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Leadership des femmes

Le leadership féminin a reçu beaucoup d'attention dans cette pandémie, et pour de bonnes raisons.

Très tôt, des dirigeants de pays comme Jacinta Ardern (Nouvelle-Zélande), Tsai Ing-wen (Taïwan) et Sheikh Hasina (Bangladesh) ont été félicités pour avoir adopté des mesures précoces contre le Covid et empêché la maladie de se propager davantage.

Mais le lien entre le genre et les résultats des politiques de santé était surtout anecdotique - jusqu'à présent.

Une nouvelle étude menée au Brésil suggère que le fait d'avoir une femme à la tête d'une organisation peut sauver plus de vies en cas de pandémie que le fait d'avoir un homme aux commandes.

Les chercheurs ont constaté que les villes gouvernées par des femmes dans le pays ont enregistré 43 % de moins de décès dus au Covid et 30 % de moins d'admissions à l'hôpital que celles gouvernées par des hommes politiques.

L'explication, disent-ils, est liée à l'adoption de mesures non pharmacologiques - telles que le port obligatoire de masques faciaux et l'interdiction des grands rassemblements - que les femmes étaient plus enclines à faire appliquer.

Cliquez ici pour lire l’article publié par BBC le 25 juillet 2021.

Né sous l’impulsion d’une vingtaine de femmes engagées dans la société, INVESTIES est un programme d’entraînement à la pratique politique inspiré des programmes américains ayant porté au pouvoir une nouvelle génération d’activistes  : Emerge America, Emily’s List, She Should Run, Justice Democrats, Sunrise Movement, etc.

Le parcours est construit autour de cinq week-ends de pratique politique répartis entre septembre 2020 et juin 2021. Au cours de ces 9 mois, le programme est enrichi des masterclass et des ateliers paires à paires proposés par les participantes avec des femmes expertes dans leur domaine. Les deux axes de travail sont : l’acquisition de techniques politiques et électorales, et la construction d’une vision renouvelée de la posture de l’élue.

Cliquez ici pour plus d’information.

La question est de savoir si la mode est un outil d’empowerment ou de décrédibilisation de la parole des femmes de pouvoir.

Kamala Harris et Jill Biden, respectivement Vice-Présidente et Première dame des Etats-Unis, ont été très claires : durant leur mandat, elles ne répondront à aucune question des journalistes sur leurs tenues. Une façon de recentrer l’attention sur leurs actions plutôt que sur leurs apparences - rien de plus légitime. L’occasion, aussi, d’interroger la place de la mode dans le débat public. 

TOUJOURS « TROP » OU « PAS ASSEZ »

Vous vous souvenez sans doute de la robe blanche à imprimés bleu de Cécile Duflot à l’Assemblée nationale en 2012. Plutôt que d’écouter la ministre d’alors répondre à la question qui lui est posée, certains députés préfèrent la siffler et railler sa tenue : trop colorée, trop féminine, pas assez « pro ». Quelques semaines plus tôt, l’écologiste avait déjà été pointée du doigt pour s’être affichée en jeans à l’Elysée : trop décontracté.

La même année, Roselyne Bachelot confie au ELLE avoir « rangé [s]es tenues rose fuchsia et bleu électrique au placard » le temps de son mandat de ministre, dans une volonté de paraître plus crédible. Plus récemment, la Une du Vogue US avec Kamala Harris a été vivement critiquée, entre autres pour l’allure trop relachée (elle est apparue en Converse) de la Vice-Présidente américaine.

Une obsession pour les tenues des femmes politiques qui serait « symptôme d’un malaise plus large à l’égard des femmes comme sujet politique », estime la philosophe Marie-Anne Casselot dans la revue québécoise Le Devoir : commenter la tenue des femmes de pouvoir reviendrait à les objectifier.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Elle le 24 juin 2021.  

C'est un thème que nous brûlons d'aborder depuis longtemps : il y a trop peu de femmes en politique. Alors que les élections législatives allemandes de septembre approchent, il est temps de se pencher dessus. Combien de femmes se trouvent à la tête de gouvernements ? Quel est le bilan féministe d'Angela Merkel ? Comment les femmes sont-elles promues dans la politique ? Et quid de la diplomatie féministe ?

Source: ARTE

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Cliquez ici pour accéder aux vidéos de ce numéro de Kreatur.

Le nouveau gouvernement ougandais a fait la part belle au genre féminin. Ainsi, le président ougandais Yoweri Museveni a nommé Jessica Alupo comme nouvelle vice-présidente du pays et Robinah Nabbanja Premier ministre.

Source : Africa 24

Comparé aux autres pays du Maghreb, le Maroc est considéré comme étant un pionnier quant à la participation politique féminine. Surtout après l’essor considérable enregistré dans le royaume depuis que la réforme institutionnelle a été instaurée en 1996. A titre indicatif, la représentation législative féminine est passée de 2 sièges sur 353 en 1999 à 35 sièges en 2002 soit 11%, puis à 67 en 2011 (17,3%) pour atteindre 81 sièges, soit 20,5%, en 2016. Malgré tout, les résultats actuels ne sont aucunement à l'image du principe d'équité escompté.

La progression du taux de la représentation législative féminine marocaine reste faible comparée à la Tunisie, par exemple. Cette réalité doit pousser les partis politiques à se remettre en question par rapport à leur degré d'engagement et aux mécanismes installés. Il est aujourd’hui nécessaire que le principe de l'équité entre hommes et femmes soit respecté dans le cadre du projet sociétal devant accompagner le nouveau modèle de développent.

Cliquez ici pour lire l’article publié par L’Observateur le 30 mai 2021.