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Parlements et élus

La politique en faveur des droits des femmes s'est imposée, en France, comme une politique de l'égalité entre les sexes. Il ne s'agit pas de reconnaître des droits spécifiques aux femmes mais, au contraire, de mettre fin aux discriminations dont elles sont victimes.

État des lieux

C’est en 1974 qu’est créé le premier secrétariat d’État à la condition féminine. Sa titulaire, Françoise Giroud, définit ainsi sa mission : les femmes sont une catégorie à part et ce qu’il faut arriver à faire justement, c’est qu’elles cessent de l’être. Après une période au ton plus militant symbolisée par le ministère des droits des femmes dirigé par Yvette Roudy, la politique d'égalité s'impose et, à partir des années 2000, la terminologie officielle consacre cette tendance. L'administration en charge de promouvoir les droits des femmes devient le service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes.

En 2025, de nombreuses inégalités entre les deux sexes persistent. Ainsi, en matière d’égalité professionnelle, la situation des femmes sur le marché du travail reste plus fragile que celle des hommes. En ce qui concerne la parité politique, les élections législatives de juin 2017 ont certes vu le nombre de femmes élues battre un record avec 224 députées, soit 38,8% des 577 sièges de l'Assemblée nationale, mais, le nombre de femmes est en recul lors des scrutin de juin 2022 et de juin-juillet 2024. Au niveau communal, seulement un maire sur cinq est une femme (chiffre pour 2020). Enfin, les actes de violences contre les femmes, en augmentation année après année, constituent la manifestation la plus aiguë de l’inégalité homme-femme. Ces actes sont réprimés de plus en plus sévèrement en France. Avec le procès de Mazan à l'automne 2024, le débat sur le viol et sa définition juridique a pris de l'ampleur.

Lisez ici l'article complet publié par Vie Publique le 3 mars 2025.

Image de Vie Publique

 

De retour à la demande générale, le Baromètre Afrique 2024 sur la PPF lance un avertissement sévère mais apporte également de nouvelles perspectives fraîches. Avec une représentation de femmes au Parlement qui n'a augmenté que d'un point de pourcentage depuis le Baromètre de 2021, il faudrait attendre jusqu'à l'an 2100 - à ce rythme - pour que la parité hommes-femmes soit une réalité. Mais 41 pays africains ont désormais une forme de quota au niveau local ou national. L'Afrique abrite le leader mondial en termes de PPF (le Rwanda, avec 61 % de femmes au Parlement), mais aussi le pays qui se classe dernier en la matière, (le Nigeria avec 4 %). Ce Baromètre coïncide avec les consultations sur la recommandation Générale 40 (RG 40) de la Convention sur l'élimination de toutes les forms de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW/CEDEF), qui innove en faisant de 50 % (et non de 30 %) la nouvelle norme pour la PPF. La RG 40 va également «au-delà des chiffres» de manière sérieuse, en mettant au défi les gouvernements de considérer les mesures qui peuvent promouvoir la diversité, l'inclusion, la justice climatique, l'intelligence artificielle (IA) et une véritable participation politique des femmes. Pour l'Afrique, l'avenir est jeune et il est féminin !

Cliquez ici pour lire et télécharger le Baromètre 2024 sur la participation politique des femmes en Afrique.

 

La finance verte, avec ses outils comme les green bonds, fait partie de l’arsenal existant pour relever les défis climatiques et économiques actuels. Devant ses limites néanmoins et pour aller plus loin, un élément mériterait davantage d’attention selon une étude que nous avons menée récemment : la place des femmes dans les instances législatives. De précédents travaux montrent que les femmes en politique tendent à favoriser les orientations axées sur la durabilité et le bien-être collectif, influençant directement les choix en matière d’écologie et d’économie verte.

En couvrant des régions géographiquement et culturellement diverses, notre analyse, portant sur 47 pays entre 2007 et 2022, révèle des tendances communes qui transcendent les frontières. Là où les femmes occupent une part importante des sièges parlementaires, les politiques environnementales s’avèrent souvent plus ambitieuses et tournées vers le long terme. À l’inverse, dans les contextes où la participation féminine au parlement reste faible, les initiatives de finance verte peinent à se concrétiser.

En Norvège, où la représentation féminine est forte, des lois strictes sur la réduction des émissions et la préservation des ressources naturelles ont été mises en place. Aux Philippines, ce sont des femmes parlementaires qui ont soutenu la restauration de 38 000 hectares de mangroves, un écosystème clé pour réduire l’érosion côtière et atténuer les impacts des typhons. En France, la montée en puissance des femmes dans les instances politiques a coïncidé avec l’élaboration dinitiatives visant la neutralité carbone d’ici à 2050.

Lisez ici l'article complet publié par The Conversation le 30 décembre 2024.

Source image: The Conversation

 

Dans moins d’un mois, Kamala Harris pourrait devenir la première femme présidente des États-Unis, ce qui pourrait faire augmenter le faible pourcentage de femmes cheffes d'État dans le monde. Cela concerne seulement 19 pays, soit 9,8% des 193 pays membres de l’ONU. Malgré les progrès réalisés, le sexisme et la misogynie restent toujours bien implantés dans ce milieu.

Jocelyne Richer a été correspondante à l’Assemblée nationale du Québec pendant 20 ans. Elle vient de publier un livre appelé  Le Sexe du pouvoir : Politique au féminin : Élues et ex-élues brisent le silence. 

 Depuis quelques années, il y a une recherche d’égalité dans la proportion de femmes à l’Assemblée, [...] mais en même temps ce que j’ai constaté c’est que même si les femmes sont plus nombreuses ça ne veut pas dire qu’il y a un impact sur la façon de gouverner et la place des femmes dans les lieux décisionnels. Il reste encore beaucoup de chemin à faire. 

Cliquez ici pour lire l'article complet publié par ICI Première le 14 octobre 2024.

Source image: ICI Première

 

La conciliation travail-famille, le sexisme, le traitement médiatique ou les questions de sécurité… Autant de raisons de quitter la politique. Mais ce qui pousserait surtout les femmes à abandonner leur travail de député, c’est leur sentiment d’inutilité, un constat d’échec exprimé par plusieurs ex-élues de l’Assemblée nationale qui ont participé à un projet de recherche.

La décision de Marwah Rizqy de quitter la vie politique après son mandat a mis en lumière les difficultés d’être parent au Parlement. Au moment de cette annonce, la semaine dernière, le Cercle des ex-parlementaires a lui aussi levé un drapeau rouge.

La désillusion des femmes élues semble beaucoup plus grande que celle des hommes. Il s’agirait d’une des raisons principales pour expliquer des départs.

C’est ce que révèlent les entretiens de l’historien Alexandre Dumas réalisés auprès de 21 députées qui ont choisi de ne pas se représenter aux élections générales de 2018 et de 2022. Entre autres, elles ne voyaient pas leur potentiel exploité à sa juste valeur, même si leur réélection semblait assurée.

Les deux doyennes de notre échantillon, Mmes Marguerite Blais et Nicole Ménard, ont dit franchement qu’elles auraient envisagé de se représenter si le contexte politique avait été différent, peut-on lire dans le résumé du projet de recherche. Les noms des autres femmes qui ont répondu aux questions n’étaient pas révélés.

Cliquez ici pour lire l'article complet publié par Radio Canada le 11 octobre 2024.

Source image: Radio Canada

 

La politicienne guinéenne Makalé Camara milite pour la promotion des femmes en politique. Elle estime que les dernières nominations gouvernementales sont "une grande regression" pour les femmes. L'ancienne ministre des Affaires étrangères et diplomate explore aussi les questions économiques et sécuritaires.

Cliquez ici pour voir l'entretien complet publié par VOA Afrique le 22 août 2024.

Image par VOA Afrique