Leadership des femmes
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C’est un symbole fort mais qui est loin de masquer l’inégalité en défaveur des femmes dans la représentation politique en Algérie. Une réalité malheureusement loin d’être isolée dans le monde.
Pour la première fois de son histoire, le Parlement algérien a élu mardi soir une femme à sa tête. Khalida Boufedeche devient ainsi le quatrième personnage de l’Etat.
Une participation historiquement basse
Médecin allergologue et députée d’Alger, Khalida Boufedeche est issue du Front de libération nationale (FLN), parti historique de l’indépendance et formation proche du pouvoir. Le FLN est arrivé en tête des dernières législatives avec 91 sièges sur 407. Le scrutin a été marqué par un taux de participation de 21,24 %, le plus bas jamais enregistré.
Trois candidats postulaient pour la présidence de l’Assemblée populaire nationale (APN), la chambre basse du Parlement : Khalida Boufedeche, un député du principal parti islamique, le Mouvement de la société pour la paix (MSP – 43 sièges) et un autre du parti laïque le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD).
Khalida Boufedeche est membre du comité central du FLN. Avant son actuel mandat de députée, elle a été élue dans sa commune à Bordj El Bahri puis à l’assemblée de la wilaya d’Alger.
À compter du 1er juillet 2026, pour la première fois en 137 ans d’histoire, le Secrétariat de l’Union interparlementaire sera dirigé par une femme.
Anda Filip (Roumanie) a été élue dixième secrétaire général de l'UIP lors de la 152e Assemblée de l’UIP à Istanbul, devenant ainsi la première femme à occuper ce poste depuis la création de l’Organisation, en 1889. Elle succédera à Martin Chungong (Cameroun) dont le troisième et dernier mandat prendra fin le 30 juin 2026.
Il s’agit d’une première historique, ainsi que d’un moment empreint d’une signification profonde pour une organisation qui se consacre aux parlements, à la démocratie et à la représentation.
Depuis des décennies, l’UIP œuvre aux côtés des parlements pour promouvoir la participation égale des femmes à la vie politique, tout en suivant les progrès réalisés et en dressant le bilan des reculs subis. À ce jour, elle continue à produire des données de référence sur les femmes au parlement, à plaider en faveur de réformes et à inviter les institutions politiques à mieux représenter les citoyens qu’elles servent.
L’élection d’Anda Filip, qui marque une étape importante dans le parcours institutionnel de l’UIP, reflète l’évolution plus générale enregistrée à la tête des organisations internationales.
Le chiffre tombe comme un couperet et rappelle que les plus hautes sphères du pouvoir demeurent encore largement masculines. Sur près de 200 nations que compte la planète, seules 17 sont actuellement dirigées par une femme cheffe d’État ou de gouvernement.
Un constat qui illustre les progrès réalisés en matière de représentation féminine, mais aussi le chemin qui reste à parcourir pour atteindre une véritable parité.
Derrière cette statistique se cache une réalité contrastée : celle d’un plafond de verre qui, malgré les avancées enregistrées ces dernières décennies, peine encore à se briser totalement.Pour ces dirigeantes, chaque jour au pouvoir constitue à la fois une responsabilité majeure et un symbole fort pour les générations futures.
Des femmes en résistance face à Donald Trump
Lorsque Susana Mejia évoque ses passe-temps favoris, un sujet arrive vite sur la table : le tissage. La coordonnatrice du Réseau national des femmes, en Colombie, insiste sur sa portée symbolique. La responsable voudrait renverser le stigmate de cette activité dévalorisée, historiquement déléguée aux femmes : « J’essaye de lui donner un sens politique et féministe. »
Ses cheveux noirs, ses lèvres rouges et la puissance de son regard resteront gravés dans les mémoires de tous ceux qui l’ont un jour rencontrée. À 56 ans, Marjane Satrapi s’est éteinte, a indiqué son entourage à l’Agence France-Presse (AFP), ce jeudi 4 juin 2026. Une mort prématurée, « de tristesse », comme l’ont dit ses proches, un peu plus d’un an après le décès de son mari Mattias Ripa, « l’amour de sa vie ». Une intensité particulièrement caractéristique de Marjane Satrapi.
Née le 22 novembre 1969 en Iran, Marjane Satrapi grandit dans une famille où l’engagement est très présent, alors que son oncle, dirigeant du Parti communiste iranien, est exécuté en raison de ses opinions politiques. Dès son enfance, elle connaît la restriction de libertés, en pleine période de révolution islamique et de guerre entre l’Iran et l’Irak.
La Première ministre danoise Mette Frederiksen a présenté mercredi son nouveau gouvernement qui, pour la première fois dans l'histoire du Danemark, compte plus de femmes que d'hommes.
Après des mois de négociations à la suite des élections indécises du 24 mars, Mme Frederiksen a annoncé lundi être parvenue à former un gouvernement de centre-gauche réunissant son parti, les sociaux-démocrates, ainsi que le Parti populaire socialiste SF, le Radikale Venstre (centre-gauche) et les Modérés (centristes).
Il s'agit de son troisième mandat à la tête d'un gouvernement danois, qu'elle conduit depuis 2019.
Mme Frederiksen a annoncé les noms des nouveaux ministres qu'elle a présentés au roi Frederik X.