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Leadership des femmes

Chaque année, le 8 mars est célébré avec éclat. Pagnes uniformes, défilés et moments de convivialité marquent cette journée dédiée aux droits des femmes. Pourtant, derrière cette ambiance festive, une réalité plus discrète subsiste : celle des femmes rurales, souvent absentes des célébrations mais au cœur des défis quotidiens.

Cette année encore, la capitale politique, Gitega, a vibré au rythme de cette journée dédiée aux femmes. Le soleil n’avait d’égal que l’éclat des pagnes multicolores qui ont envahi les artères de la ville le 9 mars. Des rangs disciplinés de femmes militaires et policières marchant d’un pas cadencé aux délégations d’institutions publiques et privées, le défilé a offert une image de force et d’unité. Placée sous le thème « Ensemble œuvrons pour la promotion des droits et de la justice pour tous », la cérémonie se voulait à la fois festive et revendicative.

Au-delà du spectacle, les discours ont rappelé que les défis restent nombreux. La présidente du Forum des Femmes au Burundi a dressé un bilan nuancé des progrès réalisés. Elle a salué les avancées législatives tout en dénonçant les obstacles invisibles qui freinent encore l’ascension des femmes. Selon elle, les discriminations persistent, tout comme les violences basées sur le genre et les inégalités d’accès à l’éducation, aux soins de santé, aux opportunités économiques et aux instances de décision.

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Les femmes occupent aujourd’hui 42,1 % des sièges dans les conseils municipaux. Pourtant, elles restent minoritaires dans les intercommunalités, là où se décident les orientations budgétaires et stratégiques des territoires.

La France affiche une ambition claire en matière d’égalité femmes-hommes en politique. Depuis la loi sur la parité de 2000, les listes électorales dans de nombreuses communes doivent alterner femmes et hommes. Résultat, les conseils municipaux ont profondément changé de visage. Alors qu’en 1995, les femmes ne représentaient qu’environ 21 % des conseillers municipaux, en 2020, elles en représentent 42,1 %. Cette progression confirme l’efficacité des quotas pour transformer la représentation descriptive des assemblées locales). Mais derrière ce progrès visible se cache une réalité plus nuancée. Dans les structures intercommunales, là où se prennent des décisions clés sur les finances locales, l’aménagement du territoire ou le développement économique, les femmes restent nettement sous-représentées.

Notre recherche, fondée sur les données exhaustives des élections municipales de 2020 et sur plus de 64 000 délégués intercommunaux, met en évidence un mécanisme central : les inégalités observées dans les intercommunalités ne naissent pas à ce niveau, elles prolongent celles qui structurent déjà l’accès aux fonctions exécutives municipales.

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Partout dans le monde, les femmes restent largement sous-représentées dans les instances dirigeantes politiques, et les décisions majeures continuent d’être prises en grande majorité par des hommes.

Selon les données de l’UIP et d'ONU Femmes, seuls 28 pays sont dirigés en 2026 par une femme cheffe d’État ou de gouvernement, tandis que 101 pays n’ont encore jamais été dirigés par une femme.

Cette sous-représentation se reflète à tous les niveaux de la prise de décision politique. Les femmes occupent aujourd’hui 22,4 % des postes ministériels dans le monde, un recul par rapport aux 23,3 % enregistrés en 2024, après plusieurs années de progrès constants.

Si quatorze pays ont atteint la parité entre les sexes au sein de leur gouvernement, huit pays ne comptent toujours aucune femme ministre.

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À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars prochain, la ville organise plusieurs temps forts ouverts à tous, du 2 au 4 mars 2026. Cette programmation pluridisciplinaire (cinéma-débat, spectacle vivant et ateliers) vise à mettre en lumière les parcours de femmes, leurs engagements et la richesse de leurs expériences, tout en favorisant l’échange et la réflexion collective.

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L'investissement dans les femmes en Afrique est devenu une priorité stratégique suite à un nouveau partenariat UA-NEPAD qui place l'indépendance économique des femmes au cœur de la réalisation de l'Agenda 2063.

En marge du 39e Sommet de l'Union africaine, un partenariat stratégique entre l'Agence de développement de l'Union africaine-NEPAD et Women for Women International a marqué un changement structuré dans la manière dont la politique de genre est encadrée à travers le continent. Plutôt que de traiter les femmes comme des bénéficiaires du développement, l'initiative les positionne comme des acteurs économiques centraux pour une croissance inclusive.

L'accord s'aligne directement sur l'Agenda 2063, qui appelle à un développement inclusif et durable ancré dans le capital humain. Sous la direction d'AUDA-NEPAD et de ses partenaires, la feuille de route pour 2026-2028 cible les contextes post-conflit, fragiles et vulnérables au climat où la participation économique des femmes reste limitée.

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Dans un pays fragilisé par l’insécurité, l’impasse politique et l’urgence humanitaire, ces femmes venues de différentes régions rappellent une évidence trop souvent négligée : aucune sortie de crise durable ne peut se construire sans inclusion.

Signé par Miralda Jameau, Agenor Yanick Auguste, Langeda Dabelus, Sylmatha Pierre et Johanne Jean, le texte intervient à un moment charnière, à la veille de la fin annoncée du mandat du Conseil Présidentiel de Transition, prévue pour le 7 février 2026. Une date hautement symbolique dans l’imaginaire politique haïtien, chargée à la fois d’espoirs et de désillusions répétées.

En Haïti, la crise n’est plus seulement un sujet de débat institutionnel. Elle s’incarne dans les gestes ordinaires de survie, dans l’impossibilité de circuler librement, dans l’angoisse des familles et dans la précarité grandissante. Les femmes, en première ligne de cette réalité, portent le poids d’un effondrement qui affecte à la fois le tissu social et les solidarités traditionnelles.

La Coalition des Femmes Leaders en Région souligne que les femmes et les groupes vulnérables demeurent les premières victimes de l’insécurité et de l’absence de perspectives politiques claires. Elle dénonce une gouvernance souvent déconnectée des réalités locales et appelle à un modèle fondé sur la transparence, la participation citoyenne et le respect des droits humains.

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“Ces obstacles sont largement attribuables à des normes sociales profondément ancrées. De manière préoccupante, près de la moitié de la population mondiale estime que les hommes font de meilleurs dirigeants politiques que les femmes”, affirme Adam Sidibé, ancienne députée de la dernière législature.

Pour elle, les femmes sont confrontées à deux sortes d’obstacles sur la voie de la participation à la vie politique. D’une part, des entraves structurelles causées par des lois et des institutions discriminatoires qui réduisent encore aujourd’hui leurs possibilités de voter ou de se porter candidates à un mandat politique.

D’autre part, faute de moyens, les femmes ont moins de chances que les hommes de suivre une formation, de nouer les contacts et de bénéficier des ressources nécessaires pour devenir des dirigeantes performantes.

“Les Nations unies proposent un arsenal qui va de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, au Programme d’action de Beijing aux Objectifs du Millénaire pour le développement. Nous avons transposé dans notre arsenal ces textes et nous efforçons de les mettre en pratique”, affirme Mme Dansoko, conseiller technique au ministère de la Promotion de la femme, de l’Enfant et de la Famille.

ONU-Femmes va plus loin : “Nous aidons les femmes souhaitant exercer un mandat politique à développer leurs compétences et nous organisons des programmes d’éducation civique et de sensibilisation des électeurs à l’égalité des sexes. Nous soutenons les défenseurs de l’égalité des sexes en appelant les partis politiques, les gouvernements et d’autres parties prenantes à assumer leur part de responsabilité dans l’autonomisation des femmes”, disait sa secrétaire générale, lors de la dernière Journée panafricaine des femmes.

Cliquez ici pour lire l'article complet publié par Bamada le 25 juillet 2024.

Source image: Bamada

 

Pendant l'Année d'Action du Sommet pour la Démocratie, la cohorte S4D sur l'Égalité des Genres en tant que Prérequis pour la Démocratie a identifié des recommandations pour renforcer la démocratie en promouvant l'égalité des genres, la Déclaration et le Plan d'Action de Recommandations. Les co-présidents de la cohorte de genre : la Suède, la Roumanie, l'Institut Georgetown pour les Femmes, la Paix et la Sécurité, et l'Institut International pour la Démocratie et l'Assistance Électorale (IDEA International) encouragent les gouvernements et la société civile à prendre en compte les recommandations et les actions proposées.

La Cohorte de Genre soutient fermement les thèmes des Sommets Régionaux pour la Démocratie 2023. Les thèmes régionaux sont étroitement liés à l'égalité des genres et le lien entre la démocratie et la Cohorte de Genre a développé des résumés spécifiques sur le genre pour chaque thème : Jeunesse ; Lutte contre la corruption ; Élections libres, justes et transparentes ; Technologies de l'information et des communications (TIC) et Liberté des médias.

Déclaration et Plan d'Action de Recommandations

Les recommandations et les actions proposées ont été identifiées en consultation avec la cohorte, qui compte plus de 100 représentants des gouvernements et de la société civile de toutes les régions du monde. Les gouvernements et la société civile sont encouragés à considérer ces recommandations comme des outils pour renforcer la démocratie en promouvant l'égalité des genres. Les recommandations se concentrent sur trois piliers : l'inclusion ; les cadres législatifs et politiques ; et la prévention des conflits, la paix et la sécurité. Chaque pilier thématique est essentiel pour l'égalité des genres dans les processus démocratiques.

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Résumés de la Cohorte de Démocratie sur l'Égalité des Genres

Cohorte du Sommet pour la Démocratie sur l'Égalité des Genres en tant que Prérequis pour la Démocratie : Élections libres, justes et transparentes

L'égalité des genres est fondamentale pour le processus électoral, car elle permet aux femmes, en tant qu'électrices, candidates et fonctionnaires élues, d'influencer les politiques publiques et de défendre leurs intérêts. Cependant, les femmes rencontrent des obstacles importants à leur participation politique, notamment l'utilisation de la violence et de l'intimidation de genre visant à les dissuader de se présenter à un poste ou d'exercer leurs droits politiques. Les défis et les risques sont encore plus importants pour les femmes des communautés historiquement marginalisées. De plus, les femmes ont moins de chances d'être recrutées et sélectionnées comme candidates, ont moins accès équitable aux fonds de campagne et sont confrontées à des défis plus importants pour la représentation proportionnelle.

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Cohorte du Sommet pour la Démocratie sur l'Égalité des Genres comme Prérequis : Lutte contre la Corruption

La corruption mine la démocratie et la justice en entravant la capacité du public à bénéficier pleinement des institutions gouvernementales. La lutte contre la corruption nécessite une perspective de genre pour comprendre pleinement son ampleur et son impact. Les femmes ont des approches uniques (mais non uniformes) pour lutter contre la corruption et sont également touchées de manière différente par celle-ci, ce qui engendre des inégalités et mine les opportunités pour des démocraties saines.

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Cohorte du Sommet pour la Démocratie sur l'Égalité des Genres en tant que Prérequis pour la Démocratie : Jeunesse

Les jeunes sont les leaders de demain. Cependant, les personnes de moins de 35 ans occupent rarement des postes de leadership politique formels, et il y a moins de femmes que d'hommes dans ces rôles. Les recherches de l'Union Interparlementaire (UIP) ont révélé que sur 2,2 % des parlementaires de moins de 30 ans, moins de 1 % sont de jeunes femmes. La marginalisation des jeunes, y compris des jeunes femmes, en politique conduit à des opportunités manquées pour renforcer les processus et les institutions de construction de la démocratie. L'égalité des genres en tant que prérequis pour la démocratie nécessite des efforts adaptés pour impliquer à la fois les jeunes femmes et les jeunes hommes. Il est nécessaire de s'attaquer aux obstacles à l'inclusion des jeunes en politique, y compris les formes de discrimination et de violence basées sur le genre.

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Cohorte du Sommet pour la Démocratie sur l'Égalité des Genres en tant que Prérequis pour la Démocratie : Information et Technologies de la Communication (TIC)

Les Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) ont le potentiel de combler les écarts de genre dans la participation politique des femmes. Elles peuvent servir d'outils pour permettre aux femmes d'influencer les agendas politiques, d'accroître leur accès aux ressources de campagne, de renforcer les réseaux de solidarité et d'augmenter leur représentation dans les agendas et les processus démocratiques. Grâce aux réseaux sociaux, aux blogs, aux podcasts et aux vidéos promotionnelles, les femmes ont réussi à contourner les médias traditionnels tels que la télévision et la radio, afin de faire entendre leur voix directement et d'accéder à la prise de décision politique.

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Cohorte du Sommet pour la Démocratie sur l'Égalité des Genres en tant que Prérequis pour la Démocratie : Liberté des Médias

La liberté de la presse et la sécurité des femmes journalistes sont essentielles pour la force des processus et des institutions démocratiques. Cependant, les femmes ne sont pas représentées de manière équitable dans les médias. Une étude de 2020 sur les médias au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Kenya, en Inde, en Afrique du Sud et au Nigeria a révélé que les femmes ne représentaient qu’entre 15 % et 30 % des sujets des reportages d'actualité.

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La Stratégie pour l’égalité entre les hommes et les femmes 2022-2025, alignée sur notre Plan Stratégique, soutient les pays et les communautés pour accélérer les progrès en matière d’égalité entre les hommes et les femmes et d’autonomisation des femmes pour les quatre prochaines années. Elle vise à dépasser les efforts ponctuels et à aider les pays à modifier les structures de pouvoir et les systèmes économiques, sociaux et politiques qui perpétuent la discrimination.

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Depuis 2013, le Forum international des femmes autochtones (FIMI) décerne le « Prix du leadership », en reconnaissance des femmes ou des groupes de Femmes autochtones qui, par leur travail, leur engagement et leur responsabilité, réalisent des changements significatifs dans leur communauté ou au- delà. En 2021, FIMI a dédié le Prix du leadership FIMI à la résilience et à la force des organisations de Femmes autochtones qui se sont unies pour lutter contre la covid-19.

Ces organisations se sont démarquées par leur persévérance, leurs efforts collectifs et leur leadership pour prévenir la contagion, protéger les familles et les communautés, et contribuer à créer des conditions propices pour survivre aux difficultés physiques, mentales et spirituelles, tant individuellement que collectivement.

FIMI partage ici leurs histoires afin de mieux reconnaître et faire connaître les stratégies déployées par les Femmes autochtones pour combattre la pandémie. Toutes ont su faire face à des situations extrêmes, transmutant la douleur en actions transformatrices. Pour ce faire, elles ont adopté des mesures créatives ancrées dans les pratiques et les savoirs ancestraux de leurs Peuples. Comme l’exprime l’une d’elles, Rosimere Maria Vieira Teles, du peuple Arapaço : « Nos cœurs souffraient, mais nous nous sommes levées et nous nous sommes battues pour la vie. »

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Comme chaque année, l'Arcom, l'Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, (ex-CSA), publie son rapport sur la représentation des femmes à la télévision et à la radio. L’exercice 2021 révèle une amélioration de la présence des femmes à l’antenne.

La juste représentation des femmes et des hommes sur les antennes et la lutte contre les discriminations en raison du sexe constituent des missions essentielles pour l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, l'Arcom. L'Autorité accompagne les médias audiovisuels, modèles de représentations et leviers de changements sociaux, afin qu’ils améliorent la représentation des femmes sur leurs antennes et enrichissent leurs programmations pour lutter contre les stéréotypes de genre et les violences faites aux femmes.

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Les rédactions, en particulier celles de la presse écrite et de la radio, sont encore composées d’une majorité d’hommes.

En 2020, 41 % des reporters dans les journaux, radios et télévisions en Europe sont des femmes, contre 34 % en 2000 : une lente progression de +7 % en vingt ans, selon la sixième édition du Global Media Monitoring Project (GMMP 2020). Il n’en reste pas moins que les femmes deviennent plus facilement présentatrices et journalistes, la parité étant presque acquise dans ces fonctions, avec 47 % de femmes en 2020, ici aussi avec lenteur, +7 % par rapport à 2000. En Europe, les femmes représentent, en moyenne, 46 % de journalistes à la télévision, 43 % sur Twitter, 41 % sur internet et 40 % dans la presse écrite, contre seulement 33 % à la radio.

Cliquez ici pour lire larticle publié par La revue européenne des médias numériques, le 26 avril 2022.