Leadership des femmes
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Le 5 mai 2026, des photos générées par intelligence artificielle représentant la Première ministre italienne en sous-vêtements circulaient sur les réseaux sociaux. Meloni a choisi de les exposer publiquement plutôt que de les ignorer. Ce faisant, elle a mis en lumière un phénomène mondial et croissant : l'utilisation des deepfakes comme outil de déstabilisation des femmes politiques.
L'image a fait le tour des réseaux. Une femme en sous-vêtements, allongée sur un lit. La photo prétendait représenter Giorgia Meloni, Première ministre italienne depuis 2022. Mais cette photo était fausse. Elle a été générée par intelligence artificielle, identifiée comme telle par plusieurs marqueurs techniques, et débunkée le jour même par le média Snopes.
La réponse de Meloni ne s'est pas fait attendre et a même surpris puisqu'elle a décidé de publier elle-même l'une des fausses photos sur ses comptes X et Facebook, en avertissement contre le détournement de l'intelligence artificielle. "Ces derniers jours, plusieurs de ces fausses photos circulent, générées avec l'intelligence artificielle et présentées comme réelles par quelques zélés opposants. Je dois reconnaître que celui qui les a réalisées, au moins dans le cas ci-joint, m'a aussi bien améliorée." Elle ajoute : "Les deepfakes sont un outil dangereux, parce qu'ils peuvent tromper, manipuler et cibler n'importe qui. Moi, je peux me défendre. Beaucoup d'autres ne le peuvent pas. Vérifiez avant de croire, et réfléchissez avant de partager. Parce qu'aujourd'hui ça m'arrive à moi ; demain, ça pourrait arriver à n'importe qui." En rendant publique l'image falsifiée, Meloni a court-circuité sa propagation clandestine et transformé une attaque en tribune.
L’égalité économique n’est plus une option morale. Il s’agit d’une urgence de compétitivité. Face à une activité féminine encore faible et à une présence limitée des femmes aux postes de décision, We4She appelle entreprises et pouvoirs publics à passer des discours aux actes. D’ailleurs, un plaidoyer proposant des mesures impactantes sera dévoilé incessamment.
On ne le dira jamais assez, l’activité économique a tout à gagner avec l’émancipation des femmes. L’occasion, pour l’association We4She, de rappeler combien le plafond de verre demeure un obstacle persistant à la pleine participation des femmes à la vie économique. Car, en dépit des progrès réalisés ces dernières années, les chiffres continuent de témoigner d’un décalage profond entre les ambitions affichées et la réalité du terrain.
Le Maroc affiche encore l’un des taux d’activité féminine les plus faibles de la région MENA, autour de 19%. Seules 13% des entreprises marocaines sont dirigées par des femmes, tandis que le Royaume occupe la 137e place sur 146 pays dans le Global Gender Gap Report 2024. Autant d’indicateurs qui rappellent que l’égalité économique ne peut plus relever du seul registre de la sensibilisation. Elle doit désormais s’inscrire dans celui de l’action structurée.
Chaque année, le 8 mars est célébré avec éclat. Pagnes uniformes, défilés et moments de convivialité marquent cette journée dédiée aux droits des femmes. Pourtant, derrière cette ambiance festive, une réalité plus discrète subsiste : celle des femmes rurales, souvent absentes des célébrations mais au cœur des défis quotidiens.
Cette année encore, la capitale politique, Gitega, a vibré au rythme de cette journée dédiée aux femmes. Le soleil n’avait d’égal que l’éclat des pagnes multicolores qui ont envahi les artères de la ville le 9 mars. Des rangs disciplinés de femmes militaires et policières marchant d’un pas cadencé aux délégations d’institutions publiques et privées, le défilé a offert une image de force et d’unité. Placée sous le thème « Ensemble œuvrons pour la promotion des droits et de la justice pour tous », la cérémonie se voulait à la fois festive et revendicative.
Au-delà du spectacle, les discours ont rappelé que les défis restent nombreux. La présidente du Forum des Femmes au Burundi a dressé un bilan nuancé des progrès réalisés. Elle a salué les avancées législatives tout en dénonçant les obstacles invisibles qui freinent encore l’ascension des femmes. Selon elle, les discriminations persistent, tout comme les violences basées sur le genre et les inégalités d’accès à l’éducation, aux soins de santé, aux opportunités économiques et aux instances de décision.
Les femmes occupent aujourd’hui 42,1 % des sièges dans les conseils municipaux. Pourtant, elles restent minoritaires dans les intercommunalités, là où se décident les orientations budgétaires et stratégiques des territoires.
La France affiche une ambition claire en matière d’égalité femmes-hommes en politique. Depuis la loi sur la parité de 2000, les listes électorales dans de nombreuses communes doivent alterner femmes et hommes. Résultat, les conseils municipaux ont profondément changé de visage. Alors qu’en 1995, les femmes ne représentaient qu’environ 21 % des conseillers municipaux, en 2020, elles en représentent 42,1 %. Cette progression confirme l’efficacité des quotas pour transformer la représentation descriptive des assemblées locales). Mais derrière ce progrès visible se cache une réalité plus nuancée. Dans les structures intercommunales, là où se prennent des décisions clés sur les finances locales, l’aménagement du territoire ou le développement économique, les femmes restent nettement sous-représentées.
Notre recherche, fondée sur les données exhaustives des élections municipales de 2020 et sur plus de 64 000 délégués intercommunaux, met en évidence un mécanisme central : les inégalités observées dans les intercommunalités ne naissent pas à ce niveau, elles prolongent celles qui structurent déjà l’accès aux fonctions exécutives municipales.
Partout dans le monde, les femmes restent largement sous-représentées dans les instances dirigeantes politiques, et les décisions majeures continuent d’être prises en grande majorité par des hommes.
Selon les données de l’UIP et d'ONU Femmes, seuls 28 pays sont dirigés en 2026 par une femme cheffe d’État ou de gouvernement, tandis que 101 pays n’ont encore jamais été dirigés par une femme.
Cette sous-représentation se reflète à tous les niveaux de la prise de décision politique. Les femmes occupent aujourd’hui 22,4 % des postes ministériels dans le monde, un recul par rapport aux 23,3 % enregistrés en 2024, après plusieurs années de progrès constants.
Si quatorze pays ont atteint la parité entre les sexes au sein de leur gouvernement, huit pays ne comptent toujours aucune femme ministre.
À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars prochain, la ville organise plusieurs temps forts ouverts à tous, du 2 au 4 mars 2026. Cette programmation pluridisciplinaire (cinéma-débat, spectacle vivant et ateliers) vise à mettre en lumière les parcours de femmes, leurs engagements et la richesse de leurs expériences, tout en favorisant l’échange et la réflexion collective.