évaluée ; l’administration n’a pas encore acquis les moyens humains nécessaires à un pilotage satisfaisant de sa politique ; quant aux associations, elles sont toujours fragilisées », écrivent-ils.

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Le CECHF est un organe consultatif fédéral créé en 1993. Ses principaux objectifs sont de créer des commissions et rendre des avis pour instaurer ou restaurer l’égalité de fait entre les hommes et les femmes et éliminer les discriminations de genre directes et indirectes.

Dans son dernier avis, en date du 13 juin, il énumère une série de mesures prises ou annoncées par le gouvernement De Wever qui impacteront, selon lui, directement les femmes et la recherche d’égalité entre les genres.

"Le démantèlement d’une branche de la sécurité sociale (le chômage), de ses mécanismes d’assurance sociale qui ont fait leurs preuves depuis l’instauration de la sécurité sociale, pour indemniser les travailleurs en perte d’emploi, fait place à un système d’assistance généralisé qui précarisera davantage les sans-emploi et risque de priver un nombre considérable de femmes de toute protection", prévient le Conseil.

Il alerte également sur les conséquences de la loi-programme, dont l’exposé le "fait frémir" et qui comprend quantité de "mesures de régression sociale".

Article complet disponible ici.

 

Un attentat masculiniste déjoué : la haine en ligne au cœur des préoccupations

L’actualité récente a mis en lumière un drame évité de justesse : un projet d’attentat masculiniste a été déjoué en France. Un jeune homme, radicalisé sur les réseaux sociaux, envisageait un passage à l’acte violent contre des femmes. Pour la ministre, ce fait illustre clairement la gravité des discours haineux qui se propagent en ligne et leurs conséquences concrètes dans notre société. Elle insiste sur l’urgence d’une action globale, qui doit se déployer aussi bien au sein des familles et des établissements scolaires qu’à travers une régulation plus stricte des plateformes numériques. Ces idéologies masculinistes influencent la perception que les jeunes ont des relations hommes-femmes, ce qui peut malheureusement déboucher sur des actes violents.

La majorité numérique à 15 ans : un rempart pour protéger les enfants

Dans ce contexte, l’une des mesures phares défendues par Aurore Bergé est la fixation de la majorité numérique à 15 ans. Cette proposition vise à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux enfants en dessous de cet âge, en imposant aux plateformes la mise en place de barrières de sécurité efficaces, afin que la protection ne repose plus uniquement sur les familles ou les enfants eux-mêmes. Pour illustrer l’écart entre les générations, la ministre rappelle son propre parcours adolescent, où l’accès au numérique était contrôlé et limité, un cadre qui a quasiment disparu aujourd’hui. Cette exposition massive aux contenus numériques pose un réel défi, notamment en matière de santé mentale chez les jeunes.

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Paris - «Une grande cause encore mal dotée» : cinq mois après un bilan au vitriol de la Cour des comptes sur la politique d'égalité femmes-hommes, un rapport du Sénat épingle les montants «dérisoires» alloués à la lutte contre les violences faites aux femmes.

Les crédits du programme alloué à l'égalité entre les femmes et les hommes ont certes «presque triplé entre 2020 et 2024 mais ils ne représentent qu’un peu plus de 100 millions d’euros», a souligné jeudi le sénateur LR Arnaud Bazin lors de la présentation à la presse du rapport de la commission des finances.

«Il s’agit d’un montant, disons-le, dérisoire, a fortiori lorsqu’on le rapporte au coût des violences pour la société, que plusieurs études ont chiffré à au moins 3,6 milliards d’euros par an», a-t-il ajouté aux côtés du co-rapporteur et sénateur communiste Pierre Barros. Les financements en provenance des collectivités territoriales et des fonds européens «pourraient eux être davantage mobilisés» tout comme les fonds privés.

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Le Québec est l’une des sociétés dans le monde où les luttes féministes ont mené aux plus grandes avancées en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Et pourtant, au Québec comme presque partout ailleurs, les femmes sont sous-représentées en politique. Andrée-Anne Lacasse et d’autres chercheures du Conseil du statut de la femme souhaitaient faire le point sur la situation des femmes en politique au Québec.

Ensemble, elles ont : 

  • étudié les mesures adoptées au Québec et ailleurs dans le monde pour améliorer la représentation des femmes en politique; 
  • recueilli les témoignages de dix-huit politiciennes; 
  • examiné ce qui se fait en région pour soutenir la participation politique des femmes.
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     Cliquez ici pour accèder à plus d'informations et ici pour lire le rapport d'où sont tirées ces statistiques. 

L'Union Interparlementaire (UIP) a récemment publié un rapport qui examine les développements réalisés dans le domaine de la participation des femmes dans les parlements au cours des 20 dernières années, au niveau mondial, régional et national. Le rapport montre que les 20 dernières années ont vu une augmentation impressionnante dans la participation des femmes dans les parlements nationaux au niveau mondial, car la moyenne mondiale a presque doublé durant cette période. Les régions ont aussi marqué un progrès important vers l’objectif de 30 pour cent de femmes dans les assemblées et processus de prise de décision. La moyenne mondiale des femmes dans les parlements nationaux a augmenté, passant de 11,3 pour cent en 1995 à 22,1 pour cent en 2015 (+10,8 points). Toutes les régions ont enregistré une augmentation également pour les femmes au parlement. Les plus grands progrès ont été réalisés dans la région des Amériques. Les pays qui ont réalisé le plus grand progrès entre 1995 et 2015 sont le Rwanda (+59.5 points pour atteindre 63,8% en 2015), Andorre (+46.4 points avec 50% en 2015), et la Bolivie (+42.3 points avec 53,1% en 2015).

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Le nombre de femmes présidentes de parlements a atteint un record de 49 à la fin de 2015 (soit 17,9% du nombre total des présidents de parlements), rapporte l'Union Interparlementaire (UIP) dans “Women in Parliaments in 2015: The year in review”. Ceci représente une augmentation des 43 du début de l'année. Les élections en Argentine, au Danemark, à El Salvador, en Finlande, au Lesotho, à Saint-Marin, en Suisse et au Trinidad-et-Tobago ont eu comme conséquence les nominations de femmes présidentes de parlements. Des femmes sont également devenues présidentes de parlements pour la première fois en Namibie, au Népal et aux Emirats Arabes Unis. En dépit de l'augmentation significative du nombre de femmes présidentes de parlements, le nombre de femmes parlementaires dans le monde n’a augmenté que de 0,5% par rapport à 2014. De plus grandes avancées ont été observées dans le continent américain (+ 0,8%), en Afrique sub-saharienne (+ 0,7%) et en Europe (+ 0,4%). Par contre, ces développements sont tempérés par des avancées timides dans les Etats arabes (+ 0,3%), en Asie (+ 0,1%) et au Pacifique (+ 0,1%). Les Amériques restent en tête en termes de moyennes régionales, avec une représentation parlementaire des femmes qui atteint les 27,2%. Une légère baisse dans les pays nordiques de -0,4% est notée. Ce groupe de pays atteignent actuellement en moyenne les 41,5%. Le rapport dévoile aussi que dans les élections où les quotas ont été instaurés, en 2015, les femmes ont pris près d'un quart des sièges parlementaires disponibles. Plus de femmes semblent remporter les élections où les partis politiques ont adopté des quotas volontaires. Seulement 13,6% des sièges ont été remportés par des femmes dans les pays sans quotas. Cliquez ici pour lire le rapport. 

Cette publication rassemble des conclusions principales de l'Enquête auprès de femmes et d’hommes dans les parlements sur les facteurs qui orientent la prise de décision. On y trouve des exemples concrets de la manière dont les parlementaires travaillent pour parvenir à l'égalité des sexes dans la vie politique au niveau national et dont les parlements peuvent être sensibilisés davantage aux différences entre les sexes.