Leadership des femmes
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La série de formation à l’intention des femmes leaders engagées en politique a débuté ce mardi 18 août 2020, à Ouagadougou avec celles de huit partis politiques (dont 4 de l’opposition et 4 de la majorité). Organisée par le National democratic institute (NDI), elle se déroule du 18 au 29 août 2020, à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Ouahigouya. En lieu et place de la directrice résidente du NDI-Burkina, c’est la chargée du programme senior, Awa Somé, qui a présidé la cérémonie d’ouverture.
Malgré l’existence de dispositifs d’ordre légal et règlementaire notamment l’adoption en 2009 d’une loi sur le quota genre, les dernières élections législatives de 2015 ont enregistré une baisse de la représentation et du leadership des femmes. Sur l’ensemble des listes déposées, on a noté que les femmes étaient au nombre de 2 148 sur un total de 7 058 candidat-es soit 30,43%.
De même, le taux des femmes titulaires était de 38,73% contre 61,27% pour les hommes. Fort de ce constat et surtout grâce aux différentes actions entreprises par les acteurs pour la défense de la cause des femmes en politique, ladite loi a été revue et verra son application aux élections à venir. Afin de renforcer la participation des femmes leaders des partis politiques aux scrutins de 2021, le National democratic institute (NDI) organise un atelier de formation de 48 heures, à leur intention, à Ouagadougou.
Cliquez ici pour lire l’article publié par Le Faso le 18 août 2020.
Facebook Inc doit intensifier et protéger les femmes en politique contre les menaces de violence, le sexisme et la haine sur sa plate-forme, a déclaré une lettre à l’entreprise de femmes membres du Congrès américain telles que la présidente de la Chambre des communes Nancy Pelosi et de grandes femmes politiques de l’Union européenne.
Facebook a été fortement critiqué pour sa décision de ne pas vérifier les publicités politiques, permettant la diffusion de fausses informations sur sa plate-forme, ainsi que pour des préoccupations antitrust et des pratiques de confidentialité. La plate-forme a également été critiquée pour ne pas avoir supprimé une vidéo trafiquée de Pelosi l’année dernière.
«Nous implorons Facebook de faire plus pour protéger la capacité des femmes à s’engager dans un discours démocratique et pour favoriser un espace sûr et autonomisant pour les femmes», a déclaré la lettre, dirigée par la représentante américaine Jackie Speier, démocrate également coprésidente. du Caucus des femmes démocrates.
Cliquez ici pour lire l’article publié par News 24 le 6 août 2020.
En 2017, l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) adoptait le principe de parité verticale et horizontale en vue des élections municipales et législatives. L’objectif étant de faire en sorte que les femmes soient représentées de manière équitable dans la vie politique du pays. Cette loi a imposé aux différents partis politiques d’avoir autant de femmes que d’hommes sur leur listes. Cependant, le principal problème demeure dans la représentation des femmes au sein même des structures nationales des partis. C’est l’objet d’une étude réalisée par l’association Tounissiet en juillet dernier. Les résultats de celle-ci ont été présentés ce vendredi 14 août à Tunis.
L’étude porte spécifiquement sur la présence des femmes dans les structures de direction centrale des partis politiques. En effet, il a été relevé que la gente féminine souffre d’un manque de visibilité dans les postes de responsabilité des partis. « Nous avons choisi un titre un peu provocateur puisqu’il s’agit de la participation de la femme, mais aussi du fait de faire représenter la femmes dans les partis », précise Mohamed Ouatiel Dhraief, directeur de l’étude et professeur de droit constitutionnel.
L’étude a été réalisée sous forme de 3 questionnaires. D’abord à destination des députés de l’ARP. Ainsi, 45 députés ont répondu. Puis le questionnaire a été élargi aux membres de partis politiques qui a permis de récolter 101 réponses. Et enfin, le dernier questionnaire a été présenté à tous les partis politiques officiels. Seuls 9 formations ont bien voulu participer à la rédaction de cette étude, dont sept représentés au Parlement. Il s’agissait essentiellement de savoir combien il y a de femme au sein des partis, combien de fois le mot femme est-il présent dans les documents qui régissent le parti ou s’il y a l’approche genre dans le parti.
Cliquez ici pour lire l’article publié par Gnet le 14 août 2020.
L’année 2020 a commencé en force pour le Réseau des femmes leaders africaines (African Women Leaders Network – AWLN). Alors que le monde se préparait à marquer les 25 ans écoulés depuis la quatrième Conférence mondiale sur les femmes de 1995, l’AWLN a voulu commémorer l’anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing en lançant 25 chapitres nationaux à travers l’Afrique entière. La pandémie de Covid-19 et ses incidences sexospécifiques disproportionnées ont contraint l’AWLN à devenir rapidement le fer de lance de la combativité des femmes africaines pour faire en sorte que « les gains acquis ne soient pas anéantis », comme l’a souligné Amina Mohammed, la Vice-Secrétaire générale des Nations Unies et défenseuse de l’AWLN, au cours d’une consultation virtuelle en mai 2020 sur les interventions à assurer contre la COVID-19.
L’AWLN a été lancé au siège des Nations Unies à New York en juin 2017, sous l’égide de la Commission de l’Union africaine (CUA) et de l’Organisation des Nations Unies (ONU) par le Bureau de l’Envoyée spéciale de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité et ONU Femmes. Trois ans après sa création, le réseau comprend plus de 500 femmes africaines de toutes les générations et de tous les secteurs. Il a pour ambition de créer dans l’ensemble du continent une force de femmes dirigeantes qui contribuent à la transformation de l’Afrique, dans le droit fil de l’Agenda 2063 pour l’Afrique et du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Ces efforts s’articulent autour de six piliers : la gouvernance et la participation politique, la paix et la sécurité, les finances et l’entrepreneuriat féminin, le leadership des jeunes, l’agriculture et la mobilisation sociale. Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l’UA, a reconnu ces priorités transversales et le rôle que jouent les femmes africaines en tant qu’agricultrices, entrepreneuses, commerçantes, scientifiques et dirigeantes dans de nombreux autres secteurs qui forment la charpente de nos économies.
Cliquez ici pour lire l’article publié par Info Afrique le 13 août 2020.
La décision de se présenter aux élections est arrivée pour Myya Jones à l’hiver 2016. Elle avait 22 ans, dirigeait le campus du Black Student Union de la Michigan State University et était déterminée à changer sa ville natale de Detroit pour le mieux. Pendant des mois, elle a fait des recherches sur le processus de gentrification, qui a poussé les Noirs hors des quartiers où elle a grandi et est allé au lycée; pendant des mois, elle a attendu un nom à soutenir. Finalement, elle a pensé: «Vous savez quoi? Je vais me présenter moi-même parce que tout le monde a peur », a-t-elle déclaré au Guardian.
Pour Julie Cho, une mère de 47 ans mariée et mère de deux enfants vivant dans la banlieue d’Evanston, dans l’Illinois, un district à majorité démocrate, la décision a été alimentée par la frustration suscitée par la présidente de la maison de l’État et les efforts terne du parti républicain pour faire campagne dans son district. «Si personne ne veut le faire, alors je vais le faire», a-t-elle dit au Guardian de sa décision de se présenter pour la représentante de l’État. Dans la campagne de Granville, dans l’Ohio, Bryn Bird, 33 ans, se demandait depuis longtemps: «Si vous n’aviez pas peur, quelle serait la seule chose que vous feriez?» La réponse a été soumise au mandataire du comté, mais cela n’a jamais semblé être le bon moment avant 2017, lorsque le cancer de sa mère est devenu terminal. «Je voulais qu’elle me voie me présenter aux élections», a-t-elle déclaré au Guardian. «Je n’avais plus peur de rien.»
Cliquez ici pour lire l’article publié par News 24 le 15 août 2020.
Par Corine Lesnes,
Coïncidence de l’histoire : la désignation de Kamala Harris, première femme de couleur à figurer sur un « ticket » présidentiel, intervient à un moment de célébration féministe aux Etats-Unis. Sur recommandation du Congrès, le mois d’août a été décrété « mois national du suffrage féminin ». Colloques, cérémonies, expositions : on célèbre le centenaire du 19e amendement, l’article de la Constitution qui a permis aux Américaines de voter. Adopté le 18 août 1920 par le Tennessee, trente-sixième Etat à le ratifier – qui faisait passer ainsi le seuil requis des trois quarts des Etats pour un amendement – il est entré en vigueur le 26 août. Un siècle plus tard, les bâtiments publics vont être illuminés de pourpre et d’or le 26 août, en l’honneur du combat des suffragettes du début du XXe siècle.
Les féministes américaines, du moins celles qui se préoccupent de représentation politique, s’inscrivent dans la continuité des pionnières du 19e amendement. Hillary Clinton, qui prononcera un discours le 17 août à l’invitation de la commission nationale de commémoration, s’est souvent référée aux militantes de Seneca Falls, la convention de 1848 où furent posés les jalons du mouvement. Depuis deux ans, les élues de la vague rose démocrate de 2018 au Congrès viennent au discours sur l’état de l’Union de Donald Trump entièrement vêtues de blanc, la couleur de prédilection des conquérantes du droit de vote féminin.
Cliquez ici pour lire l’article publié par Le Monde le 12 août 2020.