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Leadership des femmes

Les données sont claires. En dépit du fait que les femmes occupent une place grandissante dans les processus décisionnels publics, l’égalité est encore loin : dans le monde, les femmes n’occupent qu’environ 21 pour cent des postes ministériels, seuls trois pays comptent au moins 50 pour cent de parlementaires femmes et à peine 22 pays sont dirigés par une femme. Au rythme actuel, la parité à la tête des États ne sera pas atteinte avant 2150, soit dans environ 130 ans.

Qui plus est, la violence à l’égard des femmes dans la vie publique est assez fréquente. Les femmes occupant des postes à responsabilité n’ont pas d’accès direct au monde de la finance, et elles sont confrontées à la haine et à la violence en ligne, ainsi qu’à des normes discriminatoires et à des politiques d’exclusion qui sont autant d’obstacles pour gravir les échelons.

Pourtant, les femmes persistent et prouvent continuellement que lorsqu’elles dirigent, elles sont capables d’apporter des changements transformateurs dans des collectivités entières et dans le monde entier.

Alors que le monde continue de faire face à des défis urgents – de la pandémie de Covid-19 au changement climatique, en passant par le creusement des inégalités, les conflits et le recul démocratique – la consolidation d’un leadership féministe inclusif et diversifié est essentielle à un développement durable à l’échelle planétaire. L’Organisation des Nations Unies travaille partout dans le monde pour permettre à davantage de femmes d’occuper une place légitime dans les instances de décision.

Voici les témoignages de sept femmes et jeunes filles qui, avec le soutien de l’ONU, sont à l’origine de processus transformateurs qui ont permis d’introduire des changements.

Cliquez ici pour lire l’article publié par ONU Femmes le 1 mars 2021.

Cinquante ans après avoir obtenu le droit de vote, les femmes suisses sont mieux représentées que jamais au Parlement fédéral. Mais ce succès est trompeur. Au niveau local, les choses n’avancent que lentement.

Le 7 février 1971, les hommes suisses décident, par vote populaire, que les femmes peuvent aussi avoir leur mot à dire dans la politique du pays. Les élections fédérales du 31 octobre 1971 sont les premières auxquelles les femmes peuvent participer, comme électrices et comme candidates. Onze d’entre elles sont élues au Conseil national, ce qui représente 5,5% des effectifs de la Chambre basse. À la Chambre haute, une seule de 42 conseillers aux États est une conseillère.

Comment les choses ont-elles évolué depuis cette date? En 50 ans, les femmes ont-elles réussi à se faire une place en politique?

L’élection des femmes après la grève des femmes

Les dernières élections législatives fédérales, en octobre 2019, sont entrées dans l’histoire comme l’élection des femmes. Les Suisses n’avaient jamais élu autant de femmes aux deux Chambres du Parlement fédéral. En comparaison internationale, la Suisse s’en tire désormais plutôt bien. Avec un Conseil national féminin à 41,5%, elle occupe au niveau mondial une respectable 17e place sur 191 pays.

Qu’est-ce qui a mené à ce succès? «En 2019, plusieurs facteurs étaient réunis», explique la politologue Sarah Bütikofer, qui a participé à divers projets de recherche dans les domaines de la politique suisse, des parcours professionnels de politiciennes et politiciens et des questions de genre.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Swiss Info le 28 janvier 2021.

Cette économiste chevronnée, ancienne ministre des finances du Nigeria, est la première femme et première Africaine à diriger l’OMC.

Son nom était attendu : la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala a été nommée à la tête de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), lundi 15 février, faisant d’elle la première femme et la première dirigeante originaire d’Afrique à la tête de l’institution.

Depuis sa création en 1995, l’OMC a été dirigée par six hommes : trois Européens, un Néo-zélandais, un Thaïlandais et un Brésilien.

Seule candidate

« Les membres de l’OMC viennent d’accepter de nommer la Dr Ngozi Okonjo-Iweala comme prochain directeur général de l’OMC. La décision a été prise par consensus lors d’une réunion spéciale du conseil général de l’organisation aujourd’hui », a annoncé l’OMC, une quinzaine de minutes après l’ouverture de la réunion. « Elle prendra ses fonctions le 1er mars et son mandat, renouvelable, expirera le 31 août 2025 », a fait savoir le gendarme du commerce mondial.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Le Monde le 15 février 2021.

Cette nomination porte à six le nombre de femmes à la tête des huit pays nordiques, un record.

La cérémonie, qui s’est déroulée dans la cour du palais présidentiel rose pastel, à Tallinn, mardi 26 janvier au matin, restera gravée dans l’histoire de la petite République balte. Pour la première fois, la présidente, Kersti Kaljulaid, première femme élue chef de l’Etat par le Parlement, en 2016, a nommé officiellement une autre femme, Kaja Kallas, au poste de premier ministre, jusque-là toujours occupé par un homme.

Agée de 43 ans, Mme Kallas, leader du Parti de la réforme (libéral), avait remporté les élections législatives, en mars 2019. Une victoire qui aurait dû lui permettre de succéder au premier ministre Jüri Ratas, chef de file du Parti du centre, en poste depuis 2016. Mais elle avait dû rapidement y renoncer après avoir échoué à former une coalition, disposant de la majorité au Parlement.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Le Monde le 26 janvier 2021.

FIGAROVOX/TRIBUNE - Angela Merkel impose désormais la présence de 30 % de femmes dans les comités de direction des entreprises allemandes. Mais pour l’entrepreneur Antoine de Gabrielli, cette mesure est surtout symbolique, surtout compte tenu du faible nombre de places en crèche outre-Rhin.

Par Antoine de Gabrielli, fondateur et dirigeant de Companieros, membre du Club XXIe siècle et du Laboratoire de l’Égalité.

Quand on parle des femmes en Allemagne, les politiques familiales sont rarement loin. L’histoire du siècle dernier a pourtant appris à se méfier de ce lien, les Allemands le savent mieux que quiconque.

On connaît le célèbre reproche fait aux mères de famille allemandes, qui travaillent, d’être des «Rabbenmutter», des mères «corbeau», qui préfèrent leur travail à leurs enfants. On sait aussi le faible nombre de Kindergarten: l’âge obligatoire de scolarité est fixé en Allemagne à 6 ans (contre 3 en France). «Les mères ne travaillent pas, donc pas besoin de crèches» disent les uns. «Si pas de crèche, alors pas de travail pour les mères de famille» disent les autres. Dans tous les cas le résultat est là: 45% des femmes allemandes diplômées de l’enseignement supérieur n’ont pas d’enfants, contre moins de 10% en France* et le taux de natalité allemand, s’il est remonté récemment à 1,55, a longtemps été plus proche de 1,3.

Cliquez ici pour lire l’article publié par Le Figaro le 25 janvier 2021.

Aux Etats-Unis, le violet n’est pas une couleur anodine; il possède une signification profonde. Voici les raisons pour lesquelles les femmes au pouvoir l'adoptent...

Source : Le 360